<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177</id><updated>2011-10-18T16:02:34.414Z</updated><category term='Doc Gynéco'/><category term='Royce Da 5&apos;9&quot;'/><category term='Cam&apos;ron'/><category term='Jadakiss'/><category term='Rap FR'/><category term='D-Block'/><category term='DMX'/><category term='Présentation'/><category term='The L.O.X.'/><category term='Shurik&apos;N'/><category term='DJ Khéops'/><category term='Various Artist'/><category term='Rap US'/><category term='Mr Cheeks'/><category term='Jim Jones'/><category term='Kanye West'/><category term='Lil Wayne'/><category term='U-God'/><category term='Pretty Lou'/><category term='Prodigy'/><category term='50 Cent'/><category term='Q-Tip'/><category term='IAM'/><category term='NTM'/><category term='Ruff Ryders'/><category term='Capone'/><category term='Dennis Brown'/><category term='NORE'/><category term='Method Man et Redman'/><category term='Young Buck'/><category term='Joey Starr'/><category term='Flip Mode Squad'/><category term='Fat Joe'/><category term='Rakim'/><category term='Kool Shen'/><category term='Felaga'/><category term='Chroniques FR'/><category term='Damian Marley'/><category term='DJ Sprigg Nice'/><category term='Havoc'/><category term='R. 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L'omniprésence médiatique du bonhomme aidant, il lui suffit de lâcher quelques mots au sujet de ses nouvelles lubies pour secouer tout le microcosme people. On en est presque venus à oublier qu'il est originellement un artiste hip-hop et que c'est sur ce terrain qu'il est attendu. L'intéressé en est d'ailleurs parfaitement conscient. Échaudé à juste titre par une critique assassine ayant descendu en flammes son projet &lt;i&gt;808's &amp;amp; Heartbreak&lt;/i&gt; et raillé suite à l'affaire &lt;b&gt;Taylor Swift&lt;/b&gt;, Kanye se sait attendu. Fin calculateur, Ye se lance donc dans un grand cirque médiatique à coups de déclarations tapageuses et d'effets d'annonce grandiloquents. Ainsi il annonce vouloir revenir au hip-hop pour ce qui sera son cinquième album provisoirement baptisé &lt;i&gt;A Good Ass Job&lt;/i&gt;. Des collaborations avec &lt;b&gt;DJ Premier, RZA&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;Pete Rock&lt;/b&gt; sont entre autres annoncées. Pas de quoi rendre moins dubitatif au vu des limites flowistiques de l'ourson mais tout de même suffisant pour pousser les hip-hop heads à s'intéresser de nouveau à lui. Après tout là était l'essentiel. Le premier extrait de l'album &lt;i&gt;Power &lt;/i&gt;a même le mérite de séduire bon nombre d'auditeurs allergiques à sa musique depuis &lt;i&gt;Graduation&lt;/i&gt;. Ce qu'il ne faut cependant pas oublier est que Kanye est avant tout une icône pop et people depuis quelques années. A ce titre il n'est donc pas surprenant de le voir œuvrer pour contenter le grand public. Malheureusement &lt;i&gt;See Me Now&lt;/i&gt; (qui convie &lt;b&gt;Beyoncé, Charlie Wilson&lt;/b&gt; et le new comer &lt;b&gt;Big Sean&lt;/b&gt;) ne trouve pas son public et finira comme bonus track itunes. Mais qu'importe, Ye a déjà sa parade pour relancer la machine. Solutions: Encore plus de présence dans la presse et du teasing cinq étoiles matérialisé par une série de leaks hebdomadaires, les &lt;i&gt;GOOD Fridays&lt;/i&gt;. Juste ce qu'il faut pour agiter la blogosphère, le web et une presse de moins en moins objective à son sujet. Il n'en restera cependant pas là et parachèvera cette campagne de promotion tous azimuts en réalisant un court-métrage (dans lequel on pouvait entendre des extraits de tous les titres du disque) et en lançant une fausse polémique au sujet de la pochette de son album rebaptisé &lt;i&gt;My Beautiful Dark Twisted Fantasy&lt;/i&gt;. Entre supputations au sujet de la pochette définitive du disque et de la tracklist il prend tout de même le temps de livrer deux nouveaux singles (&lt;i&gt;Runaway&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Monster&lt;/i&gt;), de se mettre la presse et le grand public dans la poche et de préparer au mieux le lancement de son album. Toute cette agitation portera d'ailleurs ses fruits, le disque ayant reçu un excellent accueil commercial et les faveurs d'une presse généraliste dithyrambique le présentant comme l'un des disques les plus novateurs du moment (excusez du peu!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui nous intéresse nous auditeurs de la première heure c'est la valeur intrinsèque de cet opus hip-hopement parlant. Aura t'on droit à une merveille du niveau de &lt;i&gt;Late Registration&lt;/i&gt; ou alors une catastrophe faussement pop à l'image de &lt;i&gt;808's &amp;amp; Heartbreak&lt;/i&gt;? L'écoute préliminaire n'apportera que peu de réponses. Si l'ensemble s'avère plus que bien produit (un minimum pour un disque de producteur), le teasing trop intense et les innombrables fuites ont considérablement nui à l'appréciation globale du disque (Presque tout l'album était déjà connu). Ainsi des titres comme&lt;i&gt; Power&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;So Appaled&lt;/i&gt; laissent totalement de marbre à force d'avoir été entendus. Autre écueil, le disque est empreint de longueurs plus que dispensables qui finissent par ennuyer l'auditeur. Que Kanye aie voulu nous montrer l'étendue du potentiel instrumental du disque, ok. Mais cela n'excuse pas la rallonge totalement inutile de &lt;i&gt;Runaway&lt;/i&gt; (une séquence auto-tunée juste bonne à renflouer les caisses des ORLs). Même constat, plus nuancé toutefois pour le discours sans intérêt placé en fin de &lt;i&gt;Blame Game&lt;/i&gt;. On pourrait ranger dans le même giron la trop longue démonstration instrumentale entre les couplets de Ye et celui de &lt;b&gt;Rick Ross&lt;/b&gt; (en dépit de la bonne teneur de ce titre). Une faiblesse déjà présente sur &lt;i&gt;808's &amp;amp; Heartbreak&lt;/i&gt; et dont la répétition laisse supposer que notre prétentieux de service n'a que faire des avis négatifs. Même si ces titres à rallonge ont plus tendance à faire déprécier l'ensemble qu'autre chose. Il ne s'agit cependant pas des seules fausses notes instrumentales de cet album pour lequel Kanye semble avoir clairement privilégié le clinquant au détriment de la simplicité. Résultat une impression de surcharge instrumentale plane tout au long des écoutes. Un peu moins de sonorités aurait été bienvenue. Là on a plus affaire à un assemblage hétéroclite de sons. Malheureusement entre séquences synthés de mauvais aloi et autres riffs de guitare incongrus, on a la sale impression que Kanye essaie d'impressionner son monde en tentant de se rassurer lui-même sur ses capacités de producteurs (comme s'il en avait besoin), quitte à sombrer dans l'ostentatoire (marque de fabrique de Kanye l'homme depuis quelques années). Pour utiliser une image un peu simplette l'aspect musical de ce disque passe ainsi de belle ingénue à poufiasse maquillée comme une voiture volée.Passons sur l'habituelle guest list à rallonge (un classique pour les disques de Ye) et les limites microphoniques de l'intéressé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une écoute plus attentive laisse cependant un peu moins sceptique. S'il s'avère assez plaisant avec quelques mélodies capables de parasiter les esprits récalcitrants en moins de deux écoutes, laissant augurer d'un disque qui aurait tendance à se bonifier avec le temps, c'est plutôt l'effet inverse qui se produit au final. Il est bien sur acquis que tout projet siglé &lt;b&gt;Kanye West&lt;/b&gt; est avant tout calibré pour dominer les charts, mais cette fois cet objectif est beaucoup trop voyant. Derrière un aspect faussement homogène se cache pas mal de titres creux dont la durée de vie n'excède pas la dizaine d'écoutes. Bien sur Kanye a bien fait ce qu'il pouvait pour les rendre attrayants mais passé l'effet de surprise et l'euphorie de la découverte (quoique..) force est de reconnaitre que l'attrait pour ces sons est minime. &lt;i&gt;Gorgeous&lt;/i&gt; en est l'exemple le plus patent. L'effet "table d'écoute" sur les couplets est vite gonflant, tout comme la performance en tous points médiocre d'un &lt;b&gt;Raekwon&lt;/b&gt; comme on le déteste. Il ne faut bien sur pas compter sur ye pour donner plus de relief à ce titre. Carton rouge également au vomitif &lt;i&gt;All Of The Lights&lt;/i&gt; sur lequel &lt;b&gt;Fergie&lt;/b&gt; ne sert qu'à donner une raison de plus de rejoindre le camp des haters de &lt;b&gt;Black Eyed Peas&lt;/b&gt; (je devrais me flageller pour avoir oser prononcer leur nom). Kanye s'y montre plus catastrophique que le bilan comptable des années Domenech. Sans doute que ce titre trouvera toute son utilité en Corée du Nord comme instrument de torture discount. Autres sons peu enjoués le trop convenu &lt;i&gt;Blame Game&lt;/i&gt; et un &lt;i&gt;Lost In The World&lt;/i&gt; sans aucun intérêt (sauf conforter les partisans d'un éclectisme béat et limite simpliste). Une belle brochette de titres dont le souvenir s'évanouit aussi rapidement que la sensation de satiété d'un poisson rouge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien évidemment il y a tous de même quelques titres qui retiennent l'attention. Si en dépit de leur qualité &lt;i&gt;Power&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;So Appaled&lt;/i&gt; sont devenus quelconques à cause de toute la tempête médiatique autour de ces deux sons, le "graduationesque" &lt;i&gt;Hell Of A Life&lt;/i&gt; apparait comme un autre moment de moins bien du disque, même si supérieur aux titres évoqués dans le paragraphe précédent. C'est finalement lorsqu'il fait des titres plus consensuels que Kanye rassure. Ainsi il met tout le monde d'accord sur &lt;i&gt;Devil In a New Dress&lt;/i&gt; et son instrumental stratosphérique signé &lt;b&gt;Bink!&lt;/b&gt;. &lt;b&gt;Rick Ross&lt;/b&gt; a beau ne pas être le meilleur rappeur de la planète, son couplet s'avère rafraichissant et apporte une dimension supplémentaire à ce morceau. L'excellent titre introductif &lt;i&gt;Dark Fantasy&lt;/i&gt; est également à placé dans les hauts faits du disque. Kanye nous ressort du Kanye comme on l'avait aimé avec ses boucles soul flirtant parfois avec le gospel. On en oublie presque que la production originelle est signée &lt;b&gt;RZA&lt;/b&gt;. Autre moment fort le punchy&lt;i&gt; Monster&lt;/i&gt; sur lequel &lt;b&gt;Nicki Minaj&lt;/b&gt; en grande forme brûle la politesse à&amp;nbsp; un &lt;b&gt;Jay-Z&lt;/b&gt; de moins en moins tranchant et un Ross toujours aussi limité. La Barbie Bitch autoproclamée marque clairement des points grâce à une interprétation de haut vol. Seul bémol, ces titres réunissant divers MC's&amp;nbsp; (je mets dans le même sac &lt;i&gt;So Appaled&lt;/i&gt;) laisse apparaitre les lacunes de Ye au plan du mcing. Son phrasé peine à exister face aux saillies de ses partenaires de micro même quand ceux-ci se contentent du minimum syndical. Toutes choses qui donnera certainement du grain à moudre à ses détracteurs. De là à le traiter de pseudo-rappeur ou d'imposteur il n'y a qu'un pas. Il y a d'ailleurs fort à parier qu'il y a peu de chances que Kanye lui-même se définisse encore comme MC. L'étiquette d'artiste semble plus lui tenir à cœur. A ce titre il est clair qu'il a définitivement franchi la frontière séparant le rap mainstream de la pop, quitte à se mettre à dos son ancien public. Avouons-le une bonne fois pour toutes: &lt;b&gt;Kanye West&lt;/b&gt; n'est plus à compter parmi les rappeurs. Son personnage se sent à l'étroit dans ces atours de MC qui ne lui vont que moyennement. Il aura au moins réussi à marquer la transition en livrant un album pop plus ou moins rappé. Après tout c'est tout ce que sa nouvelle fanbase demandait. Les fans de la première heure pourront toujours se repasser ses premiers opus en attendant qu'il ne déclare de nouveau vouloir revenir au rap pour sa prochaine sortie qui s'appellera sans doute provisoirement &lt;i&gt;A Good Ass Job&lt;/i&gt;, comptera des productions de grands noms du hip-hop qui ne serons finalement pas retenues et verra sa sortie précédée d'un nouveau cirque médiatique aux fions de faire grimper le buzz pour un album de pop la plus putassière qui soit. Et compter sur la presse spécialisée pour continuer ses gorges profondes. La série&lt;i&gt; Kanye est un génie et il le sait &lt;/i&gt;continue, prenez votre ticket et rendez-vous dans quelques mois/années.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-5251291234344787533?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/5251291234344787533/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2011/03/kanye-west-my-beautiful-dark-twisted.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/5251291234344787533'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/5251291234344787533'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2011/03/kanye-west-my-beautiful-dark-twisted.html' title='Kanye West-My Beautiful Dark Twisted Fantasy'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-7340750864675814438</id><published>2010-12-21T17:18:00.000Z</published><updated>2010-12-21T17:18:35.051Z</updated><title type='text'>Joell Ortiz-Free Agent</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.onthecorner.fr/blog/wp-content/uploads/2010/11/JOELL-FREEAGENT.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://www.onthecorner.fr/blog/wp-content/uploads/2010/11/JOELL-FREEAGENT.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la famille MC-enchainant-les-galères-de-label je demande &lt;b&gt;Joell Ortiz&lt;/b&gt;. Souvent présenté comme l'un des meilleurs espoirs de la nouvelle scène new-yorkaise, le natif de Brooklyn n'a pas été épargné par les coups du sort. Si son premier album solo&lt;i&gt; The Brick: Bodega Chronicles&lt;/i&gt; s'est avéré perfectible (sans pour autant être mauvais), on en attendant clairement beaucoup de son deuxième album baptisé &lt;i&gt;Free Agent&lt;/i&gt;, comme un ultime pied de nez à son désormais ancien label E1 Music. La collaboration entre les deux entités semblait pourtant bien partie. Outre la sortie du premier disque, notre spitteur semblait avoir trouvé une constance et a même gagné de nouveaux fans grâce à sa contribution au sein du "super-groupe" &lt;b&gt;Slaughterhouse&lt;/b&gt; auteur d'un premier set de très bonne facture. Malheureusement la frilosité d'E1 finira par avoir raison des ambitions de Joell. Ce dernier à beau se montrer présent sur la scène en sortant régulièrement des singles pour entretenir son buzz, sa maison de disques ne suis pas vraiment et fini par le brider, au point que Joell manifeste clairement ses envies de départ. Quid alors de ce &lt;i&gt;Free Agent&lt;/i&gt; attendu par beaucoup comme un album majeur, surtout que de grands noms sont annoncés à la production (on parle de &lt;b&gt;DJ Premier&lt;/b&gt; entre autres). L'ambiance va cependant continuer à se dégrader entre Mr Yawoa et E1 au point que les tractations au sujet de ce disque indéfiniment repoussé laisse présager le pire. On craint alors que le disque ne sorte jamais surtout que les fuites commencent à envahir la toile. Si le single officiel &lt;i&gt;Call Me (She Said) &lt;/i&gt;(produit par &lt;b&gt;Novel&lt;/b&gt; qui assure aussi le refrain) n'a pas franchement convaincu (pas vraiment le registre dans lequel Joell est attendu), les autres titres qui se retrouvent sur la toile au fil des mois et des incessants reports sont plutôt bien accueillis dans la blogosphère. Pour ne rien arranger l'imbroglio entourant le futur de ce disque qui se voulait plus qu'ambitieux&amp;nbsp; connait son paroxysme avec une vraie-fausse sortie aux tenants plus que flous. &lt;i&gt;Free Agent&lt;/i&gt; se voit en effet reporté de trois mois et se retrouve donc de ce fait prévu pour 2011. A la surprise générale cependant le disque est mis en vente par Amazon dans la foulée. Incompréhensible. De plus les dernières déclarations du principal intéressé à ce sujet laisse augurer d'un projet non-finalisé selon ses volontés et livré juste pour qu'il puisse se libérer de ses obligations avec E1. Peu rassurant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier sentiment à l'écoute de cet album, la déception. Comme on pouvait raisonnablement le penser une impression de bâclage innerve ce disque et nuit considérablement à son appréciation. Au menu seulement 46 minutes de musiques et 16 titres dont une intro et trois interludes (ce qui nous laisse tout juste 12 titres à se mettre sous la dent) . Soyons francs, en dépit d'une qualité plutôt acceptable (le disque se laisse écouter et il n'y a pas vraiment de titres à chier), ce projet est largement en deçà des attentes nourries à son endroit. A mesure que les rapports se dégradaient entre Joell et E1 l'album perdait en consistance, voyant certains titres passer à la trappe (comme le très bon &lt;i&gt;Project Boy&lt;/i&gt;, non-retenu pour de mesquines raisons financières) et les différentes parties se laver les mains de l'orientation que pourrait prendre cet opus. Résultat on ne sait plus trop qui a présidé aux destinées artistiques de ce projet qui de projet majeur se mue en bon disque juste sympa à écouter. Heureusement encore que Mr Yawoa garde son niveau et spitte avec la verve qu'on lui connait sur l'essentiel des tracks. Seul problème, ça donne plus l'impression de participer à une démonstration de MCing qu'autre chose. On aurait très bien pu appliquer le qualificatif de mixtape ou de free realeased à cet album sans que personne ne crie au scandale, tant l'homogénéité laisse à désirer. Résultat les titres se succèdent dans nos oreilles sans nous marquer plus que ça. &lt;b&gt;So Hard&lt;/b&gt; est juste écoutable mais est aussi vite oublié. Même verdict pour le featuring avec &lt;b&gt;Fat Joe&lt;/b&gt; &lt;i&gt;One Shot (Killed for Less)&lt;/i&gt; usinée par &lt;b&gt;Knobody&lt;/b&gt; et le &lt;i&gt;Checkin For You&lt;/i&gt; produit par &lt;b&gt;Frank Dukes&lt;/b&gt;. Même la collaboration avec &lt;b&gt;Royce Da 5'9"&lt;/b&gt; n'est pas aussi énorme qu'on aurait pu l'espérer. Si nos deux casseurs de micros font le travail on ne peut cependant s'abstenir de penser qu'ils auraient pu offrir bien mieux que cette mise en équation de leurs talents respectifs. Et que dire alors de l'étrange &lt;i&gt;Nursery Rhyme&lt;/i&gt; sur lequel &lt;b&gt;Nottz&lt;/b&gt; ne gâte pas franchement sa production. Autant de titres qui auraient mérité d'être mieux travaillés avant de figurer sur le disque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout n'est cependant pas sombre sur cet opus. Si l'ensemble s'avère loin d'être transcendant, Mr Yawoa nous livre tout de même le quota de bons titres qu'on était endroit d'attendre de lui. Sa collaboration avec &lt;b&gt;DJ Premier&lt;/b&gt; &lt;i&gt;Sing Like Bilal&lt;/i&gt; s'avère plutôt accrocheuse, tout comme le très bon &lt;i&gt;Oh!&lt;/i&gt; réalisé par un &lt;b&gt;Large Professor&lt;/b&gt; en pleine bourre. D'autres sons tranchent avec le reste de l'album comme l'efficace &lt;i&gt;Put Some Money On It&lt;/i&gt;, association réussie avec les lascars de &lt;b&gt;The LOX&lt;/b&gt; sur une production signée &lt;b&gt;Sean C &amp;amp; LV&lt;/b&gt; ou dans une moindre mesure &lt;i&gt;Good Man Is Gone&lt;/i&gt;. C'est cependant deux autres grands producteurs qui livrent les deux ogives du projet. &lt;b&gt;Just Blaze&lt;/b&gt; se charge du destructeur &lt;i&gt;Battle Cry&lt;/i&gt; sur lequel Joell en pleine forme nous prouve que bien entouré il est capable de sortir du très lourd. Ce titre s'avère clairement être le meilleur du disque. Dans un registre un peu différent &lt;b&gt;DJ Khalil&lt;/b&gt; tient son rang en concluant l'album avec l'excellent &lt;i&gt;Cocaine&lt;/i&gt;. Au vu de ces contributions on en vient à regretter que cet album n'aie pas bénéficié d'une meilleure direction artistique. Il est clair qu'il est loin d'être mauvais, mais le sentiment d'inachevé qui prévaut après l'écoute n'aide pas à mieux l'apprécier. S'il était normal de ne pas attendre grand-chose de ce disque dont la sortie ne constitue en définitive rien d'autre que la fin de l'aventure E1 pour Joell, on ne peut malgré tout s'empêcher d'éprouver une certaine frustration. Un album en définitive très moyen au regard des possibilités de son interprète et qui ne marquera ni l'année, ni les fans de Mr Yawoa. Espérons qu'il survivra à ce gâchis et qu'il nous reviendra avec un projet encore plus solide dans son nouvelle écurie (SRC/Universal Motown)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14/20&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table cellpadding="0" class="tracklist"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;th class="tlheader" style="background-color: #eeeeee; padding-left: 10px; padding-right: 10px; text-align: right; width: 2em;"&gt;No.&lt;/th&gt; &lt;th class="tlheader" style="background-color: #eeeeee; text-align: left; width: 60%;"&gt;Title&lt;/th&gt; &lt;th style="background-color: #eeeeee; text-align: left; width: 40%;"&gt;Producer(s)&lt;/th&gt; &lt;th class="tlheader" style="background-color: #eeeeee; padding-right: 10px; text-align: right; width: 4em;"&gt;Length&lt;/th&gt; &lt;/tr&gt;&lt;tr style="background-color: white;"&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right; vertical-align: top;"&gt;1.&lt;/td&gt; &lt;td style="text-align: left; vertical-align: top;"&gt;"Intro" &amp;nbsp;&lt;/td&gt; &lt;td&gt;Frank Dukes&lt;/td&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right;"&gt;1:57&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt;&lt;tr style="background-color: #f7f7f7;"&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right; vertical-align: top;"&gt;2.&lt;/td&gt; &lt;td style="text-align: left; vertical-align: top;"&gt;"Put Some Money on It" &lt;small&gt;(featuring &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_LOX" title="The LOX"&gt;The LOX&lt;/a&gt;)&lt;/small&gt;&lt;/td&gt; &lt;td&gt;&lt;a class="mw-redirect" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Sean_C_%26_LV" title="Sean C &amp;amp; LV"&gt;Sean C &amp;amp; LV&lt;/a&gt;&lt;/td&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right;"&gt;2:29&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt;&lt;tr style="background-color: white;"&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right; vertical-align: top;"&gt;3.&lt;/td&gt; &lt;td style="text-align: left; vertical-align: top;"&gt;"Killed for Less" &lt;small&gt;(Intro)&lt;/small&gt;&lt;/td&gt; &lt;td&gt;&amp;nbsp;&lt;/td&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right;"&gt;0:19&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt;&lt;tr style="background-color: #f7f7f7;"&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right; vertical-align: top;"&gt;4.&lt;/td&gt; &lt;td style="text-align: left; vertical-align: top;"&gt;"One Shot (Killed for Less)" &lt;small&gt;(featuring &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Fat_Joe" title="Fat Joe"&gt;Fat Joe&lt;/a&gt;)&lt;/small&gt;&lt;/td&gt; &lt;td&gt;&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Knobody" title="Knobody"&gt;Knobody&lt;/a&gt;&lt;/td&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right;"&gt;3:53&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt;&lt;tr style="background-color: white;"&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right; vertical-align: top;"&gt;5.&lt;/td&gt; &lt;td style="text-align: left; vertical-align: top;"&gt;"Sing Like Bilal" &amp;nbsp;&lt;/td&gt; &lt;td&gt;&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/DJ_Premier" title="DJ Premier"&gt;DJ Premier&lt;/a&gt;&lt;/td&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right;"&gt;2:30&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt;&lt;tr style="background-color: #f7f7f7;"&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right; vertical-align: top;"&gt;6.&lt;/td&gt; &lt;td style="text-align: left; vertical-align: top;"&gt;"Finish What You Start" &lt;small&gt;(featuring &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Royce_da_5%279%22" title="Royce da 5'9&amp;quot;"&gt;Royce da 5'9"&lt;/a&gt;)&lt;/small&gt;&lt;/td&gt; &lt;td&gt;Kenny Dope&lt;/td&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right;"&gt;3:16&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt;&lt;tr style="background-color: white;"&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right; vertical-align: top;"&gt;7.&lt;/td&gt; &lt;td style="text-align: left; vertical-align: top;"&gt;"Battle Cry" &lt;small&gt;(featuring &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Just_Blaze" title="Just Blaze"&gt;Just Blaze&lt;/a&gt;)&lt;/small&gt;&lt;/td&gt; &lt;td&gt;The Audible Doctor, &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Just_Blaze" title="Just Blaze"&gt;Just Blaze&lt;/a&gt;&lt;/td&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right;"&gt;5:04&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt;&lt;tr style="background-color: #f7f7f7;"&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right; vertical-align: top;"&gt;8.&lt;/td&gt; &lt;td style="text-align: left; vertical-align: top;"&gt;"Nursery Rhyme" &amp;nbsp;&lt;/td&gt; &lt;td&gt;&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Nottz" title="Nottz"&gt;Nottz&lt;/a&gt;&lt;/td&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right;"&gt;3:10&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt;&lt;tr style="background-color: white;"&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right; vertical-align: top;"&gt;9.&lt;/td&gt; &lt;td style="text-align: left; vertical-align: top;"&gt;"Phone" &lt;small&gt;(Skit)&lt;/small&gt;&lt;/td&gt; &lt;td&gt;&amp;nbsp;&lt;/td&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right;"&gt;0:31&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt;&lt;tr style="background-color: #f7f7f7;"&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right; vertical-align: top;"&gt;10.&lt;/td&gt; &lt;td style="text-align: left; vertical-align: top;"&gt;"Call Me (She Said)" &lt;small&gt;(featuring Novel)&lt;/small&gt;&lt;/td&gt; &lt;td&gt;Novel&lt;/td&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right;"&gt;4:08&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt;&lt;tr style="background-color: white;"&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right; vertical-align: top;"&gt;11.&lt;/td&gt; &lt;td style="text-align: left; vertical-align: top;"&gt;"So Hard" &lt;small&gt;(featuring Anna Yvette)&lt;/small&gt;&lt;/td&gt; &lt;td&gt;&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Frequency_%28producer%29" title="Frequency (producer)"&gt;Frequency&lt;/a&gt;, Anna Yvette&lt;/td&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right;"&gt;3:21&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt;&lt;tr style="background-color: #f7f7f7;"&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right; vertical-align: top;"&gt;12.&lt;/td&gt; &lt;td style="text-align: left; vertical-align: top;"&gt;"Oh!" &lt;small&gt;(featuring Iffy)&lt;/small&gt;&lt;/td&gt; &lt;td&gt;&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Large_Professor" title="Large Professor"&gt;Large Professor&lt;/a&gt;&lt;/td&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right;"&gt;4:06&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt;&lt;tr style="background-color: white;"&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right; vertical-align: top;"&gt;13.&lt;/td&gt; &lt;td style="text-align: left; vertical-align: top;"&gt;"Checkin for You" &lt;small&gt;(Skit)&lt;/small&gt;&lt;/td&gt; &lt;td&gt;&amp;nbsp;&lt;/td&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right;"&gt;0:19&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt;&lt;tr style="background-color: #f7f7f7;"&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right; vertical-align: top;"&gt;14.&lt;/td&gt; &lt;td style="text-align: left; vertical-align: top;"&gt;"Checkin for You" &amp;nbsp;&lt;/td&gt; &lt;td&gt;Frank Dukes&lt;/td&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right;"&gt;3:56&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt;&lt;tr style="background-color: white;"&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right; vertical-align: top;"&gt;15.&lt;/td&gt; &lt;td style="text-align: left; vertical-align: top;"&gt;"Good Man Is Gone" &amp;nbsp;&lt;/td&gt; &lt;td&gt;Broadway&lt;/td&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right;"&gt;4:01&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt;&lt;tr style="background-color: #f7f7f7;"&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right; vertical-align: top;"&gt;16.&lt;/td&gt; &lt;td style="text-align: left; vertical-align: top;"&gt;"Cocaine" &amp;nbsp;&lt;/td&gt; &lt;td&gt;&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/DJ_Khalil" title="DJ Khalil"&gt;DJ Khalil&lt;/a&gt;&lt;/td&gt; &lt;td style="padding-right: 10px; text-align: right;"&gt;3:36&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-7340750864675814438?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/7340750864675814438/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/12/joell-ortiz-free-agent.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/7340750864675814438'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/7340750864675814438'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/12/joell-ortiz-free-agent.html' title='Joell Ortiz-Free Agent'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-1852630356515666342</id><published>2010-12-15T17:00:00.000Z</published><updated>2010-12-15T17:00:55.964Z</updated><title type='text'>Big Boi-Sir Lucious Left Foot: The Son of Chico Dusty</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.undergroundpower.fr/undergroundpower/cover/big-boi-Sir-Luscious-Left-Foot-Son-Of-Chico-Dusty.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://www.undergroundpower.fr/undergroundpower/cover/big-boi-Sir-Luscious-Left-Foot-Son-Of-Chico-Dusty.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Longue fut la nuit mais plus éclatant est le soleil. L'histoire de ce disque pourrait être résumée à cette maxime. On avait en effet quitté &lt;b&gt;Big Boi&lt;/b&gt; et son acolyte d'&lt;b&gt;Outkast Andre 3000&lt;/b&gt; sur un &lt;i&gt;Idlewild&lt;/i&gt; moins bon que leur monumental double album &lt;i&gt;Speakerboxxx/The Love Below&lt;/i&gt;. Dans un contexte morose et une industrie faisant de plus en plus l'apologie de la facilité, on était en droit de se demander si les membres d'un des groupes les plus imaginatifs de l'histoire du hip-hop trouveraient leur place dans le nouvel ordre discographique. L'annonce de la sortie du premier album solo de &lt;b&gt;Big Boi&lt;/b&gt; apparait donc comme un véritable défi. L'originalité du bonhomme continuera t-elle à faire recette ou alors sera t-il boudé par un public à l'esprit plus formaté que jamais? La réponse tardera à arriver d'autant plus que son label Jive succombe lui aussi à la logique consumériste de ces dernières années en faisant part de ces réticences. Résultat l'album est indéfiniment repoussé jusqu'à ce que l'inévitable se produise. Lassé d'attendre &lt;b&gt;Big Boi &lt;/b&gt;s'en va toquer à la porte de l'homme qui lui fit confiance quinze ans auparavant: &lt;b&gt;Antonio "L.A." Reid&lt;/b&gt;. L'ex-dirigeant de &lt;b&gt;LaFace Records&lt;/b&gt; est depuis devenu le grand patron d'&lt;b&gt;Island Def Jam&lt;/b&gt; et n'hésite pas à tendre de nouveau la main à son poulain via un nouveau contrat. Seul problème les deux collaborateurs fétiches d' Antwan, &lt;b&gt;Andre 3000&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;Sleepy Brown&lt;/b&gt; sont retenus par leurs obligations avec Jive. Conséquence quelques titres dont le séduisant &lt;i&gt;Lookin' For Ya&lt;/i&gt; sont écartés de la tracklist finale. Heureusement que notre homme a de la ressource et ne se laisse pas déstabiliser par ces écueils. Mieux, il réalise un retour fracassant avec un premier single détonant et hypnotique &lt;i&gt;Shutterbug&lt;/i&gt;, réveillant au passage la carrière d'un &lt;b&gt;Scott Storch&lt;/b&gt; jusqu'alors sur le déclin. Ce seul titre suffira à raviver l'intérêt de la base et à mettre ce disque en tête de liste des plus grosses attentes de l'année. Un ultime report viendra cependant semer une dernière fois le doute mais comme espérer l'album sort enfin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès les premières secondes de l'intro on comprends que notre zig n'a pas chômé et reprend les choses là où il les avaient laissées. Pas de facilettes, de rimes fatiguées ou d'instrus eurodance sur cet essai. &lt;b&gt;Big Boi&lt;/b&gt; préfère reprendre les ingrédients qui ont fait son succès et la légende de son groupe. Son flow effréné est toujours de la partie tout comme son univers musical gorgé de p-funk que nous affectionnons tant. Piano, talk-box à l'ancienne et guitare funky se chargent de meubler les instrumentaux sur lesquels Mr Patton s'illustre avec brio. Le début du disque est d'ailleurs placé sous le signe de la continuation. &lt;i&gt;Daddy Fat Sax&lt;/i&gt; est l'occasion de retrouver un compagnon de longue date: &lt;b&gt;Mr DJ&lt;/b&gt; qui usine ce son familier à tous ceux qui ont suivi de près le parcours discographique d'&lt;b&gt;Outkast&lt;/b&gt;. On s'attend presque à voir débarquer&lt;b&gt; Andre 3000&lt;/b&gt; à n'importe quel moment mais au final son absence n'est pas si préjudiciable que ça. Autres vieux fidèles rappelés les producteurs fétiches d'&lt;b&gt;Outkast&lt;/b&gt;, le team &lt;b&gt;Organized Noize&lt;/b&gt; ainsi le crooner &lt;b&gt;Sleepy Brown&lt;/b&gt; qui se charge de laisser ses traces sur le léger &lt;i&gt;Turns Me On&lt;/i&gt; produit pas les premiers. La bande à &lt;b&gt;Rico Wade&lt;/b&gt; n'en reste d'ailleurs pas là et livre trois titres supplémentaires en combinaison avec l'interprète principal qui enfile de ce fait la casquette de co-producteur.Si &lt;i&gt;The Train, Pt. 2 (Sir Lucious Left Foot Saves the Day)&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Back Up Plan&lt;/i&gt; concluent l'album en beauté, c'est surtout le très réussi &lt;i&gt;For Yo Sorrows&lt;/i&gt; (sur lequel on retrouve le pape de la funk George Clinton ainsi que Too $hort et l'excellent new comer Sam Chris) qui marque les esprits et se hisse sans difficultés parmi les hauts faits du disque. Autre tuerie incandescente le destructeur &lt;i&gt;General Patton&lt;/i&gt; et sa prod aux accents guerriers reprenant un sample d'opéra (rien que ça!) sur lequel &lt;b&gt;Big Boi&lt;/b&gt; remet les pendules à l'heure et prouve par la même occasion qu'il reste l'un des meilleurs MCs du game.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on était tenté de croire que l'autre moitié d'outkast serait absente de l'élaboration de cet album pour les raisons évoquées plus haut, il n'en est cependant rien. &lt;b&gt;Andre 3000&lt;/b&gt; passe derrière les machines le temps de livrer un surprenant et inclassable &lt;i&gt;You Ain't No DJ&lt;/i&gt;. Outre la construction quelque peu asymétrique du titre, c'est surtout &lt;b&gt;Yelawolf&lt;/b&gt; (présenté par une certaine presse comme un Eminem sudiste en puissance) qui surprend agréablement avec deux couplets de très bonne facture apportant un réelle plus-value à l'ensemble. Le rendu tranche quelque peu avec la texture générale de l'album mais s'avère tout de même salutaire ne serait ce que pour la variété apportée. Autres très bonnes surprises l'efficace &lt;i&gt;Follow Us&lt;/i&gt; qui affola les ondes, l'excellent &lt;i&gt;Tangerine&lt;/i&gt; marquant ses retrouvailles avec &lt;b&gt;Khujo&lt;/b&gt; des &lt;b&gt;Goodie Mob&lt;/b&gt; et un &lt;b&gt;T.I.&lt;/b&gt; plutôt convaincant ainsi que la boucherie &lt;i&gt;Night Night&lt;/i&gt; sur lequel B.o.B signe le refrain. Autant de titres qui tiennent l'auditeur en haleine et ne laissent qu'une seule envie une fois le dernier titre terminé: celle de se repasser illico l'album.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'ensemble s'avère de qualité, quelques temps faibles viennent tout de même marquer cet essai. Sans pour autant être mauvais certains titres souffrent difficilement de la comparaison avec les pépites qui sertissent ce bijou musical. &lt;i&gt;Hustle Blood&lt;/i&gt; (produit par un &lt;b&gt;Lil Jon&lt;/b&gt; retrouvé pour l'occasion) ne tient pas la route face à l'enchainement &lt;i&gt;Shutterbug-General Patton-Tangerine-You Ain't No DJ&lt;/i&gt;. &lt;b&gt;Jamie Foxx&lt;/b&gt; aura beau faire de son mieux au refrain le son ne parviendra pas à se hisser au niveau de ses prédécesseurs de la tracklist. Même sentence pour &lt;i&gt;Be Still&lt;/i&gt;. En dépit de la présence de son excellente protégée&lt;b&gt; Janelle Monaé&lt;/b&gt;, ce morceau rappelant vaguement le &lt;i&gt;Last Night&lt;/i&gt; de &lt;b&gt;P. Diddy&lt;/b&gt; peine à convaincre sans pour autant être médiocre. On pourrait ajouter Turns Me On mais aussi la collaboration avec un &lt;b&gt;Gucci Mane&lt;/b&gt; de gala sur &lt;i&gt;Shine Blockas&lt;/i&gt; au quota de sons moins inspirés. Ils demeurent malgré tout largement supérieurs à 90% des sons mainstreams sortis cette année, c'est vous dire le niveau de ce disque sans déchet (une performance à saluer surtout dans cette période où l'emballage importe plus que la qualité du produit). Une seule chose à dire pour résumer cet album, chapeau bas! Indubitablement la meilleure sortie mainstream de l'année, cette pierre de mieux de l'édifice &lt;b&gt;Outkast &lt;/b&gt;s'agence parfaitement dans l'une des discographies les mieux élaborées du game. Tout simplement incontournable, à moins d'être totalement allergique aux mélodies.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-1852630356515666342?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/1852630356515666342/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/12/big-boi-sir-lucious-left-foot-son-of.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/1852630356515666342'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/1852630356515666342'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/12/big-boi-sir-lucious-left-foot-son-of.html' title='Big Boi-Sir Lucious Left Foot: The Son of Chico Dusty'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-2219418787234789616</id><published>2010-06-07T02:19:00.002Z</published><updated>2010-06-07T02:21:31.419Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Stephen Marley'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nas'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lil Wayne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dennis Brown'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Joss Stone'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='K&apos;Naan'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Damian Marley'/><title type='text'>Nas &amp; Damian Marley-Distant Relatives</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.one-blood.com/blog/Archives/04-2010/distant-relatives.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://www.one-blood.com/blog/Archives/04-2010/distant-relatives.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Tout mélomane averti suivant un minimum l'actualité musicale sait que la réalisation d'un album-fusion, au confluent d'un ou plusieurs genres musicaux, n'est pas chose aisée. A vrai dire ils sont même rarement convaincants. Autant dire que lorsque Nas annonce qu'il enregistrera un disque entier avec Damian Marley, monstre sacré du reggae, le scepticisme est de rigueur. D'autres avant lui se sont essayés au mélange de genres le temps d'un album ( Notamment &lt;b&gt;Jay-Z&lt;/b&gt; auteur de deux albums avec &lt;b&gt;R. Kelly&lt;/b&gt; et d'un autre avec les rockeurs de &lt;b&gt;Linkin Park&lt;/b&gt;) avec plus ou moins de bonheur et sans forcement en sortir grandis. Les craintes sont donc fondées surtout que Nas ne fait plus autant l'unanimité depuis la sortie de &lt;i&gt;Hip Hop Is Dead&lt;/i&gt; et que la polémique autour de son dernier solo en date &lt;i&gt;Nigger&lt;/i&gt; ne l'a pas nécessairement servi. De son côté Damian Marley n'a plus rien sorti depuis son excellent &lt;i&gt;Welcome To Jamrock&lt;/i&gt; et reste tout de même sur trois années de silence discographique quand l'enregistrement de Distant Relatives est amorcé. On se prend tout de même à espérer que l'ensemble de l'album sera de la qualité de leur seule collaboration d'alors, le brillant &lt;i&gt;Road To Zion&lt;/i&gt; extrait justement de &lt;i&gt;Welcome To Jamrock&lt;/i&gt;. Dans la foulée on apprend que la thématique générale de l'album sera l'Afrique et que ses bénéfices iront à une association caritative. Pas de quoi rendre moins dubitatif tant il est facile de penser qu'on aura affaire à un disque bâclé, enregistré à la va-vite et tablant sur son aspect "c'est-pour-la-bonne-cause" pour s'assurer une présence médiatique. Le doute est donc de mise lorsque arrive le premier single de ce qui devait être originellement un EP et qui s'est vu mué en album au fil des sessions. &lt;i&gt;As We Enter&lt;/i&gt; met direct une grosse claque dès les premières écoutes. On se laisse sans peine séduire par ce titre aux accents reaggae/hip-hop et par les performances plus qu'honorables des deux intervenants. Le sample de &lt;b&gt;Mulatu Atsatke&lt;/b&gt; fait mouche et donne une dimension supplémentaire à ce titre. Une mise en bouche comme on en rêverait pour tous les disques. &lt;i&gt;Strong Will Continue&lt;/i&gt; lui succède dans les bacs avec autant de brio.S'il n'est pas nécessairement du goût des amateurs de boombap, il s'avère être un pur moment de communion musicale et a le mérite de donner le ton de l'album. Même l'annonce de la guest list (sur laquelle on retrouve tout de même &lt;b&gt;Lil Wayne&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Joss Stone&lt;/b&gt;, deux noms loin de faire l'unanimité, ainsi que &lt;b&gt;K'Naan&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Dennis Brown&lt;/b&gt; et&amp;nbsp; le frère de Damian, &lt;b&gt;Stephen&lt;/b&gt;) ne vient pas entamé la confiance autour de ce projet qui devient alors l'un des plus attendus de l'année. Subrepticement les titres vont commencer à fuir sur la toile&amp;nbsp; au point que neuf titres sur treize seront disponibles avant la sortie officielle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour faire simple disons tout de go que le pari est plus que réussi. Si la principale difficulté était de garder une certaine cohésion des deux backgrounds, les deux auteurs ont pris le parti de privilégier la diversité musicale. Plutôt que d'avoir à un disque mi-hip-hop, mi-reggae&amp;nbsp; on voyage aux confins de la world music tout au long de cet album. Bien entendu tous ceux qui rêvaient d'un disque plus orienté hip-hop risque d'être très déçus, mais passé cet a priori c'est un véritable bijou musical, serti de titres aussi brillants les uns que les autres. On ne sait à quoi accorder sa préférence tant&amp;nbsp; les morceaux de qualité sont légion sur ce disque où il n'y a rien à jeter. L'alchimie entre Nas et Damian est plus que parfaite et s'avère diablement efficace au fil des écoutes. Même les rares invités se mettent au diapason et rendent de très bonnes copies. &lt;b&gt;Lil Wayne&lt;/b&gt; fait plaisir à entendre sur &lt;i&gt;My Generation&lt;/i&gt; en oubliant l'autotune aux vestiaires (il devrait d'ailleurs s'en inspirer plus souvent) sur un instru reggae punchy rehaussé par un bon refrain de &lt;b&gt;Joss Stone&lt;/b&gt;. &lt;b&gt;Dennis Brown&lt;/b&gt; se met au diapason sur le sublime &lt;i&gt;Land Of Promise&lt;/i&gt;, tandis que les deux apparitions de K'Naan apportent une réelle plus-value. &lt;b&gt;Stephen Marley&lt;/b&gt; s'illustre également sur&lt;i&gt; Leaders&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;In His Own Words&lt;/i&gt;, titres produits pas ses soins. Si Damian assure l'essentiel des productions les trois contributions de son frère s'avèrent excellentes. Mieux il réalise le braquos avec l'excellentissime &lt;i&gt;Patience&lt;/i&gt;. Plus que les différentes performances de Nas et Damian, le sample de voix de &lt;b&gt;Mariam Doumbia&lt;/b&gt; donne toute sa dimension à ce titre qui sent bon l'Afrique et ses grands ensembles. Un son qui parasite direct le cerveau et que même une cure de daubes commerciales ne parvient pas à faire disparaitre.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;L'Afrique étant au centre des lyrics de cet album, il&amp;nbsp; n'est donc pas surprenant de constater que la couleur musicale soit innervée de constantes références à la musique de ce continent. Outre &lt;i&gt;Patience&lt;/i&gt;, on retrouve des chants tribaux rappelant&amp;nbsp; l'Afrique du Sud sur &lt;i&gt;Dispear&lt;/i&gt; et une intro qui transporte directement sans décalage horaire en Afrique centrale pour le brillant &lt;i&gt;Friends&lt;/i&gt;. Si le message véhiculé par nos deux compères sombre parfois dans la naïveté voire par moments dans l'utopie pour quiconque vit sur le continent noir (bon là c'est ma sensibilité d'Africain vivant en Afrique et n'en étant jamais parti qui parle), il convient tout de même de saluer l'effort ainsi que la variété des thèmes abordés. On navigue entre interrogations philosophico-religieuses ( &lt;i&gt;Patience&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;In His Own Words&lt;/i&gt;...), appels à la fraternité (&lt;i&gt;Friends&lt;/i&gt;), évocations des conditions de vie sur le continent (&lt;i&gt;Count Your Blessings&lt;/i&gt;) et regards sur l'avenir par le biais de diverses exhortations. Conscient sans être chiant, homogène sans sombrer dans le répétitif, l'ensemble s'avère des plus séduisants, même s'il s'agit de thématiques récurrentes pour ceux qui écoutent souvent du reggae. Mais vous l'aurez compris c'est plutôt du côté de la musicalité qu'il faut chercher l'originalité, et cet album est loin d'en manquer. Si certains titres apparaissent un ton légèrement en dessous (&lt;i&gt;Dispear&lt;/i&gt; en est l'exemple le plus éloquent, &lt;i&gt;In His Own Words&lt;/i&gt; aussi) les&amp;nbsp; autres sont de très bonne qualité. Parmi les hauts faits du disque figurent la tuerie incandescente &lt;i&gt;Nah Mean&lt;/i&gt;, les excellents &lt;i&gt;Tribes At War&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Africa Must Wake Up&lt;/i&gt; ainsi que le déjà cité &lt;i&gt;Land Of Promise&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Indubitablement une des meilleures sorties de l'année tous genres musicaux confondus. Un exemple de crossover plus que réussi qui séduit sans peine et ravira tous les auditeurs aux goûts éclectiques. Trop tôt pour être élevé au rang de classique mais lorsqu'il s'agira d'évoquer les collaborations reggae/hip-hop, il y a fort à parier que ces projet de treize titres sera souvent cité. L'avenir nous fixera sur son statut discographique mais pour l'heure c'est tout simplement un excellent album.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;18,5/20&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-2219418787234789616?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/2219418787234789616/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/06/nas-damian-marley-distant-relatives.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/2219418787234789616'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/2219418787234789616'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/06/nas-damian-marley-distant-relatives.html' title='Nas &amp; Damian Marley-Distant Relatives'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-7880186473602799494</id><published>2010-01-31T21:33:00.000Z</published><updated>2010-01-31T21:33:56.543Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Eminem'/><title type='text'>Eminem-The Marshall Mathers LP</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://b4.img.v4.skyrock.net/b4e/eminem44220/pics/1409093401.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://b4.img.v4.skyrock.net/b4e/eminem44220/pics/1409093401.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;Qu'il est déjà loin le temps où Eminem n'était qu'un inconnu sorti d'on ne sait où par &lt;b&gt;Dr. Dre&lt;/b&gt;. Un album à succès et de multiples controverses plus tard et Em s'est vu devenir une sulfureuse icône médiatique, cristallisant à lui tout seul les fantasmes d'une frange de fanas, l'acharnement d'une presse faussement bien-pensante ainsi que d'une nuée d'intégristes coincés desquels il se fait un plaisir de se jouer. Et ce en seulement un peu plus d'une année. Avantage son buzz est à son paroxysme. La seule évocation de son nom suffit à susciter l'hystérie. Adulé ou détesté, il faut bien avouer que le blondinet de Detroit a pris du galon depuis. Outre son statut public très rock star, il a réussi à conquérir le respect de ses pairs mais demeure cependant attendu au tournant, et il le sait. Afin de réussir au mieux son retour et démontrer qu'il n'est pas qu'un épiphénomène de plus du music business, il s'attèle à peaufiner son nouvel album qu'il veut encore plus percutant que le précédent. Il sait pertinemment qu'il doit revenir encore plus fort, encore plus percutant, encore plus décisif sans pour autant se dénaturer. Il peut heureusement compter sur le renfort de son mentor Dre ainsi que de ses frères d'armes de production: Jeff et Mark Bass.&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;Le come-back s'avère plus que réussi. Non content d'avoir mis tout le monde dans sa poche avec le rigolard et déjanté &lt;i&gt;The Real Slim Shady&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;The Marshall Mathers LP&lt;/i&gt; s'évapore littéralement dans les bacs en s'écoulant à plus d'un million d'exemplaires dès sa première semaine d'exploitation. Il bénéficiera même d'un succès public sans précédent dans l'histoire du hip-hop. Voilà pour les financiers. Ce qui nous intéresse nous c'est sa musique et le moins que l'on puisse dire est que le blondin n'a pas chômé. Flow encore plus percutant, punchlines de malade, textes plus caustiques, multiples variations de voix, une impertinence encore plus affirmée et un sens de la provoc porté aux nues. Em est en pleine forme et nous en fait profiter tout au long d'un peu plus de 70 minutes. Il passe même derrière les machines pour l'occasion et fait ses débuts en tant que producteur sous le parrainage bienveillant de Dre et de l'équipe &lt;b&gt;F.B.T.&lt;/b&gt; (composé des frères Bass pour ceux qui l'ignorent). Autre trait marquant de cet opus, il se livre d'avantage et nous offre le livre de son vécu tout au long du disque. Si les délires sont toujours présents et que son sens de la formule choquante est toujours aussi aiguisé, il n'en demeure pas moins un humain et revient sur ses rapports avec sa famille une fois de plus, mais évoque la façon dont il appréhende sa soudaine notoriété et les difficultés qu'entrainent ce nouveau statut. un apport thématique supplémentaire qui va s'avérer de bon augure et qui couplé avec les arguments déjà évoqués plus haut ferons de cet opus le meilleur de sa carrière.&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;Pour faire le lien avec son disque précédent, il le démarre par un nouveau &lt;i&gt;Public Service Announcement&lt;/i&gt; qui a pour principal mérite de donner le ton. A peine avons-nous le temps de le digérer que débarque déjà une paire de tueries. &lt;i&gt;Kill You&lt;/i&gt; impressionne par son tempo saccadé mais surtout par la violence des propos d'Em qui crache son fiel sur sa génitrice. Du jamais vu dans le rap mainstream. Suit ensuite la perle de storytelling Stan où il revient sur l'agitation qu'il suscite en s'incarnant en son plus grand fan, comme pour rappeler à tous que le fanatisme à ses limites et peut s'avérer destructeur. Cette reprise du &lt;i&gt;Thank You&lt;/i&gt; de &lt;b&gt;Dido&lt;/b&gt; (je ne vais pas vous refaire l'historique de ce titre) bénéficie bien sur du renfort de la belle et d'une production magistrale signée &lt;b&gt;The 45 King&lt;/b&gt;. Ses deux titres s'avèrent être représentatifs du contenu de l'album qui compte plus d'un titre dans cette lignée intimiste. Em expose ses rapports avec la célébrité et expose ses convictions sur le rageur &lt;i&gt;The Way I Am&lt;/i&gt; ainsi que sur &lt;i&gt;I'm Back&lt;/i&gt;. Il parle aussi des tracas de sa surexposition médiatique sur l'éponyme et autobiographique &lt;i&gt;Marshall Mathers&lt;/i&gt;. Il évoque également la façon dont il est perçu par la jeunesse et le public dans &lt;i&gt;Who Knew&lt;/i&gt;.&amp;nbsp; Il adresse également un titre malsain à sa femme en mettant en scène son assassinat consécutif à une dispute. &lt;i&gt;Kim&lt;/i&gt; est en quelque sorte le prequel de &lt;i&gt;97 Bonnie &amp;amp; Clyde &lt;/i&gt;et ne manquera pas de choquer certains auditeurs, surtout qu'à la fin il finit par l'étrangler avant de mettre son cadavre dans le coffre de sa voiture. Un titre tout simplement poignant et tellement bien narré qu'on se sent absorbé par cette folie meurtrière.&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;Em ne fait heureusement pas que parler de lui sur cet opus. Si la touche autobiographique de ce disque est indéniable, il reste tout de même plus qu'efficace dans ce qui a fait, fait et fera son attrait: ses nombreux délires. Il ne se refuse rien et adresse un tir groupé au monde entier et surtout à l'Amérique bien-pensante. Le titre final &lt;i&gt;Criminal&lt;/i&gt; est, au-delà d'une démonstration rapologique des plus abouties, un véritable concentré de provocations en tout genre. Rien n'échappe au blond qui raille les femmes, les gays, la police, les pouvoirs publics, et même ses pairs. Ken Kaniff repointe le bout de son nez pour un interlude ridiculisant Insane Clown Posse. Un nouveau protagoniste fait également son apparition sur ce disque: Steve Berman. Paul est bien sur toujours de la partie. Quand il évoque son retour ces pour signer deux collaborations meurtrières. Il s'adjoint de Dre ainsi que de Snoop et Xzibit pour une nouvelle version de&lt;i&gt; Bitch Please&lt;/i&gt; sur laquelle il brille comme toujours. Mais c'est la boucherie &lt;i&gt;Remember Me&lt;/i&gt; qui marque indubitablement. Si &lt;b&gt;RBX&lt;/b&gt; est en dessous de ses camarades de mic, le duel au sommet entre &lt;b&gt;Sticky Fingaz&lt;/b&gt; d'&lt;b&gt;Onyx&lt;/b&gt; et Em est de ceux qui laissent pantois. Ils signent chacun un couplet plus rageur qu'un pittbul affamé dont on ne se lasse pas sur un instrumental tranchant littéralement avec les autres par sa touche simpliste. Mais c'est finalement quand il est un tantinet irrévérencieux qu'on le préfère. Il s'en donne d'ailleurs à cœur choix sur un &lt;i&gt;Drug Ballad&lt;/i&gt; à l'intitulé évocateur sur lequel il convie une fois de plus &lt;b&gt;Dina Rae&lt;/b&gt;. Ce disque est également l'occasion pour lui d'offrir un peu d'exposition à son groupe, les joyeux délireurs de &lt;b&gt;D12&lt;/b&gt;. &lt;b&gt;Bizarre&lt;/b&gt; vient étaler ses lyrics biscornus sur le sombre et énervé &lt;i&gt;Amityville &lt;/i&gt;aux influences rock avant que le groupe au grand complet ne rejoigne Em pour le barré &lt;i&gt;Under The Influence&lt;/i&gt; et son refrain explicite. &lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;Assurément le meilleur disque de la discographie d'Eminem. Jamais il n'avait été autant en verve et jamais il n'avait été aussi vrai. Plus qu'un confirmation, c'est une consécration. Marshall Mathers devient définitivement une icône du hip-hop avec cet opus. Il est au sommet de son art et définitivement met le monde de la musique à ses pieds. Si certains regretterons que sont explosion consécutive à celle du deuxième solo de son boss aie ramené dans le milieu une myriade de fans ne connaissant rien au hip-hop, on ne peut décemment affirmer que ce succès soit malvenu. Du moment qu'il a permis de sensibiliser plus de gens à cette musique, il est un peu prétentieux de bouder son plaisir. Un album indispensable.&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;18,5/20&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-7880186473602799494?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/7880186473602799494/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/eminem-marshall-mathers-lp.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/7880186473602799494'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/7880186473602799494'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/eminem-marshall-mathers-lp.html' title='Eminem-The Marshall Mathers LP'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-3079263685858952172</id><published>2010-01-31T18:50:00.000Z</published><updated>2010-01-31T18:50:15.491Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Eminem'/><title type='text'>Eminem-The Slim Shady LP</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://z.about.com/d/rap/1/0/j/9/-/-/EminemTheSlimShadyLP.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="317" src="http://z.about.com/d/rap/1/0/j/9/-/-/EminemTheSlimShadyLP.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;1998, Aftermath Records. Deux ans déjà que le bon docteur s'est libéré des sangles du label rouge pour poursuivre son aventure musicale au sein d'un tout nouveau label. Malheureusement la mayonnaise peine à prendre. La compilation inaugurale n'a pas convaincu grand-monde et les autres projets réalisés par la team du doc (le projet &lt;i&gt;The Firm&lt;/i&gt; et la B.O. du film&lt;i&gt; Bulworth&lt;/i&gt;) n'ont pas non plus été plébiscités. De plus son second album n'étant toujours pas d'actualité, les fans se posaient de sérieuses questions sur l'avenir de cette structure aussi prometteuse que fragile. C'est alors que Dr. Dre surprend tout le monde en signant un MC blanc alors totalement inconnu: Eminem. Première réaction, tout le monde se demande si notre cher Andre Young ne travaille pas un peu du chapeau. Pourquoi miser sur un inconnu qui n'a rien sorti d'autre qu'un premier album impersonnel et un EP fielleux aux accents revanchards? De plus il vient de Détroit, ville peu représentative du hip-hop à l'époque et pour ne rien arranger il est blanc (A l'époque il était acquis pour beaucoup que les blancs ne savaient pas rapper, merci &lt;b&gt;Vanilla Ice&lt;/b&gt;). Dre sait pourtant ce qu'il fait. lui seul a su voir le potentiel de Marshall Mathers. C'était tout de même un sacré pari de le signer en ne se basant que sur le contenu d'un EP anecdotique sorti au plan local. Mais qu'importe, séduit par ce disque il prend Em sous son aile et il entame derechef&amp;nbsp; la réalisation de son album. Pour faire monter le buzz il ressort en single le &lt;i&gt;Just Don't Give A Fuck&lt;/i&gt; du &lt;i&gt;Slim Shady EP&lt;/i&gt;. Mais c'est avec le détonant &lt;i&gt;My Name Is&lt;/i&gt; que le grand public sera conquis. Un titre brillant tout en second degré et en rimes acides qui lui servira de carte de visite et le fera entrer par la grande porte dans le cercle des artistes attendus.&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;Dans la foulée de ce single de choix et du EP, &lt;i&gt;The Slim Shady LP&lt;/i&gt; se révèle être un album à appréhender avec une bonne dose de recul, tant la provoc, l'insolence et le cynisme sont portés à leur paroxysme. Les petits esprits hallucinèrent direct à l'écoute de ses textes aussi venimeux qu'un crotale. Eminem et son alter-égo maléfique Slim Shady nous plonge dans un monde en pleine déliquescence où&amp;nbsp; toute vérité est bonne à dire et dans lequel tout le monde en prend pour son grade. Un véritable délire schizophrénique sur disque. On se rappelle des piques envoyées à ses proches dans &lt;i&gt;My Name Is&lt;/i&gt;, et bien ce titre à de multiples petits frères dans cet album. Slim ne rate pas une occasion d'égratigner tout et tout le monde comme sur le rageur &lt;i&gt;Just Don't Give A Fuck&lt;/i&gt; et sa suite &lt;i&gt;Still Don't Give A Fuck&lt;/i&gt;. Il en remet une couche sur &lt;i&gt;Guilty Conscience&lt;/i&gt; et d'autres titres à prendre au trente-sixième degré. Le paroxysme est atteint avec le glauque &lt;i&gt;97 Bonnie &amp;amp; Clyde&lt;/i&gt; où il parle de se débarrasser du corps de son épouse. Gonflé pour un titre censé s'adresser à sa fille non? Ce disque est aussi l'occasion pour Eminem de nous faire découvrir l'univers des white-trash. Ces blancs pauvres oubliés de l'American Dream qui vivotent dans des roulottes en consommant drogues, alcools et naviguant d'un petit boulot à un autre sans aucune perspective d'avenir. Le sublime &lt;i&gt;Rock Bottom&lt;/i&gt; résume à lui tout seul le quotidien de ces désaxés. Pour le reste cet album pose les bases de son univers en introduisant des personnages et délires récurrents via titres et interludes. Paul (qui n'est autre que Paul Rosenberg son manager) intervient ainsi pour la première fois. Pareil pour l'irrévérencieux Ken Kaniff qui signe également sa première apparition. Si Steve Berman ultime pygmalion shadyesque n'est pas encore présent,&amp;nbsp; Eminem continue de nous faire découvrir son monde via des thématiques qui hanteront toute sa discographie. Outre les coups de provoc et rimes acerbes savamment distillées sur pas mal de titres, les constantes références à sa famille et son passé, il évoque également son addiction aux drogues sur &lt;i&gt;My Fault&lt;/i&gt;, se livre à sa façon sur &lt;i&gt;Role Model&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;If I Had&lt;/i&gt; et se défini sur &lt;i&gt;I'm Shady&lt;/i&gt; pétrissant ses lyrics d'une bonne dose d'humour noir.Même lorsqu'il se veut plus léger, il ne peut s'empêcher de vouloir choquer. Il nous gratifie ainsi de &lt;i&gt;Cum On Everybody&lt;/i&gt; (pas la peine de traduire ce jeu de mots), titre festif à l'intitulé évocateur sur lequel &lt;b&gt;Dina Rae&lt;/b&gt; signe elle aussi sa première apparition. Même les rares invités se mettent au diapason. &lt;b&gt;Dr. Dre&lt;/b&gt; se prête au délire de &lt;i&gt;Guilty Conscience&lt;/i&gt; tandis que le régional de l'étape &lt;b&gt;Royce Da 5'9"&lt;/b&gt; livre une performance d'excellente facture sur &lt;i&gt;Bad Meets Evil&lt;/i&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;Au final ce pétage de plomb phonographique est une réussite en tous points. Eminem transforme l'essai du EP du même nom en livrant un disque d'excellente facture marquant d'un sceau de fer son entrée dans le cercle des gros vendeurs et des artistes attendus. Une œuvre à la fois complexe et décomplexée, sachant ne pas se prendre au sérieux naviguant entre ironie des plus caustiques et délire maniaco-dépressif. Le principal mérite de &lt;b&gt;Dr. Dre&lt;/b&gt; aura été de se mettre en retrait (il ne produit que trois titres) et de laisser le champ libre aux alors inconnus &lt;b&gt;Bass Brothers&lt;/b&gt; (les producteurs attitrés d'Eminem jusque là, artisans du EP) qui livrent un travail sans fioritures. Peut-être pas un classique mais un disque en tous points irréprochables quand on parvient à saisir les nuances des lyrics d'Em et qu'on se laisse conquérir par ce flow fluide devenu depuis sa marque de fabrique.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;18/20&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-3079263685858952172?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/3079263685858952172/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/eminem-slim-shady-lp.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/3079263685858952172'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/3079263685858952172'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/eminem-slim-shady-lp.html' title='Eminem-The Slim Shady LP'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-847401818995513564</id><published>2010-01-30T00:44:00.000Z</published><updated>2010-01-30T00:44:21.814Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Brother Ali'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><title type='text'>Brother Ali-Us</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.undergroundpower.fr/undergroundpower/cover/brother-ali-us-cover.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="305" src="http://www.undergroundpower.fr/undergroundpower/cover/brother-ali-us-cover.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;Alors que le hip-hop de ce troisième millénaire s'égare dans les miasmes de la médiocrité et du matérialisme abrutissant, une poignée d'activistes persistent à lui donner de la consistance en opposant leur vérité et leur engagement à ce trop-plein d'inauthenticité. Brother Ali est de ceux-là. Pas le genre de MC's a parader dans des vidéos flute de champagne à la main&amp;nbsp; au bras d'une amazone à grosse poitrine. Pas non plus du style à ne se préoccuper que de son business et des produits dérivés à son nom. rien de tout cela. Il n'a rien d'autre à nous offrir que le cauchemar américain dans toute son expression et étaler la laideur de l'envers du décor. Il faut dire qu'il le connait bien pour l'avoir côtoyé une longue période de sa vie. Né albinos, il a été toute sa vie confronté au racisme de chacune des deux races. Il a de plus un passé de sdf et a été amené à vivre dans la rue un moment. La misère et la ségrégation il connait, peut-être mieux que personne. Le rapper d'exception qu'il est à présent devenu force l'admiration par sa fidélité à la maison qui l'a fait j'ai nommé le label underground Rhymesayers. Mieux il reste fidèle au duo Atmosphere, notamment le producteur Ant, concepteur musical de tous ses projets.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;Le moins que l'on puisse dire est qu'on attendait avec impatience le successeur du monumental &lt;i&gt;The Undisputed Truth&lt;/i&gt; qui avait marqué l'année 2007. Si beaucoup ont espéré qu'il reprenne les choses là où il les avaient laissées (musicalement s'entend) il n'en est rien. Pour faire la transition entre ses deux LPs, il s'est fendu d'un EP intitulé &lt;i&gt;The Truth Is Here&lt;/i&gt; sorti un peu plus tôt dans l'année (en mars 2009). Si le contenu de cette sortie est resté impeccable, certains ont moins apprécié les instrumentaux d'&lt;b&gt;Ant&lt;/b&gt;. C'est pourtant dans cette lignée que s'inscrivent ceux de ce &lt;i&gt;Us&lt;/i&gt;. Honnêtement on ne peut pas reprocher grand-chose à ce disque qui est magistralement produit sans tomber dans le monotone. On navigue aux confins de la soul et du blues pour au final avoir droit à seize titres plutôt variés. Un bon point déjà. Pour le reste Brother Ali reste fidèle à lui-même, ne pouvant s'empêcher de prêcher (l'album a d'ailleurs failli s'appeler &lt;i&gt;Street Preacher&lt;/i&gt;). Toutes choses qui ne manqueront pas d'exaspérer certains peu enclins à supporter les donneurs de leçons. Mais c'est objectivement l'une des seules raisons de ne pas apprécier cet album, vu que pour le reste Brother Ali impressionne comme toujours avec un disque pour lequel le qualificatif conscient s'avère être un euphémisme.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;L'album démarre sur des chapeaux de roues avec un apparition express de &lt;b&gt;Chuck D&lt;/b&gt; en maître de cérémonie de luxe. Après cette introduction de choix, Ali peut déballer son arsenal lyrical et ses textes intelligents. Son art et sa science de la rime sont comme d'accoutumée entièrement mises au service du fond. Il reprend son habit d'imprécateur dès le premier titre &lt;i&gt;The Preacher&lt;/i&gt;, mise en bouche résumant parfaitement le contenu du disque. Comme toujours il nous gratifie de textes sublimes savamment narrés. L'excellent &lt;i&gt;The Travelers&lt;/i&gt; en est le plus parfait exemple. Desservie par une production entrainante grâce à la touche d'exotisme apportée par un xylophone, Brother Ali signe un texte stupéfiant de sincérité sur le racisme et l'esclavage. Surement un des plus poignants du genre. Pour le reste les tares de l'Amérique sont passées au crible de sa plume: racisme, communautarisme, esclavagisme, homophobie, bêtise humaine, aucun sujet ne lui fait peur. Il n'hésite pas à nous parler de viol sur le très dur &lt;i&gt;Babygirl&lt;/i&gt; à la production aussi relaxante que la gravité du texte. Une prose qui fait froid dans le dos tant elle est empreinte de réalisme. Autre moment fort le poignant storytelling &lt;i&gt;Tight Rope&lt;/i&gt; sur lequel il incarne un nouveau personnage à chacun de ses couplets. Tour à tour réfugiée de guerre, enfant de parents divorcés et homosexuel, il illustre parfaitement ce pamphlet contre l'intolérance en faisant appel à sa propre expérience de rejeté. D'autres titres forts comme &lt;i&gt;Breakin Dawn&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Slippin Away&lt;/i&gt; (titre plus personnel ou il évoque ses amis d'enfance) font de cet opus un pur moment de conscious rap. &lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;Mais notre prêcheur sait également s'évader et nous gratifie de titres moins oppressants. On apprécie ainsi quand il nous parle d'amour en fin d'album sur le sublime &lt;i&gt;You Say (Puppy Love)&lt;/i&gt;. On se laisse également conquérir par l'entrainant &lt;i&gt;Fresh Air&lt;/i&gt; où il nous communique sa joie de vivre en évoquant sa vie de famille. Il reste tout aussi efficace quand il part dans un registre un peu moins engagé, prouvant qu'il a beau ne pas être le meilleur MC de tous les temps, il est tout de même capable d'exploits au micro. Il fait plus que se défendre sur la tuerie &lt;i&gt;Best@It&lt;/i&gt; face aux deux casseurs de micro &lt;b&gt;Freeway&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;Joell Ortiz&lt;/b&gt; rares invités de cet album. Il part même dans un délire Icecubesque sur &lt;i&gt;Bad Mufucker Pt. 2&lt;/i&gt; (Cube est l'une de ses références) plutôt convaincant. Il brille tout autant sur &lt;i&gt;Round Here&lt;/i&gt; ou encore &lt;i&gt;Games&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;Pour résumer, Brother Ali continue sur sa lancée en signant un disque de qualité comme toujours. Il n'y a absolument rien à jeter sur cet album qui s'impose comme l'un des meilleurs de ces dernières années. Contenu de haute tenue, productions de qualité, rimes aiguisées, invités au niveau. Toutes les conditions du bon album sont remplies. Après certains trouveront son discours trop moraliste et redondant mais c'est chipoter. Disque à écouter et à posséder.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;18/20&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-847401818995513564?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/847401818995513564/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/brother-ali-us.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/847401818995513564'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/847401818995513564'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/brother-ali-us.html' title='Brother Ali-Us'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-3033037534243030200</id><published>2010-01-29T22:59:00.000Z</published><updated>2010-01-29T22:59:57.854Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Wale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><title type='text'>Wale-Attention Deficit</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://media.paperblog.fr/i/259/2595669/numero-11-wale-attention-deficit-L-1.jpeg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://media.paperblog.fr/i/259/2595669/numero-11-wale-attention-deficit-L-1.jpeg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;Dans la famille newcomers je demande Wale. Encore inconnu il y a quelques années, ce digne héritier de la scène go-go (pour ceux qui l'ignorent c'est un courant musical dérivé de la funk et propre à Washington DC, ville d'où est originaire Wale), a fait ses armes au plan local avant de connaitre le succès avec son street-single &lt;i&gt;W.A.L.E.D.A.N.C.E&lt;/i&gt;. Un titre qui lui servira de carte de visite et le fera entrer de façon fracassante dans le milieu. Vanté dans la prestigieuse colonne de &lt;i&gt;The Source&lt;/i&gt;: &lt;i&gt;Unsigned Hype&lt;/i&gt;, il rencontrera par la suite Mark Ronson qui le prendra sous son aile en le faisant signer sur son lable AllIDo ditribué par Interscope, en dépit des appels du pied de Roc Nation qui se consolera avec &lt;b&gt;J.Cole&lt;/b&gt;. Le reste de son buzz il le fera via des tapes de qualité mais aussi avec un featuring surprenant avec la provocatrice &lt;b&gt;Lady GaGa&lt;/b&gt;. Ce titre &lt;i&gt;Shinin&lt;/i&gt;, produit par les &lt;b&gt;Cool &amp;amp; Dre&lt;/b&gt; sera d'ailleurs son premier single mais ne manquera pas de susciter quelques interrogations quant au contenu du futur album. Entouré d'un des producteur les plus prisés de la pop (&lt;b&gt;Mark Ronson&lt;/b&gt; a produit notamment pour &lt;b&gt;Amy Winehouse&lt;/b&gt;, pour ne citer qu'elle) et dans le giron d'Interscope, Wale allait il vendre son âme au diable? Ce single dont l'efficacité n'est plus à démontrer n'est-il qu'un moment d'égarement&amp;nbsp; ou alors un résumé du contenu de l'album? Toutes les hypothèses sont alors envisagées, et on craint fort de ne le voir finir comme d'autres talentueux débutants n'ayant jamais pu sortir un LP en major ou ayant réalisé un disque totalement impersonnel et au final décevant. Le deuxième single &lt;i&gt;World Tour&lt;/i&gt; est un peu plus rassurant. Si le duo &lt;b&gt;Cool &amp;amp; Dre&lt;/b&gt; est toujours aux manettes, &lt;b&gt;Jazmine Sullivan&lt;/b&gt; s'invite au refrain avec brio. Si le titre reste bon, il laisse augurer d'un album plus que mainstream. Pas de quoi rendre moins sceptique. Le troisième extrait &lt;i&gt;Pretty Girls&lt;/i&gt; séduit par ses influences go-go et s'avère plus que brillant en dépit de la présence quelque peu dispensable de &lt;b&gt;Gucci Mane&lt;/b&gt; qui s'en sort plutôt bien malgré tout. Produit par les inconnus &lt;b&gt;Best Kept Secret&lt;/b&gt; (c'est ce qui s'appelle bien porté son nom), cette réunion d'originaires de Washington s'avère très convaincante. De quoi rassurer un minimum en attendant la sortie de l'album. &lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;Premier constat lors des premières écoutes, la fraicheur et l'éclectisme apportés par cet album. L'album est très varié mais contrairement à ce qu'on pourrait hâtivement penser, il n'a rien de racoleur. C'est même ce qui fait sa force. Wale fait montre d'une dextérité microphonique hors du commun. A l'aise sur tous les instrumentaux, il séduit par son phrasé toujours impeccable rappelant vaguement celui de &lt;b&gt;Kanye West&lt;/b&gt; avec cependant d'avantage de fluidité et de maitrise. Il y a beaucoup d'invités certes mais cela ne nuit en rien à la cohérence de l'ensemble qui n'est que faussement disparate. En effet en dehors de &lt;i&gt;Shinin&lt;/i&gt; et de la production leguée par les &lt;b&gt;Neptunes&lt;/b&gt; (le surprenant et enjoué &lt;i&gt;Let It Loose&lt;/i&gt;) le reste de l'album est dans la même veine avec instrumentations sonnant parfois un peu live. Autre dénominateur commun les refrains chantés sont légions, ce qui justifie la présence de nombreux chanteurs sur cet album. Toutes choses qui ne seront pas forcement du goût de tous mais qui a son côté séduisant. L'influence go-go se fait ressentir notamment lors des collaborations avec ses voisins producteurs de &lt;b&gt;Best Kept Secret&lt;/b&gt;. Outre l'efficace ils livrent trois autres titres de qualité. Tout d'abord le cuivré &lt;i&gt;Mama Told Me&lt;/i&gt; à la couleur musicale séduisante avec son sample&amp;nbsp; du &lt;i&gt;Summer Madness&lt;/i&gt; de &lt;b&gt;Kool &amp;amp; The Gang&lt;/b&gt;. Ils signent ensuite la co-production (JuJu leur prêtant main forte pour l'occasion)&amp;nbsp; du soulful &lt;i&gt;Shades&lt;/i&gt; sublimé par la voix de&lt;b&gt; Chrisette Michelle&lt;/b&gt; et concluent l'album avec un &lt;i&gt;Prescription&lt;/i&gt; sublime suintant la soul. Les amateurs de rap laid-back y trouveront largement leur compte.&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;Pour le reste l'album est un pur moment d'éclate musicale. On aurait pu croire que son mentor &lt;b&gt;Mark Ronson.&lt;/b&gt; se taillerait la part du lion au niveau des productions. Il n'en est cependant rien, se contentant de signer un seul titre plus deux autres en co-production.  &lt;b&gt;Bun B&lt;/b&gt; vient faire monter la température sur l'efficace &lt;i&gt;Mirrors&lt;/i&gt; avec une prestation de haute volée.Mark joint ensuite ses forces avec &lt;b&gt;Deijon&lt;/b&gt; pour pondre le calme et aérien &lt;i&gt;90210&lt;/i&gt;. Sa dernière intervention le verra s'associer avec le tout aussi célèbre &lt;b&gt;DJ Green Lantern&lt;/b&gt; pour un &lt;i&gt;Beautiful Bliss&lt;/i&gt; qui réunit deux autres rookies signés eux chez Roc Nation: &lt;b&gt;J.Cole&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;Melanie Fiona&lt;/b&gt;. Une autre collabaration plus que réussie où la voix savoureuse de la candienne se marie parfaitement avec celles des deux rappeurs. Au vu de tous ces arguments, on se dit qu'il a bien fait d'ouvrir on album en annonçant son &lt;i&gt;Triumph&lt;/i&gt; tout aussi go-go mais rappelant un petit peu l'afro-beat (rappelons que Wale est d'origine nigérianne) et réalisé de main de maitre par &lt;b&gt;Dave Sitek&lt;/b&gt;. Ce dernier remettra le couvert avec l'excellent &lt;i&gt;TV In The Radio&lt;/i&gt; clairement influencé par l'afro-beat. Dur de rester insensible à ces cuivres tout comme à la prestation de &lt;b&gt;K'Naan&lt;/b&gt;. Les sons restant sont l'œuvre de &lt;b&gt;Syience&lt;/b&gt; qui sample &lt;b&gt;Rihanna&lt;/b&gt; pour le refrain de &lt;i&gt;Contemplate&lt;/i&gt;. Le rendu est si parfait qu'on a le sentiment d'entendre un featuring. Étrangement ce sample est le bienvenu et s'avère plutôt convaincu mais ne sera pas du goût des réfractaires à la voix de notre échappée de club sado-masochiste. &lt;b&gt;Marsha Ambrosius&lt;/b&gt; signe le braquage de l'album avec sa merveilleuse interprétation sur le sublime et émotif &lt;i&gt;Diary&lt;/i&gt;, de quoi faire regretter qu'elle ne sorte toujours pas d'album. Cette production signée &lt;b&gt;The Sleepwalkers&lt;/b&gt; sample à bon escient&lt;i&gt; La Valse d'Amélie&lt;/i&gt; de &lt;b&gt;Yann Tiersen&lt;/b&gt; (ceux qui ont vu &lt;i&gt;Amélie Poulain&lt;/i&gt; reconnaitront direct) et s'avère être le meilleur titre de ce disque plus que mélodique. C'est justement le seul reproche qu'on pourrait faire à cet album. S'il est un quasi-sans-faute au niveau instrumental, on aurait été en droit d'espérer quelques titres plus péchus, plus agressifs et disons le plus streets. Ceux qui espéraient un disque plus "racaille" seront forcement déçus et le trouveront sans grand intérêt voir un peu fleur bleue sur les bords. Autre bémol l'album a beau être homogène et agréable à écouter, on aurait espérer un peu plus de risques au niveau des invités. Si on ne s'en tient qu'à la seule lecture des crédits, on ne peut pas dire qu'il attire l'écoute. C'est un peu trop consensuel. Mais mises à part ces quelques réserves c'est un disque à découvrir absolument quand on aime la musique en général. Maintenant pour ceux pour qui le rap se résume à brailler énergiquement dans un micro sur un instrumental puant le caniveau, c'est sans intérêt. Bon album sympa. Plutôt que de travestir le rap en allant chercher des sonorités électro-pop et dance les acteurs du mouvement gagneraient à s'inspirer de ce disque qui prouve qu'on peut encore faire du bon mainstream en s'inspirant de la soul et de ses dérivées. Un premier effort plus qu'encourageant.&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;16/20&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-3033037534243030200?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/3033037534243030200/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/wale-attention-deficit.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/3033037534243030200'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/3033037534243030200'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/wale-attention-deficit.html' title='Wale-Attention Deficit'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-3725945495380603352</id><published>2010-01-29T19:08:00.000Z</published><updated>2010-01-29T19:11:07.916Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Birdman'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><title type='text'>Birdman-Pricele$$</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://woooha.com/wp-content/uploads/2009/10/birdman-priceless.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://woooha.com/wp-content/uploads/2009/10/birdman-priceless.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;Qu'on le reconnaisse où non, le label sudiste a indubitablement marqué l'histoire du hip-hop. Je n'évoque pas ici les pochettes vomitives signées &lt;b&gt;Pen &amp;amp; Pixel&lt;/b&gt;, ni les lyrics pathétiques que &lt;b&gt;Lil Wayne&lt;/b&gt; nous sert depuis quelques années maintenant, mais plutôt de son influence dans le game. Cash Money restera à jamais une des places fortes du rap sudiste au même titre que No Limit et Rap-A-Lot. A ce titre chacune de ses sorties suscite le minimum d'intérêt qu'on fasse partie des fans ou des haters. Hasard du calendrier ou stratégie soigneusement étudiée, l'essentiel des anciennes têtes d'affiche du mythique label investissent les bacs en cette fin d'année 2009. Après les retours de &lt;b&gt;Juvenile&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;B.G. &lt;/b&gt;et l'omniprésence de Weezy dans les charts, le grand patron, Birdman vient boucler la boucle en sortant son quatrième album solo en attendant la sortie hypothétique de &lt;i&gt;The Rebirth&lt;/i&gt; de son "fils" &lt;b&gt;Lil Wayne&lt;/b&gt;.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;Bien sur on ne se fait pas d'illusion sur le contenu de cet album qui comme à l'accoutumée devrait avoir se résumer à un étalage de titres accessibles pas trop mal produits et probablement tous écrits par &lt;b&gt;Lil Wayne&lt;/b&gt; (on ne peut décemment juger que c'est une garantie au vu de la médiocrité dans laquelle il s'est vautré depuis le succès de &lt;i&gt;Tha Carter III&lt;/i&gt;.). La pochette parle d'ailleurs d'elle-même. L'homme oiseau est avant tout un entertainer alors que peut-il avoir d'intéressant à raconter, de quoi peut-il bien pouvoir nous parler dans son album? D'argent pardi (essayez au moins de feindre la surprise), un peu aussi de clubs, de filles et de blings. Autant vous dire qu'on se retrouve plongés dans un délire consumériste des plus écœurants, où l'interprète nous parle sans arrêt de sa fortune, de son statut de boss, de ses acquis et blablabla. Et oui s'il est l'homme-oiseau c'est aussi parce qu'il a leur cervelle, et il fait tout son possible pour nous le prouver tout au long de ce projet qui vous le devinerez brille par son insipidité. Comme souvent avec lui l'album est plutôt bien produit mais le souci est qu'il n'est rien d'autre qu'une déclinaison low-coast du restant de sa discographie (si tant est qu'on peu l'appeler ainsi). Baby ne parle que de ce qui l'intéresse comme toujours mais le souci est qu'il le fait de moins en moins bien. Et sur ce projet le manque d'originalité a atteint des sommets pour ce qui n'est au final rien d'autre qu'une reformulation des disques précédents (je parle des propos) sur des instrumentaux actualisés. Et qui dit "air du temps" évoque forcement le gadget à la mode du moment, l'autotune. Ça plus la présence envahissante de &lt;b&gt;Lil Wayne &lt;/b&gt;(présent sur sept titres sur douze) donne une idée du contenu de ce disque qui est, disons le,&amp;nbsp; sans aucun intérêt pour les anti-weezy. Pis la prise de risques est minimale et l'album est serti de succédanés éculés des recettes de Mr Carter et de formules commerciales malvenues et insipides. Pour commencer Weezy joue à merveille son rôle de pseudo-rockeur exaspérant à la perfection sur l'essentiel de ses apparitions. Non content d'hanter les pistes avec sa voix autotunée éraillée évoquant d'avantage une craie sur un tableau qu'autre chose, il entraine son boss dans ses lubies (rappelons que Weezy est à l'exécutif pour cet album) et signe des quasi-remixes de ses propres titres, au point qu'on en fini par se demander s'il ne s'agit pas d'un album de Mr Carter. Son ombre plane d'ailleurs sur tout ce disque. Entre le léger &lt;i&gt;Money Machine&lt;/i&gt; qui sample un couplet de Weezy venant tout droit de &lt;i&gt;Stuntin' Like My Daddy&lt;/i&gt;, le peu convaincant titre éponyme (produit par un &lt;b&gt;Timbaland&lt;/b&gt; de plus en plus à la ramasse) et le lymphatique et insupportable &lt;i&gt;Bring It Back &lt;/i&gt;le ton est donné. Les choses n'iront malheureusement pas en s'améliorant. &lt;i&gt;Nightclub&lt;/i&gt; (contenu à l'image de son intitulé) est sympa mais sans plus et l'immonde &lt;i&gt;Shinin&lt;/i&gt; (espèce de &lt;i&gt;Got Money&lt;/i&gt; raté) ne vaut même pas pour la prestation irritante de &lt;b&gt;T-Pain&lt;/b&gt; qui trouve tout de même le moyen de faire mieux que Birdman médiocre au possible (comme sur presque tout l'album d'ailleurs).&amp;nbsp; Passons également le catastrophique &lt;i&gt;I Want It All&lt;/i&gt; juste digne d'un papier-chiottes usagé et qui ravira juste les pouffes écervelées. Même sentence pour ce remix inintéressant d'&lt;i&gt;Always Strapped &lt;/i&gt;en fin d'album&lt;i&gt;. &lt;/i&gt;&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;Quelques titres relèvent cependant le niveau sans pour autant être transcendants. &lt;i&gt;Hustle&lt;/i&gt; est l'une des rares onces de métal précieux de cette bouse de yak diarrhéique. Un refrain autotuné de Weezy (c'est limite un pléonasme de le dire à présent), une apparition de &lt;b&gt;Gudda Gudda&lt;/b&gt; suffisent à donner un peu de relief à ce titre heureusement desservi par une production emballante signée &lt;b&gt;Drew Correa&lt;/b&gt;. Pour le reste il faut s'en remettre à &lt;b&gt;Drake&lt;/b&gt; qui cède son titre &lt;i&gt;Money To Blow&lt;/i&gt; (oui il s'agissait originellement de son morceau) pour l'occasion et signe le braquos avec ce banger usiné par &lt;b&gt;Drumma Boy&lt;/b&gt; et sur lequel Wayne sévit une fois de plus. On prend les mêmes et on recommence avec un &lt;i&gt;4 My Town (Play Ball)&lt;/i&gt; produit par &lt;b&gt;Boi-1 da&lt;/b&gt; tout de même un peu moins réussi. On&amp;nbsp; a également droit à un ersatz de &lt;i&gt;A Milli&lt;/i&gt; avec &lt;i&gt;Mo Milly&lt;/i&gt; sur lequel &lt;b&gt;Bun B &lt;/b&gt;se substitue à &lt;b&gt;Lil Wayne&lt;/b&gt; et accompagne de fort belle manière &lt;b&gt;Drake&lt;/b&gt; et Brian-sale-gueule-Williams toujours produit par &lt;b&gt;Boi-1 da&lt;/b&gt;. Si la qualité première de ce titre n'est pas son originalité, il s'avère tout de même plus séduisant que &lt;i&gt;A Milli&lt;/i&gt;. Birdman peut remercier le newcomer canadien pour avoir sauvé son album du naufrage complet. Ces quelques éclairs ne peuvent cependant pas nous faire oublier le manque de consistance de l'ensemble qui s'avère être le plus mauvais album de Birdman à ce jour. Ce disque racoleur au manque d'inspiration abyssale et à la durée de vie aussi éphémère que les promesses électorales de l'UMP ne marquera pas plus que ça. Mais qu'importe à Mr Williams. Du moment que l'argent continue à entrer et qu'il peut continuer à faire joujou avec ses bolides et ses blings il est content. Et ses fans aussi en dépit de ce qu'on pourrait penser, bien qu'on soit passés du médiocre à l'insipide. Pour les autres il est vivement recommandé de vous procurer la version instrumentale si vous ne supportez pas la pollution vocale made in NO.&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;8/20&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-3725945495380603352?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/3725945495380603352/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/birdman-pricele.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/3725945495380603352'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/3725945495380603352'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/birdman-pricele.html' title='Birdman-Pricele$$'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-431401818867449961</id><published>2010-01-19T23:13:00.000Z</published><updated>2010-01-19T23:13:47.829Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Clipse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><title type='text'>Clipse-Til The Casket Drops</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.undergroundpower.fr/undergroundpower/cover/Clipse-Til-The-Casket-Drops-cover.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://www.undergroundpower.fr/undergroundpower/cover/Clipse-Til-The-Casket-Drops-cover.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 8 décembre 2009&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Re-Up/Star Track&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; The Neptunes, DJ Khalil, Chin, Sean C &amp;amp; LV&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Les années 2008 et 2009 auront été marquées par la crise. Que ce soit au plan économique ou artistique nous traversons une période de vaches maigres accentuée par une certaine déliquescence chaque jour plus manifeste. Le hip-hop n’a quant à lui pas attendu ces deux années terribles pour entamer sa crise. Depuis 2007, il pâtit de productions sans grande saveur, d’un discours plus redondant que jamais et s’avère de moins en moins innovant, plombé qu’il est par une uniformisation grandissante, infectant même ses souterrains. Dans ce contexte morose, les attentes concernant les albums des valeurs sures sont d’autant plus grandissantes. Le duo de dealers de coke de Virginia Beach n’y échappe pas. Après deux albums tutoyant les classiques, les deux frères Thornton sont attendus au tournant et ils le savent. Avec des milliers de fans et une critique en manque depuis leur dernière inhalation, ils se doivent de livrer une drogue encore plus puissante tout en nous gardant de l’overdose. C’est sans doute ce dernier souci qui a présidé lors de l’élaboration de ce nouveau produit de synthèse. Nos frères décident en effet de changer leur formule gagnante en s’associant à des chimistes autres que les fidèles &lt;strong&gt;Neptunes&lt;/strong&gt;. Une nouvelle qui n’a pas forcement rassuré la clientèle dan,s la mesure ou depuis leur apparition&amp;nbsp; officielle avec &lt;em&gt;Lord Willin&lt;/em&gt;, &lt;strong&gt;Malice&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Pusha T&lt;/strong&gt; ne se sont passés de leur service qu’une seule fois, le temps de livrer une barrette de shit portant le nom de &lt;em&gt;I’m Serious&lt;/em&gt; dissimulée dans le package d’une bande originale répondant au nom de &lt;em&gt;Cradle To The Grave&lt;/em&gt;. De plus des rumeurs faisant état d’associations avec des revendeurs de peu d’envergure, au nombre desquels &lt;strong&gt;Joss Stone&lt;/strong&gt; (le titre sera effectivement enregistré), suscitait des craintes légitimes. Comme la plupart des gros bonnets du milieu, &lt;strong&gt;Clipse&lt;/strong&gt; cèderait-il aux pressions de la mafia discographique en livrant une dose édulcorée, à l’image de celles auxquelles les pauvres camés que nous sommes doivent se contenter depuis quelques temps. Premiers éléments de réponse, l’annonce de l’identité des nouveaux laborantins. On aurait pu craindre l’irruption de pathétiques amateurs ne devant leur éphémère renommé qu’au manque de goût de la clientèle. Il n’en est cependant rien. Les deux nouvelles équipes constituées des Hitmen &lt;strong&gt;Sean C &amp;amp; LV&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;DJ Khalil&lt;/strong&gt; (secondé pour l’occasion de &lt;strong&gt;Chin&lt;/strong&gt;) a heureusement déjà fait ses preuves dans le milieu. Avec ces renforts de choix et la confiance renouvelée en &lt;strong&gt;Chad Hugo&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Pharrell Williams&lt;/strong&gt;, on table raisonnablement sur une livraison de qualité. Malheureusement la fine équipe mettra énormément de temps à infiltrer de nouveau l’industrie. En dépit d’une nuée de consommateurs fidèles, il leur faut recréer leur réseau une fois de plus avant de lancer la vente à grande échelle. La mise en vente sera ainsi maintes fois ajournées au plus grand dam des consommateurs. L’impatience aidant ils se jetteront sur le moindre pétard introduit par la fine équipe. Le disque de &lt;strong&gt;Re-Up Gang&lt;/strong&gt; fera ainsi patienter les plus atteints. Pour les autres il faudra attendre que la toute première dose du package, &lt;em&gt;Kinda Like A Big Deal &lt;/em&gt;investisse les rues pour mettre fin à cette trop longue période de manque. Cet excellent cru usiné par &lt;strong&gt;DJ Khalil&lt;/strong&gt; retourne le cerveau dès les premières ingurgitations. De plus le petit zeste apporté par &lt;strong&gt;Kanye West&lt;/strong&gt; n’altère en rien la qualité du produit, tout au contraire. Les sentiments sont cependant plus partagés avec les livraisons suivantes &lt;em&gt;I’m Good&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;All Eyes On Me&lt;/em&gt; qui en dépit de leur qualité et de la touche neptunienne sont diversement appréciées par les Clipse-addicts. Dernière dose à se rependre dans les rues via le concours de l’ambassadeur du bitume &lt;strong&gt;Cam’ron&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;Popular Demand (Popeyes)&lt;/em&gt; s’avère plus que satisfaisant. Le hors-d’œuvre digéré place à présent au package de luxe tant attendu que tout Clipse-Fiend se hate de se procurer chez son revendeur habituel.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Première impression, le disque s’avère comme on l’espérait très bien produit. Si les Neptunes continuent à se tailler la part du lion en ne laissant que cinq productions aux autres artificiers, ces derniers se mettent au niveau du duo de producteurs virginiens, rivalisant même d’imagination avec eux. &lt;strong&gt;Sean C &amp;amp; LV&lt;/strong&gt; mettent la pression d’entrée avec un excellent &lt;em&gt;Freedom&lt;/em&gt; (quoique peu évident à appréhender lors des premières écoutes). Un sample de voix de &lt;strong&gt;David Potter&lt;/strong&gt;, un riff de guitare, quelques instrumentations additionnelles et le tour est&amp;nbsp; joué.&amp;nbsp; Ajoutons à cela une très bonne performance de &lt;strong&gt;Pusha T&lt;/strong&gt; (très en verve sur l’ensemble du disque d’ailleurs) et on se laisse emporter par ce titre. L’hypnotique &lt;em&gt;Popular Demand&lt;/em&gt; avec son couplet tout en ad libs de Killa Cam et le terrible &lt;em&gt;Kinda Like A Big Deal&lt;/em&gt; envoient l’auditeur en orbite et le transporte sans décalage horaire dans le monde de nos deux lascars, exactement comme sur les premiers opus.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Avec une entrée en matière aussi époustouflante on se prend à rêver à une nouvelle tuerie. Les titres suivants viendront corroborer ce sentiment. &lt;strong&gt;Yo Gotti&lt;/strong&gt; se met en valeur sur la bastos &lt;em&gt;Showing Out &lt;/em&gt;nouvelle collaboration réussie avec les Neptunes. Malheureusement cette association jusqu’alors si efficace va s’avérer à la longue moins percutante sur cet album. Si elle s’avère convaincante sur &lt;em&gt;Door Man&lt;/em&gt; et plutôt correcte sur &lt;em&gt;I’m Good&lt;/em&gt;, il n’en est pas le cas sur la plupart des autres titres livrés par le combo virginien. Sans pour autant sombrer dans l’insipide les productions trop «&amp;nbsp;lights&amp;nbsp;» des Neptunes dénotant d’une volonté d’ouverture commerciale font perdre de l’épaisseur à la mayonnaise. Cette orientation n’est bien entendu pas du goût de ceux qui ne rêvaient que d’instrus gras comme un vieux burger. Si dans leur ensemble elles ne sont pas foncièrement mauvaises, on ne peut affirmer qu’elles ne&amp;nbsp; tirent pas l’album vers le bas. &lt;em&gt;All Eyes On Me&lt;/em&gt; rempli parfaitement son rôle de titre club notamment grâce au renfort de &lt;strong&gt;Keri Hilson&lt;/strong&gt; mais ne convainc que moyennement et finira même par irriter certains. &lt;em&gt;Counseling&lt;/em&gt; et surtout &lt;em&gt;Champion&lt;/em&gt; sont par contre peu emballants. On en baille presque. On en est encore à se demander comment Pharrell et son acolyte en sont venus à livrer des prods si peu originales (ce qui était pourtant la grande force de celles des deux premiers albums) à leurs collaborateurs de longue date. On a beau être fan la compromission est difficilement concevable. Pour ne rien arranger &lt;strong&gt;DJ Khalil &lt;/strong&gt;ne gâte pas non plus son &lt;em&gt;Footsteps&lt;/em&gt;. Si nos MC’s s’y adaptent plutôt bien, il n’en est pas de même pour &lt;strong&gt;Kobe&lt;/strong&gt; qui livre un refrain irritant à la longue. Il s’en sort heureusement mieux sur un &lt;em&gt;There Was A Murder&lt;/em&gt; de bien meilleure facture. C’est finalement &lt;strong&gt;Sean C &amp;amp; LV&lt;/strong&gt; qui pourront se targuer d’avoir réussi un sans-faute en assurant le missile barbelé &lt;em&gt;Never Will It Stop&lt;/em&gt; sur lequel &lt;strong&gt;Ab-Liva&lt;/strong&gt; sort le gun secondant avec brio les deux frères dans ce massacre auditif. Ces derniers sont heureusement restés égaux à eux-mêmes tout au long de ce projet. Leur complémentarité microphonique continue de faire des étincelles et reste toujours aussi savoureuse. Si &lt;strong&gt;Malice&lt;/strong&gt; est devenu un tantinet plus nonchalant, &lt;strong&gt;Pusha T&lt;/strong&gt; a cependant gagné en efficacité avec des prestations plus énergiques.&amp;nbsp; Que les sceptiques soient rassurés, le duo est toujours aussi incisif. L’album se conclue sur une ultime production signé par les &lt;strong&gt;Neptunes&lt;/strong&gt;. &lt;em&gt;Life Change&lt;/em&gt; voit intervenir leur petit protégé &lt;strong&gt;Kenna&lt;/strong&gt; sur le refrain et achève plutôt bien l’album&lt;/div&gt;Un disque qui au regard de ce à quoi nous avaient habitués nos deux zigs s’avèrent finalement décevant. La faute à une inégalité trop flagrante. Si la première partie est de très haut niveau, l’album pêche sur la longueur à cause du manque de consistance de sa deuxième partie. Dommage pour nos frères qui s’ils continuent de briller au mic font les frais de la direction artistique de leurs amis producteurs. On en vient finalement à se demander s’il n’aurait pas été loisible de leur donner moins d’influence et faire plus de place aux autres architectes sonores de l’opus. En dépit des nombreuses réserves, &lt;em&gt;Til The Casket Drops&lt;/em&gt; n’en demeure pas moins un très bon album et peut-être même un des meilleurs de l’année. On était bien entendu en droit d’en espérer plus et on est un peu déçu, mais ce ressentiment ne doit pas venir fausser notre jugement. Un bon disque de 2009.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-431401818867449961?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/431401818867449961/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/clipse-til-casket-drops_19.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/431401818867449961'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/431401818867449961'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/clipse-til-casket-drops_19.html' title='Clipse-Til The Casket Drops'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-5855285585980898462</id><published>2010-01-19T23:11:00.000Z</published><updated>2010-01-19T23:11:48.627Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Snoop Dogg'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><title type='text'>Snoop Dogg-Malice N Wonderland</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.thehypefactor.com/wp-content/uploads/2009/10/Snoop-Dogg-Malice-n-Wonderland.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://www.thehypefactor.com/wp-content/uploads/2009/10/Snoop-Dogg-Malice-n-Wonderland.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 8 décembre 2009&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Doggystyle/Priority&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; Scoop DeVille, The-Dream, Tricky Stewart, Dr. Dre, Terrace Martin, Lil Jon, Teddy Riley, Nottz, Timbaland, The Neptunes, B-Don, Danja, Battlecat, Snoop Dogg&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;A peine parti que déjà il signe son retour.Une année seulement après le contesté &lt;em&gt;Ego Trippin&lt;/em&gt;, le chien de Long Beach revient dans les bacs avec son dixième album. Ce disque s’annonce d’ores et déjà dans la lignée de ce à quoi Snoop nous a habitué depuis &lt;em&gt;R&amp;amp;G&lt;/em&gt;, à savoir faire danser les foules tout en se faisant plaisir quitte à livrer un projet fourre-tout dans lequel tout un chacun pourra avoir son compte. Si jusqu’alors le contrat avait été plus ou moins respecté avec quelques titres plus consensuels au milieu des confiseries dont notre chien est désormais si friand, ce n’est pas vraiment le cas avec cet opus.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Commençons tout de même par le commencement. Les plus perspicaces se rappellent que Snoop Dogg a toujours couru après son indépendance artistique. C’est fort de cette idée que son propre label Doggystyle Records avait vu le jour en 1999, un peu avant la fin de son contrat avec No Limit. Les impératifs économiques étant ce qu’ils sont, notre chien devra mettre ses velléités en suspens le temps de mieux se retrouver. Finalement libéré de ses obligations avec Geffen, il prend donc le chemin de l’indépendance (quoique relative vu que la distribution est tout de même assurée par Priority) à l’instar de beaucoup de ses illustres collègues (&lt;strong&gt;Ice Cube, Rakim&lt;/strong&gt;…) et entame dans la foulée la réalisation de ce dixième album. Première conséquence, il se retrouve avec la casquette de producteur exécutif. Deuxième effet pervers, le nombre de tracks est revu à la baisse, une première dans sa discographie solo.Il faudra se contenter de douze titres en plus d’une intro et d’une outro des plus dispensables. Heureusement sa longévité dans l’industrie lui a tout de même permis de se constituer un solide carnet d’adresses. Il s’entoure donc d’une brochette de producteurs des plus variées. Entre vieux compagnons de route (&lt;strong&gt;Battlecat, Dr. Dre&lt;/strong&gt;…), habitués (&lt;strong&gt;Teddy Riley, The Neptunes, Scoop DeVille&lt;/strong&gt;), et collaborateurs côtés du moment ( &lt;strong&gt;Danja, The-Dream&lt;/strong&gt;) la diversité est assurée. De quoi prêter à un minimum d’optimisme pour la qualité de cet opus. Les fuites s’avèreront cependant peu rassurante, tout comme la tracklist dont la publication fera naitre de sérieux doutes sur le contenu. Heureusement encore que la pochette est belle.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Premier constat à l’écoute, le disque est conforme aux prévisions que laissait entrevoir la tracklist et l’orientation de l’auteur ces dernières années. Comme trop souvent, il suit parfaitement la tendance se contentant d’assurer le minimum syndical au micro. On en attendait pas mieux vu que depuis &lt;em&gt;Tha Last Meal&lt;/em&gt; sa street crédibilité est sur la pente descendante, mais là on a droit à du Snoop fatigué. Le chien a définitivement perdu ses crocs et n’est plus bon qu’à se rependre en jappements attendrissants et en aboiements légers dignes d’un chihuahua asthmatique. Pour le reste le contenu du disque ravira à n’en point douter l’association des odonto-stomatologistes. C’est mielleux au possible, limite mièvre et surtout peu inspiré. La niche du pittbull s’est muée litière de chat persan. Il faut se rendre à l’évidence le jeune Crip qui avait pris le hip-hop en levrette il y a plus de quinze ans n’est plus. Les rues sales polluées par les gangs n’étant plus son territoire de prédilection, il se vautre désormais dans une literie cotonneuse à souhait. Et ce au mépris des fans de la première heure qui avait espérer un éventuel retour aux sources (en même temps il ne fallait pas rêver).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Tout démarre pourtant bien avec un &lt;em&gt;I Wanna Rock&lt;/em&gt; plutôt efficace sans pour autant être exceptionnel.Un titre qu’on qualifierait de moyen à l’échelle des possibilités microphoniques de Snoop mais qui s’avère de très bonne facture au vu de l’ensemble. Même impression avec le trop bref &lt;em&gt;2 Minute Warning&lt;/em&gt; qui lui succède. A partir de la quatrième piste on oscille entre le bon et le moins bon. Snoop ressuscite &lt;strong&gt;Lil Jon&lt;/strong&gt; le temps d’un &lt;em&gt;1800&lt;/em&gt; sans éclat mais marque surtout la tendance sudiste de cet opus. Un choix pas des plus fructueux d’autant qu’il accouche de titres peu convaincants à l’image d’un &lt;em&gt;That’s That Homie&lt;/em&gt; sans intérêt sur lequel on aurait très bien pu remplacer ses couplets par ceux de &lt;strong&gt;Gucci Mane&lt;/strong&gt; sans que personne ne crie au scandale. Les tréfonds de la médiocrité sont atteints avec le pathétique &lt;em&gt;Pronto&lt;/em&gt; qui invite le chouchou des kikoolols, j’ai nommé &lt;strong&gt;Soulja Boy&lt;/strong&gt;. Pas de «&amp;nbsp;Yoooou&amp;nbsp;» au menu cette fois-ci. Notre petit père se permet même de livrer une performance de très bonne facture comparée à ses propres compositions. Ça reste cependant aussi mou qu’un pénis de môme et pour ne rien arranger le long chien se met au niveau de son invité avec une performance de liliputien haltérophile .Un titre tout simplement abominable desservi par un refrain des plus risibles où ce qui reste de la voix de notre jeunot après un passage sous auto-tune se charge de remplir de joie les ORLs. Boules Quiès vivement recommandées pour ce titre sous peine d’être pris de pulsions meurtrières. Le massacre se poursuit avec les deux combinaisons avec &lt;strong&gt;The-Dream&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Gangsta Luv&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Luv Drunk&lt;/em&gt;) qui sans être mauvaises ne convaincrons que les amateurs de sons légers. Il a beau retrouver ensuite &lt;strong&gt;R. Kelly&lt;/strong&gt; pour un ersatz de &lt;em&gt;That’s That Shit&lt;/em&gt; sur &lt;em&gt;Pimpin’ Ain’t EZ&lt;/em&gt; on n’en demeure pas moins dubitatifs.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Une poignée de titres vient cependant sauvé l’album du naufrage. &lt;strong&gt;Jazmine Sullivan&lt;/strong&gt; donne une dimension supplémentaire à &lt;em&gt;Different Languages&lt;/em&gt; orchestré par &lt;strong&gt;Teddy Riley&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Scoop DeVille&lt;/strong&gt;, sans pour autant que Snoop brille. La mayonnaise s’épaissit cependant grâce au plus street &lt;em&gt;Upside Down&lt;/em&gt; qui vaut tout autant pour les bonnes prestations des rookies &lt;strong&gt;Nipsey Hussle&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Problem&lt;/strong&gt;. C’est finalement les vieux fidèles qui livreront les meilleurs titres. Snoop retrouve&lt;strong&gt; Battlecat&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Kokane&lt;/strong&gt; sur &lt;em&gt;Secrets&lt;/em&gt; pour un titre plus que convaincant nous rappelant qu’il y a bientôt dix ans ils faisaient des étincelles tous trois. Un morceau qui fera la joie des nostalgiques. Dans un autre registre le très bon &lt;em&gt;Special&lt;/em&gt; sur lequel il bénéficie du renfort de &lt;strong&gt;Pharrell Williams&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;Brandy&lt;/strong&gt; satisfera également les acheteurs de &lt;em&gt;R&amp;amp;G&lt;/em&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Cependant sans être mauvaise langue ou ironique l’album se révèle plutôt agréable à écouter. Léger mais tout de même plaisant, il s’avère accrocheur et séduira sans peine les amateurs de sons sans prises de tête. Au vu de ce virage assumé, il serait inapproprié de dire que la descente aux enfers de Snoop continue et que ce disque de plus l’enfonce un peu plus dans l’océan de la wackitude. L’album aurait cependant pu être de bien meilleure facture s’il avait été d’avantage peaufiné. Assurément un de ses plus mauvais disques et sachant qu’il persistera dans cette voie, il y a fort à parier que le suivant risque d’être tout simplement indigeste.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;10/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-5855285585980898462?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/5855285585980898462/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/snoop-dogg-malice-n-wonderland.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/5855285585980898462'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/5855285585980898462'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/snoop-dogg-malice-n-wonderland.html' title='Snoop Dogg-Malice N Wonderland'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-973964972145412350</id><published>2010-01-19T23:09:00.000Z</published><updated>2010-01-19T23:09:03.251Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='50 Cent'/><title type='text'>50 Cent-Before I Self Destruct</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.undergroundpower.fr/undergroundpower/cover/50-cent-before-i-self-destruct.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://www.undergroundpower.fr/undergroundpower/cover/50-cent-before-i-self-destruct.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Il est lieu commun d’affirmer que 50 Cent est musicalement au creux de la vague (à la grande joie de ses haters de tout poil, trop heureux de le voir s’étaler en beauté). Elle est loin l’époque ou il faisait la pluie et le beau temps sur le rap mainstream avec son &lt;strong&gt;Gorilla Unit&lt;/strong&gt;. Loin aussi cette époque où quiconque s’en prenant à lui&amp;nbsp; voyait sa carrière fortement ébranlée. S’il a successivement enterré &lt;strong&gt;Ja Rule, Cam’ron&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Fat Joe&lt;/strong&gt;, Fiddy a malheureusement perdu son duel au sommet avec &lt;strong&gt;Kanye West&lt;/strong&gt;, initié à l’occasion du très moyen &lt;em&gt;Curtis&lt;/em&gt; (qu’il qualifiera lui-même d’échec). Pis il reste sur un échec retentissant avec la sortie du catastrophique deuxième album de la &lt;strong&gt;G-Unit&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;Terminate On Sight&lt;/em&gt;. Un revers dont il se relèvera très difficilement au vu de la nuée de critiques qu’a subi l’opus. Il fera donc le dos rond annonçant dans la foulée la sortie prochaine de son quatrième album &lt;em&gt;Before I Self Destruct&lt;/em&gt;, projet déjà bien avancé au moment des sessions de &lt;em&gt;Curtis&lt;/em&gt;. Il définit lui-même l’album comme un retour aux sources et la qualifie de prequel de &lt;em&gt;Get Rich Or Die Tryin’&lt;/em&gt;. On reste cependant dubitatif vu que ce genre d’annonce s’avèrent souvent infondées. Initialement prévu pour 2008, il se verra sans cesse reporté officiellement pour laisser le champ libre au grand retour d’&lt;strong&gt;Eminem&lt;/strong&gt;. La véritable raison serait plutôt le manque de buzz dont bénéficie 50. S’il y a encore peu son seul nom suffisait à mettre la presse et le public en émoi, il faut bien admettre que la donne à changer. L’heure n’est plus aux gangsters en carton, mais plutôt aux ringtones rappers, à l’autotune et aux sonorités mâtinées de pop music et de dance. Dans ce contexte faisant la part belle à la facilité et aux projets sans aucune originalité, Fiddy a quelque peu de mal à se retrouver. Pour ne rien arranger la crise de l’industrie du disque et ses relations tendues avec &lt;strong&gt;Jimmy Iovine&lt;/strong&gt; (patron d’Interscope son label) ne lui facilite pas la tâche au point que paradoxalement 50 est presque devenu un rappeur underground en 2009, tend ce dernier peine à exister entre les vedettes hip-pop et les arrivistes écervelés du ringtone rap, nouvelles idoles de la masse de joyeux crétins qui constituait naguère son public. Pas étonnant donc qu’il aie toutes les peines du monde à assurer le lancement de son album. &lt;em&gt;Get Up&lt;/em&gt;, la première sonde, ne trouvera pas son public en dépit du renfort de &lt;strong&gt;Scott Storch&lt;/strong&gt; à la production. Même sentence pour &lt;em&gt;I Get It In&lt;/em&gt; que même le parrainage de &lt;strong&gt;Dr. Dre&lt;/strong&gt; ne sauvera pas de la noyade (au sens commercial du terme).&amp;nbsp; Le nouveau beef contre &lt;strong&gt;Rick Ross&lt;/strong&gt; arrivera presqu’en sauveur. S’il n’atteint pas l’intensité des premiers et laisse passablement indifférent, cette embrouille cousu de fil blanc aura au moins le mérite de le mettre de nouveau sous le feu des projecteurs (quoique la lumière fusse pâle et que ce beef aie d’avantage profité à Ross). Poussé dans les cordes par son nouvel «&amp;nbsp;ennemi&amp;nbsp;», Curtis se doit de réagir avec un album qui devrait marquer sa reconciliation avec la rue. Entretemps un autre titre produit par Dre fuit sur la toile: &lt;em&gt;OK, You’Re Right&lt;/em&gt;. S’il laisse préfigurer un retour au fondamentaux, il est malheureusement plombé par une prod pas mauvaise mais qui s’avère à la longue trop répétitive et fini par lasser. Le premier single officiel &lt;em&gt;Baby By Me&lt;/em&gt; (Featuring &lt;strong&gt;Ne-Yo&lt;/strong&gt;) est tout aussi peu rassurant. On pourra se consoler en se disant qu’au moins il n’y a pas d’autotune dessus, mais ce titre taillé pour radios et dancefloor laisse étrangement de glace. Pis on se prend à redouter un nouveau &lt;em&gt;Curtis&lt;/em&gt;, à savoir un disque fourre-tout sur lequel on peut retrouver la crème des gros vendeurs du moment. C’est fort de ces appréhensions que l’écoute de l’album est entamée.&lt;br /&gt;Premier constat 50 continue dans sa logique street entamée sur l’album de la G-Unit. Si quelques producteurs de renom sont conviés(&lt;strong&gt;Polow Da Don, DJ Khalil, Rockwilder, Rick Rock&lt;/strong&gt;…), une bonne moitié des sonorités sont confiées à des inconnus. Même &lt;strong&gt;Dr. Dre&lt;/strong&gt; et son acolyte&lt;strong&gt; Mark Batson&lt;/strong&gt; se montrent bien discret en ne signant que deux titres. Autre constante la liste des invités s’est vu sérieusement réduite. Seuls &lt;strong&gt;Ne-Yo, R. Kelly&lt;/strong&gt; et son mentor &lt;strong&gt;Eminem&lt;/strong&gt; auront l’honneur de s’illustrer à ses côtés. A l’écoute on relèvera surtout que l’ami Curtis a pour une fois tenu ses promesses. La couleur musicale s’avère aussi street qu’il l’avait annoncée. Pas de «&amp;nbsp;T-Paineries&amp;nbsp;» et autres «&amp;nbsp;Kid Cudieries&amp;nbsp;» au programme, on penche volontiers du côté de la soul plutôt. Pas de formules guimauvesques juste bonnes à contenter la nuée de diabétiques pré-pubères ou de combinaisons plus cotonneuses que de la barbe-à-papa. La confiserie est fermée pour cet épisode, place aux plats de résistance.&lt;br /&gt;L’album démarre sur des chapeaux de roues avec le surpuissant &lt;em&gt;The Invitation&lt;/em&gt;, bastos malheureusement trop brève usinée par un &lt;strong&gt;Ty Fyffe&lt;/strong&gt; en grande forme. Ce titre donne le ton de cette première partie du disque où est concentrée la plupart des bons titres. L’enchainement avec les titres suivants donne une triplette incandescente transpirant le soufre. Entre ses souvenirs évoqués dans &lt;em&gt;Then Day Went By&lt;/em&gt; et le rageur et explicite &lt;em&gt;Death To My Enemies&lt;/em&gt;, nouvelle tuerie signée &lt;strong&gt;Dr. Dre&lt;/strong&gt;, on retrouve le 50 qu’on a toujours connu et auquel on aura droit tout au long de l’album. Sur de lui, plus agressif tant dans le texte que dans le flow, il vide ses chargeurs sur la concurrence mais s’avère moins adroit que par le passé. Le sniper qu’il était rate plus souvent ses cibles qu’auparavant où s’en prend à des proies faciles qu’il a coutume de chasser, au point de ne pas convaincre grand-monde. Il égratigne ainsi &lt;strong&gt;Jay-Z, Game&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Lil Wayne&lt;/strong&gt; sur &lt;em&gt;So Disrespectful&lt;/em&gt;, ersatz de &lt;em&gt;Piggy Bank&lt;/em&gt; qui s’avère cependant plus écoutable que son original. Pour l’originalité il faudra clairement repasser. C’est le principal reproche qu’on peut faire à cet album. 50 ne s’éloigne en effet pas de ses propres sentiers battus et à défaut de se renouveler décline à l’envie les recettes qui ont fait son succès. Diss-track de circonstance (&lt;em&gt;So Direspectful&lt;/em&gt;), titres énervés (&lt;em&gt;Death To My Enemies&lt;/em&gt;), enième collaboration avec &lt;strong&gt;Eminem&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Psycho&lt;/em&gt;), titres plus accessibles, références constantes à son passé de street soldier et on a fait le tour. N’allez cependant pas penser que cet album est sans intérêt. Il nous ressert peut-être la même chose mais a au moins le mérite de changer la forme. Il se montre toujours à son avantage sur &lt;em&gt;Crime Wave&lt;/em&gt;, le partiellement autobiographique &lt;em&gt;Stretch&lt;/em&gt; ou encore le soulful &lt;em&gt;Strong Enough&lt;/em&gt;. Il ne s’en tire pas trop mal non plus sur &lt;em&gt;Get It Hot&lt;/em&gt;, espèce de nouvel &lt;em&gt;I Get Money&lt;/em&gt; plutôt entrainant, le correct &lt;em&gt;I Got Swag&lt;/em&gt; ou encore le très bon &lt;em&gt;Do You Think About Me&lt;/em&gt;, titre le plus réussi de ceux destinés au grand public.Son flow reste toujours aussi plaisant pour ceux qui y sont sensible et il livre de bien meilleures performances que sur les décevants projets précédents.&lt;br /&gt;Tout n’est cependant pas rose au royaume de 50. L’album a aussi son lot de déceptions. Si &lt;em&gt;Psycho&lt;/em&gt; s’avère être un excellent titre, 50 se fait outshiner sans ménagements par un &lt;strong&gt;Eminem&lt;/strong&gt; éblouissant de dextérité, au point qu’il varie son flow sur le troisième couplet pour essayer de tenir la cadence mais rien n’y fait. Autres moments creux le fadasse &lt;em&gt;Hold Me Down&lt;/em&gt; qui s’avère vite irritant, le peu inspiré &lt;em&gt;Gangsta’s Delight&lt;/em&gt; (reprise ratée du fameux &lt;em&gt;Rapper’s Delight&lt;/em&gt;) produite par un &lt;strong&gt;Havoc&lt;/strong&gt; de moins en moins convaincant aux manettes et les titres radio friendly destinés au grand public qui plombent la fin de l’album. On y retrouve les deux singles &lt;em&gt;Baby By Me&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;OK You’re Right&lt;/em&gt; mais aussi le plus que dispensable &lt;em&gt;Could’ve Been You &lt;/em&gt;que la présence de &lt;strong&gt;R. Kelly&lt;/strong&gt; ne suffit pas à rehausser. Une fin plus que passable qui laisse un sentiment d’inachevé pour l’auditeur. L’album se retrouve ainsi partagé en deux parties totalement inégales. Si la première est de très bonne facture, la seconde est plus que décevante et en dehors de quelques titres qui surnagent a de fortes chances de finir dans la corbeille. Toutes choses qui donnent une impression finale de bâclage.&lt;br /&gt;Un disque assez contrasté en définitive. Si on est plutôt satisfaits de ce retour aux sonorités streets on est cependant moins séduits par la stagnation de l’ensemble. L’album reste largement supérieur à &lt;em&gt;Curtis&lt;/em&gt; mais ne parvient pourtant à faire l’unanimité. Il apparait comme un projet correct sans plus, pêchant par déficit de créativité et de prise de risques. Il ne suffira en tout cas pas à lui rendre l’estime dont il bénéficiait au début du siècle, ni à rabattre le caquet à ses haters qui se feront une nouvelle joie de le tailler. Quoi qu’il en soit &lt;em&gt;Before I Self Destruct&lt;/em&gt; a le mérite de ne pas avoir déçus ceux qu’il attendait. Bien sur il lui manque un peu de folie, mais dans le contexte actuel c’est toujours bon à prendre. 50 nous a donné exactement ce qu’on attendait de lui pour une fois, que demander de plus?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-973964972145412350?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/973964972145412350/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/50-cent-before-i-self-destruct.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/973964972145412350'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/973964972145412350'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/50-cent-before-i-self-destruct.html' title='50 Cent-Before I Self Destruct'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-8431976553881846543</id><published>2010-01-19T23:07:00.000Z</published><updated>2010-01-19T23:07:17.488Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rakim'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><title type='text'>Rakim-The Seventh Seal</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.undergroundpower.fr/undergroundpower/cover/rakim-the-seventh-seal-cover.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://www.undergroundpower.fr/undergroundpower/cover/rakim-the-seventh-seal-cover.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;10 ans. Dix années déjà que le successeur de l’excellent &lt;em&gt;The Master&lt;/em&gt; était attendu avec impatience par tout fan de rap US se respectant. L’attente fut longue, au point que les plus pessimistes ne s’imaginaient même plus que ce disque sortirait effectivement. Il faut dire que le God MC n’a pas été épargné par les vicissitudes. Beaucoup avaient été enchantés par sa signature chez Aftermath en 2000, surtout que l’album qui devait en découler (le mort-né &lt;em&gt;Oh My God!&lt;/em&gt; ) s’annonçait comme le classique des classiques avec une production exécutive assurée par &lt;strong&gt;Dr. Dre&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;DJ Premier&lt;/strong&gt; (rien que ça!). L’aventure tournera malheureusement court pour cause de divergences artistiques entre Rakim et son nouveau mentor. Le divorce sera consommé en 2003, avec pour seuls souvenirs de cette collaboration son featuring sur le hit &lt;em&gt;Addictive&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;Trurh Hurts&lt;/strong&gt;, un titre sur la B.O. de &lt;em&gt;8 Mile&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;R.A.K.I.M.&lt;/em&gt;) et une apparition sur &lt;em&gt;The Watcher 2&lt;/em&gt; (titre présent sur &lt;em&gt;The Blueprint 2&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;Jay-Z&lt;/strong&gt;). Les autres titres rejoindront la chambre forte à projets avortés d’Aftermath (qui s’avèrent d’ailleurs particulièrement fournie depuis les débuts du label) et seuls des extraits de mauvaise qualité fuiront sur la toile. Suivra ensuite une longue traversée du désert. Une signature sur le très éphémère label DreamWorks, une apparition aux cotés de &lt;strong&gt;Kanye West&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Nas&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;KRS-One&lt;/strong&gt; sur le single &lt;em&gt;Classic&lt;/em&gt; et quelques apparitions fugaces dans des vidéos et quelques projets de moindre envergure. Parallèlement il décide de prendre sa destinée en main en prenant la voie de l’indépendance. C’est ainsi que nait le label Ra Records dont il est bien entendu la signature exclusive. Il ne lâche pas pour autant le micro et s’attelle à la réalisation de ce nouvel opus. Initialement prévu pour le 7 juillet 2007 (ce qui donne 07/07/07 en numérologie et témoigne de l’attrait de notre légende vivante pour le mysticisme), &lt;em&gt;The Seventh Seal&lt;/em&gt; n’échappera malheureusement pas au principal écueil de l’industrie du disque de ces dernières années: les sempiternels reports. Ce n’est finalement que deux ans plus tard que ce projet arrivera enfin dans les bacs précédé par deux singles de très bonne facture: (&lt;em&gt;Holy Are You&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Walk These Streets&lt;/em&gt;).&lt;br /&gt;Première déception la liste des producteurs conviés. Même avec un statut d’indépendant, on était en droit d’espérer qu’un artiste de la trempe de Rakim puisse tout au moins attirer quelques producteurs de génie, surtout que les rumeurs faisant état d’une livraison de &lt;strong&gt;DJ Premier&lt;/strong&gt; et d’une unrealeased track usinée par &lt;strong&gt;Dr. Dre&lt;/strong&gt; allait bon train. Au final les grands producteurs ne sont pas là. Pas de trace de Dre ou Primo. Pas plus de &lt;strong&gt;Clark Kent&lt;/strong&gt;. Seuls artisans connus conviés: &lt;strong&gt;Jake One&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Needlz&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Nottz&lt;/strong&gt;. Du menu fretin comparé au statut du MC en somme. Pour le reste la part belle est accordée aux inconnus (&lt;strong&gt;Nick Wiz, Neo Da Matrix, Slyce&lt;/strong&gt;…).&amp;nbsp; Problème ces valeureux sous-traitants ne parviennent pas à se hisser au niveau des glorieux ex-collaborateurs du God MC) et l’album en souffre au plus grand regret des fans. Sans que les productions ne soient foncièrement mauvaises (elles sont même pour la plupart agréables à écouter), elles manquent clairement d’épaisseur et ne s’avèrent au final que globalement moyennes. Une sensation de «&amp;nbsp;Peux mieux faire&amp;nbsp;» hante les plages et plombe l’atmosphère générale. C’est par exemple le cas sur le moyen &lt;em&gt;You &amp;amp; I&lt;/em&gt; ou le perfectible &lt;em&gt;Message In The Song&lt;/em&gt; (sur lequel sa fille Destiny assure le refrain avec brio). Cela en devient même problématique à l’écoute de &lt;em&gt;Working For You&lt;/em&gt; conçu à partir d’un sample ultra-grillé (&lt;strong&gt;William Bell&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;I Forgot To Be Your Lover&lt;/em&gt;)&amp;nbsp; ou du titre final &lt;em&gt;Dedicated&lt;/em&gt; qui reprend sèchement le &lt;em&gt;Don’t Speak&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;No Doubt. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Heureusement que le God MC conserve sa dextérité microphonique. Sans pour autant se révolutionner il fait étalage de beaux restes et prouve une fois de plus que sa notoriété n’est en rien usurpée. Si ses lyrics sont plutôt axés sur la religion (je devrais dire l’ésotérisme), son amour pour le hip-hop et les multiples évocations de son statut de légende vivante, notre Microphone Fiend n’en demeure pas moins efficace même si les plus pointilleux finiront par se lasser de ces thématiques. Il se permet même de donner des leçons sur l’art du rap dès le premier titre &lt;em&gt;How To Emcee&lt;/em&gt;. Un cours magistral rondement mené qui renvoie les 3/4 des acteurs du mouvement à leurs études. On se laisse facilement séduire par l’entrainant &lt;em&gt;Walk This Streets&lt;/em&gt; où il nous parle de la rue et de ses dangers. L’instru de &lt;strong&gt;Needlz&lt;/strong&gt; a beau s’inspirer grandement de ce à quoi le bon docteur nous a habitué, il s’avère pourtant être un des meilleurs titres de l’album. Seul bémol, on se prend à regretter que leur collaboration n’est pas abouti au vu de la qualité de ce succédané ou même &lt;strong&gt;Maino&lt;/strong&gt; (rare invité de l’album) parvient à s’illustrer. On en vient également à se demander quelle pouvait être la véritable nature des divergences artistiques avec Aftermath, surtout si c’est pour faire figurer ce titre dans leur plus pur style sur l’album. Autre constante dans cet album: la prédominance des refrains chantés. Pratiquement tous les titres y ont droit ce qui ne manque pas de dérouter quelque peu, surtout que les interprètes sont d’illustres inconnus). Volonté d’accessibilité (argument plus que discutable d’ailleurs) ou simple choix artistique? La seconde hypothèse est plus plausible. Dommage pour ceux qui rêvaient d’un album «&amp;nbsp;à l’ancienne&amp;nbsp;» avec un maximum de refrains rappés, moult scratches et invités prestigieux. Il faudra s’accomoder de cette ambiance soulful pour apprécier cet album à sa juste valeur.&lt;br /&gt;Passés cet a priori, le disque s’avère plutôt convaincant. Rakim reste efficace qu’il nous parle de son amour de la musique (comme sur &lt;em&gt;Put It All To Music, Still In Love&lt;/em&gt; ou les pré-cités &lt;em&gt;Message In The Song&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Working For You&lt;/em&gt;), de vie de rue ( &lt;em&gt;Walk These Streetz&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Documentary Of A Gangsta&lt;/em&gt;) ou d’amour (&lt;em&gt;Psychic Love&lt;/em&gt;). Bien sur un album de Rakim ne saurait être complet sans quelques titres plus profonds au confluent de la philosophie et de la foi. Après tout n’a t’il pas nommé son album &lt;em&gt;The Seventh Seal&lt;/em&gt; dans cette optique (titre tiré de la Bible)? Cette dimension est perceptible via des titres comme le spirituel &lt;em&gt;Holy Are You&lt;/em&gt; (un des titres majeurs de cet opus), le profond &lt;em&gt;Man Above&lt;/em&gt; ou encore le très bon &lt;em&gt;Won’t Be Long&lt;/em&gt; sur le thème de la persévérance. Une brochette de titres qui donne de l’épaisseur à l’ensemble sans pour autant porté l’album vers les sommets.&lt;br /&gt;Un album assez contrasté au final. Beaucoup attendaient un classique (espoir tout de même un peu naïf avouons-le) et seront au final déçu par ce disque qui n’effleure même pas ce statut. La faute à des productions trop peu efficaces et clairement indignes d’un retour autant attendu. Autant imaginer Sébastien Loeb dans une bête voiture de série. Si le talent de Rakim est resté intact, ce n’est malheureusement pas cet album qui refera de lui un des rappeurs les plus «&amp;nbsp;hot&amp;nbsp;». Il fait même limite tâche dans sa disco en dépit d’une qualité certaine mais inférieure à ses prédécesseurs. On se consolera tout de même en savourant ce retour sommes toutes plus réussi que celui de la plupart des old timers du mouvement. Son principal mérite est de ne pas avoir cédé à la démagogie (même si ses thématiques peuvent s’avérer redondantes au final) et encore moins aux sirènes commerciales. Pas de guest list racoleuse, pas de producteurs qu’on trouve sur toutes les sorties du moment et surtout pas de «&amp;nbsp;jeunisme&amp;nbsp;» ou d’usage d’autotune. Rakim a tout au moins réussi à ne pas s’inscrire dans les tendances actuelles. Bien sur on aurait espérer bien mieux de lui, mais n’avons nous pas tendance à nous laisser aveugler par son glorieux passé? A force de la placer sur un piédestal on a tendance à oublier qu’il n’est qu’un artiste comme les autres, génial certes mais capable d’égarements comme tout le monde. Un très bon album à l’échelle des livraisons de l’année quoi qu’on dise. Gageons que sa carrière ne prendra pas fin sur cet ultime projet en demi-teinte et qu’il nous gratifiera d’un autre disque plus inspiré cette fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-8431976553881846543?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/8431976553881846543/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/rakim-seventh-seal.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/8431976553881846543'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/8431976553881846543'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/rakim-seventh-seal.html' title='Rakim-The Seventh Seal'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-3034083289767378246</id><published>2010-01-19T23:05:00.000Z</published><updated>2010-01-19T23:05:20.606Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2Pac'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><title type='text'>2Pac-Me Against The World</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://img266.imageshack.us/img266/4348/audioaudio092pacmeagainfe4.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://img266.imageshack.us/img266/4348/audioaudio092pacmeagainfe4.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Du chemin a été parcouru depuis la sortie de &lt;em&gt;Strictly 4 My N.I.G.G.A.Z.&lt;/em&gt; Si l’accueil fut plutôt satisfaisant dans l’ensemble, 2Pac du fait de ses nombreux démêlés avec la justice assoit encore plus sa légende de thug dans l’imagerie populaire.&amp;nbsp; L’homme fascine et devient par la force des choses la nouvelle coqueluche des médias et de la presse spécialisée. Entre deux audiences et quelques films, il prend tout de même le temps de se focaliser sur sa musique. A ce titre il participe remarquablement à &lt;em&gt;Thug Life Vol.1&lt;/em&gt;, projet de premier plan sur lequel il s’illustre avec ses proches. Le succès de ce disque ne parviendra cependant pas à tempérer ses ennuis personnels. Outre une inculpation pour sodomie et agression sexuelle, sa rivalité avec &lt;strong&gt;Biggie Smalls&lt;/strong&gt; va grandissante au point de basculer dans le tragique. Il se fait ainsi tirer dessus un peu avant le verdict de son procès et sera d’ailleurs condamné dans la foulée à quatre ans et demi de prison après avoir été reconnu coupable. C’est dans cette période trouble qu’il enregistre &lt;em&gt;Me Against The World&lt;/em&gt;, son troisième album qu’il parvient à boucler juste avant son incarcération&amp;nbsp; en Février 1995. L’album sort donc alors qu’il purge sa peine.&lt;br /&gt;Alors que les supputations quand au contenu éventuel de l’album alimente les rumeurs, le premier single (je devrais plutôt dire la première bombe) &lt;em&gt;Dear Mama&lt;/em&gt; arrive avec fracas sur les ondes. Impossible de ne pas se laisser séduire par cet hommage plus que poignant de Pac à sa génitrice. L’émotion communicative qui suinte de ce titre s’avère terriblement hypnotique au point qu’on s’imagine aisément glisser dans la peau de Mr Shackur. Plus qu’un titre à cœur ouvert, c’est limite s’il ne nous convie pas à une visite guidée de son âme torturée. Un morceau depuis devenu un classique intemporel et sans aucun doute l’un de ses tous meilleurs titres. Avec une entrée en matière de ce niveau on était légitimement en droit d’attendre un classique ou tout au moins un disque de très très haut niveau. Le produit fut heureusement à la mesure des espérances. Son intitulé est d’ailleurs suffisamment évocateur. Pac revient pas mal sur ses pérégrinations dans cet album par le biais de titres forts comme le morceau éponyme (avec le renfort de &lt;strong&gt;Dramacydal&lt;/strong&gt;, les futurs &lt;strong&gt;Outlawz&lt;/strong&gt;). Il cède même parfois à la paranoïa comme sur &lt;em&gt;Death Around The Corner&lt;/em&gt; (qu’on pourrait qualifier de prémonitoire par ailleurs) ou encore le terrible &lt;em&gt;If I Die 2Nite&lt;/em&gt; (magnifique production d’&lt;strong&gt;Easy Moe Bee&lt;/strong&gt;).Il se permet même de répondre à ses détracteurs sur l’incisif &lt;em&gt;Fuck The World&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Il serait cependant réducteur de penser que cet album n’est qu’une compilation de titres revanchards innervés d’allusions constantes à son agression et à sa crainte de la mort. &lt;em&gt;Me Against The World&lt;/em&gt; est bien plus que ça. Si les titres ont un dénominateur commun c’est bien celui de l’émotion. Elle est en effet constante tout au long de ce disque que ce soit sur les titres introspectifs où les morceaux plus légers. Cette unité contraste quelque peu avec la diversité des ambiances sonores (il s’éloigne des standards californiens régis à l’époque par l’omniprésente G-Funk) et des thématiques abordées mais cette combinaison à le mérite de rendre l’album incroyablement humain. 2Pac se fait son propre psychiatre et plonge l’auditeur dans les méandres de sa personnalité, résumant en un seul disque toutes ses facettes. On a ainsi droit à des titres plutôt sombres et lyriques (au sens poétique du terme) comme le sombre et introspectif &lt;em&gt;So Many Tears&lt;/em&gt;, le précité &lt;em&gt;Dear Mama &lt;/em&gt;ou encore le poignant &lt;em&gt;It Ain’t Easy&lt;/em&gt;. Il se montre cependant moins torturé sur les autres titres, tout en continuant à se raconter plus ou moins inconsciemment. Il évoque ainsi ses souvenirs d’activiste hip-hop sur l’efficace &lt;em&gt;Old School&lt;/em&gt;, et se livre un peu plus sur l’excellent &lt;em&gt;Lord Knows&lt;/em&gt;,&amp;nbsp; le plus léger &lt;em&gt;Young Niggaz&lt;/em&gt; ou encore le plus égocentrique &lt;em&gt;Heavy In The Game&lt;/em&gt; (sur lequel s’invite &lt;strong&gt;Richie Rich&lt;/strong&gt;). Quelques notes plus légères sont heureusement les bienvenues et apportent une bouffée d’air sans laquelle l’atmosphère du disque aurait été trop oppressante. C’est le rôle qui est dévolu au très bon &lt;em&gt;Temptations&lt;/em&gt; et à un &lt;em&gt;Can U Get Away&lt;/em&gt; un brin sirupeux. Au passage on remarquera que ces chansons plus douces sont une des grandes originalités de ce disque. Un apport novateur en ce sens que ces titres mixant allègrement Rap et R&amp;amp;B n’étaient pas encore des plus usités à l’époque. L’album se conclue sur un &lt;em&gt;Outlaw&lt;/em&gt; dont le principal mérite sera de marquer la naissance officielle du groupe évoqué plus haut.&lt;br /&gt;Un disque à la fois versatile et brillant entièrement à l’image de son auteur. A la fois sombre et enjoué, rigolard et introspectif, léger et profond, cet album tout en contrastes est cependant un classique du genre et l’un des meilleurs de 2Pac. Il consacre également sa popularité en occupant la première place du Billboard (une première pour un artiste incarcéré) des mois durant. Du grand art.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;19/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-3034083289767378246?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/3034083289767378246/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/2pac-me-against-world.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/3034083289767378246'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/3034083289767378246'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/2pac-me-against-world.html' title='2Pac-Me Against The World'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-7402574660329257992</id><published>2010-01-19T23:02:00.000Z</published><updated>2010-01-19T23:02:51.670Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2Pac'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><title type='text'>2Pac-Strictly 4 My N.I.G.G.A.Z.</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://img13.nnm.ru/9/4/f/1/f/3ec488ac1e361c022a477bd7cad.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://img13.nnm.ru/9/4/f/1/f/3ec488ac1e361c022a477bd7cad.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;On avait quitté 2Pac avec un premier album violent comme une bouffée de crack. Entretemps de l’eau a coulé sous les ponts et le jeune homme est devenu une des cibles de prédilection des médias. Si on parle tant de lui, ce n’est pas tellement pour sa musique mais plutôt pour les nombreuses controverses qui l’entoure. Jugé trop explicite et accusé d’inciter à la violence envers les forces de l’ordre, &lt;em&gt;2Pacalypse Now&lt;/em&gt; s’est vu retiré des bacs après moins de six mois de commercialisation. Pour ne rien arranger Pac est souvent engrener dans des histoires louches. Ses frasques répétées contribueront cependant à forger sa légende et le consacrent même parmi les MCs de la côte ouest les plus influents. Heureusement que ses escapades cinématographiques calment un peu le jeu et permettent de faire oublier quelques temps son image de querelleur irascible. Mais c’est bien au micro qu’on préfère l’entendre et il va s’appliquer à revenir dans les bacs dès le début de l’année 1993, soit moins de 18 mois après son premier opus.&lt;br /&gt;La période de sortie de ce &lt;em&gt;Strictly 4 My N.I.G.G.A.Z &lt;/em&gt;(précédemment baptisé &lt;em&gt;Troublesome 21&lt;/em&gt; , puis &lt;em&gt;N.I.G.G.A.Z.&lt;/em&gt;)  a beau coïncidé avec  celle du début de l’ère G-Funk (rappelons que le classique &lt;em&gt;The Chronic&lt;/em&gt; est sorti quelques mois plus tôt), la couleur musicale de cet opus ne s’en inspire pas une seule fois. Pas de gros samples de &lt;strong&gt;Parliament/Funkadelic&lt;/strong&gt; ou autres&lt;strong&gt; Zapp&lt;/strong&gt;. Les instrumentaux sont résolument hardcores, limites old school et sont plus proches des premiers disques de &lt;strong&gt;Cypress Hill&lt;/strong&gt; que de celui de &lt;strong&gt;Dr. Dre&lt;/strong&gt;. Toutes choses qui rend l’écoute peu évidente pour quiconque n’a pas connu cette époque. Il faut bien reconnaitre que les productions quoique efficaces pour l’époque ont très mal vieilli, contrairement à la plupart de ses albums. Sur &lt;em&gt;Point The Finga, Strugglin’ &lt;/em&gt;ou même le titre éponyme, elles en deviennent plus qu’irritantes. Autre point négatif la présence de deux interludes totalement dispensables dès le début de l’album (respectivement aux deuxième et quatrième pistes). Si &lt;em&gt;Pac’s Theme&lt;/em&gt; passe encore &lt;em&gt;Something 2 Die 4&lt;/em&gt; est clairement sans intérêt.&lt;br /&gt;Passés ces a priori l’album s’avère beaucoup plus solide qu’on pourrait le penser. Première remarque par rapport à son premier opus, l’évolution de son flow. Sa voix et son phrasé sont à présent beaucoup plus proches de ceux auxquels nous auront droit dans la suite de sa discographie. On pourrait presqu’affirmer que 2Pac est vraiment né sur cet album. Il est plus expressif, plus accrocheur, séduit d’avantage l’auditeur. Au fil de ses rimes on est transportés dans les tréfonds du cauchemar américain, dans ce monde fait de ghettos, de violence, d’usage de stupéfiants et arrestations musclées. Point positif le succès ne l’a pas adouci. Il reste toujours aussi incisif et revendicatif sur ce disque, nous gratifie de textes accusateurs sur lesquels la police et les autorités en prennent pour leur grade. Il se fait aussi plus conscients sur la tuerie de cet album, le sublime et intemporel &lt;em&gt;Keep Ya Head Up&lt;/em&gt;, merveilleux hommage aux mères célibataires des ghettos. Preuve qu’il n’est pas qu’un fou furieux juste bon à balancer un paquet de grossièretés. Il aura un deuxième éclair de conscience avec l’excellent &lt;em&gt;Pappa’z Song&lt;/em&gt; sur le thème du père absent. Un titre plus dur qui s’inscrit cependant d’avantage dans la tonalité globale de cet album qui sent la rue sale. Ces deux titres sont cependant contrebalancé par le single &lt;em&gt;I Get Around&lt;/em&gt; ode aux plaisirs de la chair sur lequel intervient les joyeux délireurs de &lt;strong&gt;Digital Underground&lt;/strong&gt;. Contradictoire oui, mais c’est aussi ce qu’on apprécie chez Pac, capable de dire une chose et tout son contraire quelques titres plus loin sur le même disque. Pour le reste l’album a son lot de titres marquants comme le surpuissant &lt;em&gt;Holler If Ya hear Me&lt;/em&gt;, l’efficace &lt;em&gt;Guess Who’s Back&lt;/em&gt; ou les très bons &lt;em&gt;Representin’ 93&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Peep Game&lt;/em&gt; (avec&lt;strong&gt; Deadly Threat&lt;/strong&gt;). Il nous délivre une suite au &lt;em&gt;Soulja’s Story&lt;/em&gt; du premier album avec &lt;em&gt;Soulja’s Revenge&lt;/em&gt; et s’illustre de la meilleure des façons sur le freestyle final &lt;em&gt;5 Deadly Venomz&lt;/em&gt; sur lequel &lt;strong&gt;Treach&lt;/strong&gt; de &lt;strong&gt;Naughty By Nature&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Apache&lt;/strong&gt; et le &lt;strong&gt;Live Squad&lt;/strong&gt; viennent lui prêter main-forte. Il se paie même le luxe d’organiser un réunion de gangsters avec les deux Ice (&lt;strong&gt;Ice-T&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Ice Cube&lt;/strong&gt;) sur le hardcore &lt;em&gt;Last Wordz&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;En définitive un album plus que correct de 2Pac, assez difficile à appréhender mais tout de même de qualité en dépit de quelques déchets. Mis en perspective avec le reste de sa discographie (tout du moins celle livrée de son vivant et l’album posthume &lt;em&gt;The Don Killuminati&lt;/em&gt;), il est indubitablement son disque le plus faible, mais il est très loin d’être une bouse et a comme tous les autres ses classic tracks. Moyen pour du 2Pac, très bon pour d’autres, il satisfera en priorité les grands fans du Don Killuminati et les amateurs de rap du début des années 90.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-7402574660329257992?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/7402574660329257992/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/2pac-strictly-4-my-niggaz.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/7402574660329257992'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/7402574660329257992'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/2pac-strictly-4-my-niggaz.html' title='2Pac-Strictly 4 My N.I.G.G.A.Z.'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-1300097917808926469</id><published>2010-01-19T23:00:00.000Z</published><updated>2010-01-19T23:00:40.130Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mafia Trece'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques FR'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap FR'/><title type='text'>Mafia Trece-Cosa Nostra</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4c.img.v4.skyrock.net/4ca/rap-fr-fondation/pics/940827972.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="313" src="http://4c.img.v4.skyrock.net/4ca/rap-fr-fondation/pics/940827972.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Lorsqu’on évoque les groupes majeurs du rap français des années 90, les noms qui reviennent le plus souvent sont&lt;strong&gt; &lt;span&gt;NTM, IAM, le Ministère A.M.E.R., Idéal J&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; ou la &lt;strong&gt;&lt;span&gt;Fonky Family&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;. Rares sont ceux qui citent la &lt;strong&gt;Mafia Trece&lt;/strong&gt;, groupe pourtant signataire d’un premier album de qualité, mais trop souvent ignoré et relativement inconnu de ceux qui ont commencé à écouter du rap ces dernières années. La Mafia Trece est en fait un collectif réunissant plusieurs groupes et rappeurs venant du 13e arrondissement de Paris (d’où le Trece qui est le chiffre 13 en espagnol) mais aussi d’Ivry-sur-Seine. Il est principalement composé de deux groupes: &lt;strong&gt;&lt;span&gt;Echo du Sud&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; (&lt;strong&gt;&lt;span&gt;Cochise&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;&lt;span&gt;Aspeak&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;) et &lt;strong&gt;&lt;span&gt;Moovens’&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; (&lt;span&gt;&lt;strong&gt;Awax&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Vas Keypa&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; et &lt;strong&gt;&lt;span&gt;G-Wild&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;), mais aussi de jeunes MC’s qui démarraient leur carrière (&lt;strong&gt;&lt;span&gt;OG K&lt;/span&gt; a.k.a &lt;span&gt;South Cide&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;span&gt;Yannick&lt;/span&gt;, &lt;span&gt;Don J.O.&lt;/span&gt; a.k.a. &lt;span&gt;DJ Effa&lt;/span&gt;, &lt;span&gt;Diam’s&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;…). S’étant fait remarqué sur des radios communautaires et quelques apparitions de ses membres sur des projets extérieurs, le collectif posera la première pierre de sa légende avec son premier album intitulé &lt;em&gt;Cosa Nostra&lt;/em&gt; en référence à l’imagerie mafieuse que véhicule le groupe.&lt;br /&gt;Qu’est ce qui différencie donc la Mafia Trece des nombreux groupes qui ont fait l’âge d’or du rap Français? Tout d’abord un sens de la mise en scène novateur dans le paysage rapologique hexagonal. Les MC’s ne se contentent pas de poser les uns à la suite des autres sur les instrumentaux. Ils font bien mieux en jouant des rôles. Tous les titres suivent un scénario prédéfini et chaque intervenant incarne un personnage tout au long du morceau. Certains d’entre eux sont même récurrents et apparaissent sur plusieurs titres. Ce sens de la mise en scène quasi-théâtrale va s’avérer être la grande force du disque. On se plait à suivre les pérégrinations de cette bande de banlieusards qui relatent leur quotidien de façon quasi-cinématographique. On se retrouve totalement en eux qu’ils soient au tribunal (&lt;em&gt;&lt;span&gt;Je Plaide pour la rue&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;), face à des huissiers ( &lt;em&gt;&lt;span&gt;Rencontre du 13e type&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;), ou au commissariat (&lt;em&gt;&lt;span&gt;La loi du Silence&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;). Autre particularité les références cinématographiques sont légion dans cet album (les titres des morceaux en portent d’ailleurs les stigmates). Outre les films de gangster et autres thrillers, ils s’inspirent également des films de kung-fu et de la culture asiatique. Le premier titre qui sert accessoirement de présentation générale le reflète d’ailleurs parfaitement.&lt;br /&gt;Pour ce qui est de l’album en lui même,  il s’avère être très bien produit. &lt;strong&gt;&lt;span&gt;DJ Effa&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; s’illustre avec des instrumentaux variés qui donne aux textes leur pleine mesure en les mettant parfaitement en valeur. Si les thèmes sont dans la moyenne de l’époque ( Vie de famille, histoires de rue, problèmes avec l’autorité, évocation de conflits armés…) et que les rappeurs ne brillent pas forcement par leur technicité au mic, le rendu est plus qu’intéressant. On note ainsi une flopée de tueries toutes plus percutantes les unes que les autres. Comment ne pas se laisser séduire par le sample accrocheur d’&lt;em&gt;&lt;span&gt;A la recherche du mic perdu&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; où le mélodique &lt;em&gt;&lt;span&gt;Rencontre du 13e Type&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; qui reprend un morceau de musique classique. Parmi ces individualités quelques rappeurs se distinguent tout de même. Tout d’abord &lt;strong&gt;&lt;span&gt;Yannick&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; qui apparait un cran au-dessus des autres avec un flow maitrisé et des rimes efficaces (il s’illustrera d’ailleurs sur un titre solo: &lt;span&gt;Le mauvais chemin&lt;/span&gt; qui est l’un des meilleurs du disque) . Sa seule présence sur un titre le bonifie de façon quasi-systématique. Dans le même ordre on pourrait également citer &lt;strong&gt;&lt;span&gt;Aspeak&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;&lt;span&gt;Awax&lt;/span&gt; &lt;/strong&gt;qui s’ils ne jouent pas forcement dans la même registre font preuve d’une grande complémentarité. Si le premier à pour lui une voix transpirant l’émotion, le second brille par ses qualités stylistiques. Intervenant de façon plus régulière que &lt;strong&gt;&lt;span&gt;Yannick&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, se sont pratiquement eux qui vont imprimer l’identité vocale de cet album.&lt;br /&gt;On dénombre également pas mal d’invités. On pourrait hâtivement penser que leur présence ne s’impose pas vu que le collectif est tout de même constitué de 11 membres mais ses featurings vont s’avérer décisifs. &lt;strong&gt;&lt;span&gt;Oxmo Puccino&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; met tout le monde d’accord en outshinant les autres rappeurs sur&lt;em&gt; &lt;span&gt;O.M.U.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; On note également les très bonnes prestations des différents intervenants sur &lt;em&gt;&lt;span&gt;Le Flow qu’il te faut&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;, un freestyle réunissant en plus des membres de la Mafia, &lt;strong&gt;&lt;span&gt;Daddy Lord C&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; de&lt;strong&gt; &lt;span&gt;La Cliqua&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;span&gt;Dontcha&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;,&lt;strong&gt; &lt;span&gt;Leeroy&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; d’&lt;strong&gt;&lt;span&gt;Explicit Samurai&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; (il interviendra d’ailleurs sur d’autres titres) et &lt;strong&gt;&lt;span&gt;Al Primera&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;. Il remettront ça avec l’excellent &lt;em&gt;&lt;span&gt;Détour vers le futur&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; qui convie &lt;span&gt;&lt;strong&gt;La Brigade&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Pit Baccardi&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Al Primera&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; et la rappeuse &lt;strong&gt;&lt;span&gt;Silf&lt;/span&gt; &lt;/strong&gt;(qui rejoindra le groupe par la suite).&lt;br /&gt;Un album a ranger parmi les classiques du rap français. Relativement mésestimé mais tout simplement énorme. A posséder.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;18/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-1300097917808926469?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/1300097917808926469/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/mafia-trece-cosa-nostra.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/1300097917808926469'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/1300097917808926469'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/mafia-trece-cosa-nostra.html' title='Mafia Trece-Cosa Nostra'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-6659120744106002784</id><published>2010-01-19T22:58:00.000Z</published><updated>2010-01-19T22:58:07.704Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Kanye West'/><title type='text'>Kanye West-Graduation</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/7/70/Graduation_%28album%29.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/7/70/Graduation_%28album%29.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 11 Septembre 2007&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label: &lt;/strong&gt;Roc-A-Fella/ Island Def Jam&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; Kanye West, DJ Toomp, Nottz, Mike Dean, Jon Brion, Warryn Campbell,Brian Miller,  Eric Hudson, Gee Robertson, Plain Pat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après deux premiers volets que l’ont pourrait aisément considérer comme classiques, Kanye West se décide à boucler sa trilogie de l’ourson avec le dernier volet &lt;em&gt;Graduation&lt;/em&gt;. Si son arrogance ne s’est pas arrangée avec le succès de &lt;em&gt;Late Registration&lt;/em&gt;, il s’est cependant fait un tantinet plus discret dans les studios, devenant moins productif mais paradoxalement plus présent que jamais dans l’actualité. Pour se faire encore plus de buzz, &lt;strong&gt;50 Cent&lt;/strong&gt; et lui se lanceront dans une pseudo-guerre des ventes (on ne peut tout bonnement pas qualifier ça de beef), le premier arguant même qu’il serait prêt à arrêter sa carrière s’il s’avérait que son &lt;em&gt;Curtis&lt;/em&gt; se vend moins que &lt;em&gt;Graduation&lt;/em&gt;. Mais au-delà de ce battage médiatique, ce qui nous intéresse nous c’est la musique de Mr West pas ses nouvelles lubies ou coups de gueule. Justement il balance un premier single en éclaireur qui à le mérite de faire l’unanimité: &lt;em&gt;Can’t Tell Me Nothing&lt;/em&gt;. Une bastos produite par Ye lui-même et &lt;strong&gt;DJ Toomp&lt;/strong&gt;. Une orchestration toujours aussi captivante rehaussée par un sample de voix féminine ultra-efficace et des ad-libs de &lt;strong&gt;Young Jeezy&lt;/strong&gt;. Ajoutons à cela un refrain qu’on retient dès la première écoute et on obtient un des meilleurs singles de 2007. L’attente est encore plus énorme et Ye l’entretient à sa façon en faisant découvrir son futur disque à un parterre de journalistes triés sur le volet. Résultat son nom est sur toutes les lèvres et son buzz en devient monumental. L’engouement va cependant être tempéré par la sortie du deuxième single, le surprenant &lt;em&gt;Stronger&lt;/em&gt; qui divisera l’auditoire et ses fans. Kanye a en effet osé samplé le groupe techno français &lt;strong&gt;Daft Punk&lt;/strong&gt; et son ultra-connu &lt;em&gt;Higher, Better, Faster, Stronger&lt;/em&gt; électronisé. Certains crient au génie et louent son ouverture d’esprit quand d’autres dénoncent cette association qui tient plus de la compromission et s’appliquent à la rangée au chapitre pop. La bataille fait rage entre progressistes et conservateurs sur la toile. Mais Kanye n’en a cure, il peaufine son projet, rajoute des titres, en éjecte d’autre et attend patiemment son heure. Comme un signe l’album sortira le 11 Septembre, soit six ans jour pour jour après celle de son éclosion mondiale comme producteur avec &lt;em&gt;The Blueprint&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Voici qu’arrive enfin le disque. Premier constat la pochette. On y retrouve notre ours-mascotte dans un univers plus cartoon et coloré s’envolant vers de nouveaux horizons après la fin du College. On notera qu’il arbore à présent une variété de bijoux, renforçant la collusion avec Ye. Un bon point. Le livret des crédits s’annonce cependant plus surprenant. Contrairement à ses habitudes, Kanye est moins omniprésent que par le passé. S’il ne laisse qu’un seul titre à &lt;strong&gt;DJ Toomp&lt;/strong&gt;, on note qu’il est entouré d’une armée de collaborateurs plus ou moins connus qui co-produisent l’essentiel de l’album. Mr West ne signe que trois titres tout seul. Pour le reste on retrouve du beau monde. L’omniprésent &lt;strong&gt;Jon Brion&lt;/strong&gt; est toujours là, tout comme &lt;strong&gt;Warryn Campbell&lt;/strong&gt;. Outre &lt;strong&gt;DJ Toomp&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Mike Dean&lt;/strong&gt; (producteur lié au label texan Rap-A-Lot) est de la partie (il est d’ailleurs le co-signataire de &lt;em&gt;Stronger&lt;/em&gt;). On est par contre plus surpris par la présence de &lt;strong&gt;Nottz&lt;/strong&gt; , ainsi que celles plus discrètes cependant de &lt;strong&gt;Timbaland&lt;/strong&gt; (qui se charge des drums additionnels sur &lt;em&gt;Stronger&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Good Life&lt;/em&gt;) et de &lt;strong&gt;DJ Premier&lt;/strong&gt; (qui redevient DJ pour l’occasion en assurant les scratches de &lt;em&gt;Everything I Am&lt;/em&gt;) . Il est clair que Ye n’a pas lésiné sur les moyens pour cet album qu’il veut accessible pour tous et à même de faire bouger les foules grâce à son «&amp;nbsp;stadium status&amp;nbsp;». Place à l’écoute.&lt;br /&gt;Première impression, une musicalité toujours aussi manifeste. après la soul du premier et les quelques incursions dans la pop et le jazz dans le second, place ici au musiques électroniques. Kanye élargi sa gamme de samples, s’inspire de tout ce qui fait l’actualité (et qui par ricochet se vend). Les puristes ne lui pardonneront pas ces escapades hors des sentiers battus et certains pourraient même parler de retournement de veste, mais il n’y a cependant pas lieu d’être surpris. Après tout Kanye n’avait-il pas lui-même comparé ce disque à un boeing lancé en plein sur une autoroute? Comprendre par là qu’il entend transgresser les genres en les investissant tous à la fois. Si le pari n’est au final pas gagné, cela à au moins le mérite d’être clair. L’album s’ouvre avec un merveilleux &lt;em&gt;Good Morning&lt;/em&gt; qui sonne le réveil et nous transporte dans un monde limlite féérique. On se laisse bercer par ce tempo relaxant et on appréhende au mieux ce &lt;em&gt;Champion&lt;/em&gt; qui lui succède. Le sample de voix usité parle de lui-même ( «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Did you realize that you were a champion ?&lt;/em&gt;«&amp;nbsp;). Entre autosatisfaction et lucidité il revient sur son parcours une fois de plus. Passons l’électronique &lt;em&gt;Stronger&lt;/em&gt; et attardons nous sur un enchainement de titres ravageurs écrasant tout sur leur passage. Première balle &lt;em&gt;I Wonder&lt;/em&gt; et son sample de voix stratosphérique se situe dans la continuité de &lt;em&gt;Stronger&lt;/em&gt; du point de vue de sa rythmique. On enchaine avec le très populaire &lt;em&gt;Good Life&lt;/em&gt; où s’illustre un &lt;strong&gt;T-Pain&lt;/strong&gt; égal à lui-même et l’énorme &lt;em&gt;Can’t Tell Me Nothing&lt;/em&gt;. La pression retombe cependant sur &lt;em&gt;Barry Bonds&lt;/em&gt;. Pas que la production originellement assurée par &lt;strong&gt;Nottz&lt;/strong&gt; ne soie pas au niveau, mais c’est surtout la performance de &lt;strong&gt;Lil Wayne&lt;/strong&gt; qui déçoit. Il se fait limite outshiné par West sur le coup qui n’est, rappelons-le, pas le meilleur rappeur du monde. A ce sujet, il a bien essayé d’évoluer en usant d’un phrasé plus lent mais le résultat n’est pas toujours probant. S’il s’avère plus que convaincant sur &lt;em&gt;Can’t Tell Me Nothing&lt;/em&gt;, il l’est moins sur &lt;em&gt;I Wonder&lt;/em&gt; par exemple. Ajoutons à cela des schémas de rimes parfois simplistes, voire ridicules pour certaines, des jeux de mots dispensables et on obtient un ensemble assez irrégulier. De plus dans sa volonté d’accessibilité, il a tout bonnement banni tout aspect revendicatif de ses lyrics, au grand dam des fans de la première heure.&lt;br /&gt;On change de sphère avec le surprenant &lt;em&gt;Drunk &amp;amp; Hot Girls&lt;/em&gt; sur lequel intervient &lt;strong&gt;Mos Def&lt;/strong&gt;. Un titre délirant décrivant le comportement des filles bourrées rencontrées en boîte. On ne sait également trop quoi penser de &lt;em&gt;Flashing Lights&lt;/em&gt; qui apparait un tantinet en deçà des premiers titres de l’album. Il se reprend heureusement très bien sur le sublime et profond &lt;em&gt;Everything I Am&lt;/em&gt;, titre confession sur lequel il nous fait partager son émotion comme il avait su le faire sur ses disques précédents. La boucle de piano percute en plein cœur et parasite le cerveau dès la première écoute. Dans ces circonstances &lt;em&gt;The Glory&lt;/em&gt; même s’il s’avère efficace semble terne malgré son sample de voix qui fait penser à de la musique zoulou. Le plus que convaincant &lt;em&gt;Homecoming&lt;/em&gt; vient rajouter une dose pop avec son refrain assuré par &lt;strong&gt;Chris Martin&lt;/strong&gt;. Une interprétation qui enterre le fadasse &lt;em&gt;Beach Chair&lt;/em&gt; de Jigga qui avait inviter le même chanteur précédemment. Vient ensuite un bel hommage à &lt;strong&gt;Jay-Z&lt;/strong&gt; sur &lt;em&gt;Big Brother&lt;/em&gt;. Un titre fort qui heureusement ne sombre pas dans la mièvrerie. Une pure merveille signée &lt;strong&gt;DJ Toomp&lt;/strong&gt;. S’il était censé conclure l’album, celui-ci se prolonge via un titre caché. Après nous avoir dit bonjour, il nous dit logiquement &lt;em&gt;Good Night&lt;/em&gt; sur un titre doucereux et nous laisse en plein rêve au moment où le disque se termine.&lt;br /&gt;Au final un album qui s’il n’atteint pas tous les objectifs de son auteur et a dérouter quelque peu son public s’avère tout de même très réussi quoiqu’inférieur à ses prédécesseurs. &lt;em&gt;Graduation&lt;/em&gt; boucle la boucle avec éclat et conclut merveilleusement cette géniale trilogie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;17/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-6659120744106002784?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/6659120744106002784/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/kanye-west-graduation.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/6659120744106002784'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/6659120744106002784'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/kanye-west-graduation.html' title='Kanye West-Graduation'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-4787449723048932952</id><published>2010-01-19T22:55:00.000Z</published><updated>2010-01-19T22:55:37.579Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Freaky Tah'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lost Boyz'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mr Cheeks'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Pretty Lou'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='DJ Sprigg Nice'/><title type='text'>Lost Boyz-Legal Drug Money</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://s46.radikal.ru/i113/0903/c2/bfffa389616e.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://s46.radikal.ru/i113/0903/c2/bfffa389616e.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie: &lt;/strong&gt;4 Juin 1996&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; MCA&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt;&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Mr._Cheeks" title="Mr. Cheeks"&gt;Mr. Cheeks&lt;/a&gt;&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Pete_Rock" title="Pete Rock"&gt;, Pete Rock&lt;/a&gt;, Mr. Sexxx, Charles Suitt&lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Easy_Mo_Bee" title="Easy Mo Bee"&gt;, Easy Mo Bee&lt;/a&gt;, Big Dex, «&amp;nbsp;Buttnaked&amp;nbsp;» Tim Dawg, Dwarf the Black Prince&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Originaires du Queens (Southside Jamaica Queens pour être plus précis), le groupe formé de &lt;strong&gt;Mr Cheeks&lt;/strong&gt; (MC principal du groupe), &lt;strong&gt;Freaky Tah, Pretty Lou&lt;/strong&gt; et du &lt;strong&gt;DJ Sprigg Nice&lt;/strong&gt;, bénéficied’un bon buzz dans les rues new-yorkaises grâce à des performances scéniques remarquées. Découverts par André Harrell ils se verront offrir un contrat chez Uptown Records. Ils quitterons ce label avant d’avoir sorti quoi que ce soit suite au départ de leur mentor. Un contretemps qui sera sans grandes conséquences vu que le groupe fera parler de lui pour grâce à son single &lt;em&gt;Lifestyles Of The Rich &amp;amp; Shameless&lt;/em&gt; produit par &lt;strong&gt;Eazy Moe Bee&lt;/strong&gt;. Un très bon titre qui leur servira de carte de visite (on le retrouvait sur moult mixtapes à l’époque) et leur ouvrira les portes de la major Universal qui les fera signer sur sa filiale MCA. En attendant la sortie de leur album, ils resteront actifs avec l’accrocheur &lt;em&gt;Jeeps, Lex Coups, Bimaz &amp;amp; Benz &lt;/em&gt;toujours produit par &lt;strong&gt;Eazy Moe Bee&lt;/strong&gt; (et repris notamment par &lt;strong&gt;Lil’ Kim&lt;/strong&gt; sur &lt;em&gt;The Jump Off&lt;/em&gt;) mais c’est surtout le tubesque &lt;em&gt;Renee &lt;/em&gt;qui leur apportera la renommée, notamment grâce à sa figuration sur la bande originale du film &lt;em&gt;Don’t Be A Menace&lt;/em&gt;. Ce titre qui relate la vie d’une jeune fille assassinée dans le métro deviendra un véritable hymne et entrera même dans le top 50 du billboard.&lt;br /&gt;Avec une entrée en matière aussi fracassante on était en droit d’attendre un album de très bonne qualité, voire un classique. Le très attendu &lt;em&gt;Legal Drug Money&lt;/em&gt; ne satisfera cependant que partiellement les attentes. Pas que l’album soit médiocre mais il manque singulièrement de consistance. Bien sur le phrasé si particulier des MCs s’avère toujours aussi efficace et leurs performances sont des plus honorables mais c’est aux niveaux des lyrics qu’il déçoivent. Rassurez-vous ils n’ont pas sombré dans le all-access-rap, mais l’album en lui-même n’est en définitive rien d’autre qu’une accumulation de clichés. On y évoque pèle-mêle la vie du rue et ses dangers, la fumette, les ghettostories, les meufs, les préoccupations matérielles, la gloire du hip-hop et plein d’autres thèmes qui à l’époque déjà étaient des plus éculés. Le principal souci n’étant pas leur usage mais plutôt le fait qu’ils soient traités sans aucune originalité, sans aucune prise de risques et disons le sans génie. Pareil pour les instrumentaux qui sont clairement dans l’air du temps et qui s’avèrent en définitive exagérément «&amp;nbsp;lights&amp;nbsp;» et semblent avoir été taillés pour le grand public (Il y avait tout de même de bonnes idées comme l’utilisation des samples à l’envers). A croire que nos zigs n’ont privilégié que l’efficacité au détriment d’un disque plus personnel et mieux construit. Dommage. &lt;strong&gt;Mr Cheeks&lt;/strong&gt; a beau avoir un style pratiquement unique pour l’époque, limite chantonné, il s’avère cependant que sa voix éraillée devient vite irritante. et vu qu’il est le meilleur rappeur du groupe et que tous les autres calquent leur style sur le sien, c’est pas gagné.&lt;br /&gt;En dépit de toutes ces réserves l’album compte tout de même de bons titres. Le quota de tubes est rempli avec &lt;em&gt;Music Makes Me High &lt;/em&gt;et &lt;em&gt;Get Up&lt;/em&gt;, voire le remix inutile de &lt;em&gt;Lifestyles Of The Rich &amp;amp; Shameless&lt;/em&gt; situé en fin de disque. On note également de petites tueries plus orientées ghetto ( &lt;em&gt;Straight From Da Ghetto, Keep It Real&lt;/em&gt;…) et des sons relativement efficaces (&lt;em&gt; All Right&lt;/em&gt; par exemple). Il y a même une production de &lt;strong&gt;Pete Rock&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;The Yearn&lt;/em&gt; qui ouvre l’album de fort belle manière). Pas suffisant cependant pour faire monter la température et faire de cet album un indispensable (pour preuve il est très souvent oublié lorsqu’on évoque les disques marquants de 1996). Un disque correct, loin d’être désagréable, qui s’écoute tranquillement mais dont au final on ne retient pas grand-chose. Pas mauvais mais loin d’être exceptionnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-4787449723048932952?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/4787449723048932952/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/lost-boyz-legal-drug-money.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/4787449723048932952'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/4787449723048932952'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/lost-boyz-legal-drug-money.html' title='Lost Boyz-Legal Drug Money'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-1535733350280876757</id><published>2010-01-19T22:52:00.000Z</published><updated>2010-01-19T22:52:55.437Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Kanye West'/><title type='text'>Kanye West-Late Registration</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/f/f4/Late_registration_cd_cover.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/f/f4/Late_registration_cd_cover.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 30 Aout 2005&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Roc-A-Fella/ Island Def Jam&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; Kanye West, Jon Brion, Devo Springsteen, Just Blaze, Warryn Campbell&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un premier album salué par la critique et sanctionné d’une réussite commerciale et populaire, celui qui est désormais de venu le Louis Vuitton Don revient avec un tout nouvel seulement une année plus tard. Entretemps beaucoup de choses ont évolué. Il a remis sa casquette de brillant producteur et à récidivé en concoctant le premier disque de &lt;strong&gt;John Legend&lt;/strong&gt; et l’excellent   &lt;em&gt;Be&lt;/em&gt; pour &lt;strong&gt;Common&lt;/strong&gt;. il a également récolté moults récompenses pour son premier essai, est devenu une icône people et à beaucoup fait parler pour son arrogance et son égocentrisme plus qu’irritant. Il est génial et il le sait. Il le clame d’ailleurs dès qu’il en a l’occasion. Lui a tout compris à la musique,&amp;nbsp; lui sait comment faire des albums de qualité, lui est le nouveau roi des charts, transforme tout ce qu’il touche en or et met n’importe qui en tête des ventes avec une seule production. On en vient presqu’à souhaiter qu’il se fourvoie pour qu’un échec lui rabatte un peu le caquet. Ce ne sera pourtant pas pour tout de suite. Son retour est aussi monumental que son dernier projet solo. Non content d’aborder un thème inédit dans la vidéo (l’exploitation des enfants dans les mines de diamants en Afrique) avec cette voix si caractéristique devenue sa marque de fabrique, il pose sur un instrumental novateur imprégné de soul (comme d’habitude) et de variations speedées plus qu’accrocheuses. &lt;em&gt;Diamonds From Sierra Leone&lt;/em&gt; fait de nouveau l’unanimité, écrasant la concurrence dans les charts et laissant de nouveau augurer d’un autre album de qualité. Avant qu’on ne puisse se remettre de cette grosse claque, il achève le boulot avec un autre uppercut musical répondant au nom de &lt;em&gt;Gold Digger&lt;/em&gt;. Un beat   ultra-entrainant rehaussé par la voix de &lt;strong&gt;Jamie Foxx&lt;/strong&gt; qui se substitue à &lt;strong&gt;Ray Charles&lt;/strong&gt; une fois de plus. &lt;strong&gt;Late Registration&lt;/strong&gt; devient alors l’objet de toutes les attentes. Après tout Kanye n’a t’il pas déclaré précédemment que le hip-hop dépendait de lui?&lt;br /&gt;Le Louis Vuitton Don sait parfaitement qu’il n’a pas droit à l’erreur. Il doit frapper plus fort, être encore plus costaud, ramener du lourd pour résumer. Première décision pour consacrer cette volonté, l’enrôlement de &lt;strong&gt;Jon Brion&lt;/strong&gt; (producteur de &lt;strong&gt;Coldplay&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Portishead&lt;/strong&gt; pour ne citer qu’eux) comme arrangeur et producteur exécutif. Un choix qui va s’avérer plus que judicieux dans la mesure où il gommera les quelques imperfections constatées sur le précédent album. Le phrasé est mieux maitrisé, la voix plus posée et l’interprétation demeure toujours aussi gorgée d’émotion. Kanye passe de rappeur perfectible à bon rappeur. C’est déjà ça de gagné.&amp;nbsp; Deuxième nouveauté, Kanye joue la carte de la diversité en invitant des artistes de tous horizons. On retrouve ainsi des grands noms du rap (&lt;strong&gt;Jay-Z, Nas, Cam’ron&lt;/strong&gt;) les MC’s «&amp;nbsp;hot&amp;nbsp;» du moment ( &lt;strong&gt;The Game, Paul Wall&lt;/strong&gt;), des proches (&lt;strong&gt;Common, Consequence&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;John Legend&lt;/strong&gt; même si   la plupart de ses interventions ne sont pas créditées), un new comer dont beaucoup disent du bien (&lt;strong&gt;Lupe Fiasco&lt;/strong&gt;) des chanteurs (&lt;strong&gt;Jamie Foxx, Brandy&lt;/strong&gt;) et même un artiste pop-rock (&lt;strong&gt;Adam   Levine&lt;/strong&gt; des &lt;strong&gt;Maroon 5&lt;/strong&gt;). Du beau monde. Côté production Ye produit la quasi-totalité du disque avec l’assistance de &lt;strong&gt;Jon Brion&lt;/strong&gt;. Seul &lt;strong&gt;Just Blaze&lt;/strong&gt; parvient à placer une de ses   productions sur le projet.&lt;br /&gt;L’album démarre plutôt fort avec le surprenant mais non moins ultra-mélodieux &lt;em&gt;Heard ‘Em Say&lt;/em&gt; sur lequel &lt;strong&gt;Adam Levine&lt;/strong&gt; signe un très bon refrain. &lt;strong&gt;Lupe fiasco&lt;/strong&gt; ne manque pas non   plus ses débuts sur le très bon &lt;em&gt;Touch The Sky&lt;/em&gt; magistralement produit par un &lt;strong&gt;Just Blaze&lt;/strong&gt; inspiré. Kanye évoque de nouveau son accident et de son parcours depuis celui-ci. Passons   l’ultra-connu &lt;em&gt;Gold Digger&lt;/em&gt; et attardons nous ce &lt;em&gt;Drive Slow&lt;/em&gt; assez étrange. Pour une fois l’ambiance n’est pas soulful mais plutôt jazzy. &lt;strong&gt;Paul Wall&lt;/strong&gt; s’en tire très bien sur cet   instru qui n’est qu’un succédané du &lt;em&gt;Shorty Wanna Be A Thug&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;2Pac&lt;/strong&gt;. Invité sudiste oblige, il se conclut même façon chopped &amp;amp; screwed mais s’avère moins saignant que les titres précédents. Kanye se permet de laisser le micro à Common le temps du très bref &lt;em&gt;My Way Home&lt;/em&gt; sur un sample de &lt;strong&gt;Gil Scott-Heron&lt;/strong&gt;. Retour aux rimes avec le nerveux &lt;em&gt;Crack Music&lt;/em&gt; dont &lt;strong&gt;The Game&lt;/strong&gt; signe le refrain et le correct &lt;em&gt;Roses&lt;/em&gt; qui nous fait tout de même penser au célèbre poème &lt;em&gt;The Rose Growth With Concrete&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;2Pac&lt;/strong&gt;. Changement de registre   avec l’excellent &lt;em&gt;Bring Me Down&lt;/em&gt; qui outre la prestation plus qu’honorable de &lt;strong&gt;Brandy&lt;/strong&gt; présente l’avantage d’avoir été entièrement composé et joué avec de vrais instruments. Pas le moindre sample. Il revient cependant à ses bonnes vieilles méthodes dès le titre suivant &lt;em&gt;Addiction&lt;/em&gt;, l’occasion pour lui de tourner en dérision les clichés du rap de façon plutôt brillante.   &lt;em&gt;Diamonds From Sierra Leone&lt;/em&gt; étant ultra-populaire, il se voit relégué au rang de bonus track et remplacer par un remix re-produit sur lequel Jigga se met en évidence noyant au passage Kanye en un seul couplet. &lt;strong&gt;Nas&lt;/strong&gt; en fera de même sur &lt;em&gt;We Major&lt;/em&gt; et ce ne sont pas les rallonges instrumentales de ce titre qui changeront cet état de fait. Ye se refait heureusement une santé en rendant hommage à sa mère sur le génial &lt;em&gt;Hey Mama&lt;/em&gt; puis sur le captivant &lt;em&gt;Celebration&lt;/em&gt;. Cam’ron adapte son flow pour rebooster ce &lt;em&gt;Gone&lt;/em&gt; qui conclue l’album.&amp;nbsp; C’est du   moins ce qu’on pense vu qu’outre &lt;em&gt;Diamonds&lt;/em&gt; un autre inédit (le merveilleux &lt;em&gt;Late&lt;/em&gt;) est disponible. Les possessuers de la version Européenne héritent d’un titre supplémentaire:   l’excellent &lt;em&gt;We Can Make It Better&lt;/em&gt; dans le pur style West avec ses voix pitchées et une fine équipe de rappeurs engagés (&lt;strong&gt;Talib Kweli, Common&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Q-Tip&lt;/strong&gt;)&lt;br /&gt;Un pari réussi pour Kanye West au final qui réussi l’exploit de faire mieux que &lt;em&gt;The College Dropout&lt;/em&gt; en livrant un album un poil meilleur. Mieux construit et plus diversifié que son   prédécesseur, &lt;em&gt;Late Registration&lt;/em&gt; est peut être le meilleur disque jamais fait par Kanye West à ce jour. Là où d’autres se seraient contenter de livrer une déclinaison du premier opus, lui choisi d’innover sans fondamentalement changer de recette cependant. Un autre diamant brut à mettre à son actif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;18,5/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-1535733350280876757?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/1535733350280876757/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/kanye-west-late-registration.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/1535733350280876757'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/1535733350280876757'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/kanye-west-late-registration.html' title='Kanye West-Late Registration'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-3306557709355032703</id><published>2010-01-19T22:49:00.000Z</published><updated>2010-01-19T22:49:25.620Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Kanye West'/><title type='text'>Kanye West-The College Dropout</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/a/a3/Kanyewest_collegedropout.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/a/a3/Kanyewest_collegedropout.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 10 Février 2004&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Roc-A-Fella/ Island Def Jam&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; Kanye West, Evidence&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Révélé à la production sur &lt;em&gt;This Can’t Be Life&lt;/em&gt; de l’album de &lt;strong&gt;Jay-Z&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;The Dynasty&lt;/em&gt;, Kanye West n’a depuis cessé de prendre du galon au point d’être promu producteur principal du   classique &lt;em&gt;The Blueprint&lt;/em&gt;. Avec ses boucles de soul 70s plus ou moins triturées,&amp;nbsp; il a ramené du sang neuf dans l’art du beatmaking qui commençait à tourner en rond. Dès lors il sera fréquemment sollicité par des artistes de divers horizons au point d’être débordé de travail et de sacrifier sa santé pour honorer les délais. Toutes choses qui finiront par l’épuiser et lui feront faire un accident de voiture dont il porte encore les séquelles. Une opération de la mâchoire plus tard et le revoici d’attaque pour délivrer une autre rafale de tubes, volant même la vedette aux &lt;strong&gt;Neptunes&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Timbaland&lt;/strong&gt; dans le top des beatmakers les plus «&amp;nbsp;hot&amp;nbsp;». Ce que la plupart des gens ignore est que Kanye taquine aussi le micro et entend faire une carrière solo. Personne ne soupçonnera rien jusqu’à la sortie du remix du &lt;em&gt;Get By&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;Talib Kweli&lt;/strong&gt; (produit par lui) sur lequel il fera entendre sa voix aux côtés de celles de &lt;strong&gt;Busta Rhymes&lt;/strong&gt; et   &lt;strong&gt;Jay-Z&lt;/strong&gt;. Loin d’être noyé par les autres figurants, il va s’inspirer de ce premier essai encourageant pour se mettre à travailler son premier album. C’est ainsi que sortira son premier single: &lt;em&gt;Through The Wire&lt;/em&gt;, titre fort sur lequel il revient sur son accident avec émotion. En dépit d’un flow manquant de technicité, ses lyrics font mouche, tout comme le sample speedé de la voix de &lt;strong&gt;Chaka Kahn&lt;/strong&gt; qui donnera tout son relief au morceau. Fort de ce succès, il parvient à convaincre ses patrons de Roc-A-Fella de lui accorder leur confiance. &lt;em&gt;The College Dropout&lt;/em&gt; commence alors à prendre forme. Un deuxième single tout aussi percutant arrivera sur les ondes un peu plus tard, mettant dans la poche un public béat d’admiration. &lt;em&gt;Slow Jamz&lt;/em&gt; squattera les   ondes avec sa ritournelle plus soul que jamais, ses samples où l’on reconnait les voix de &lt;strong&gt;Ron Isley&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;R. Kelly&lt;/strong&gt; entre autres et les interventions remarquables de &lt;strong&gt;Jamie Foxx&lt;/strong&gt; et   &lt;strong&gt;Twista&lt;/strong&gt;. Kanye est enfin prêt à prendre d’assaut les bacs avec un album entièrement produit par ses soins.&lt;br /&gt;Premier constat à l’écoute, les limites flowistiques de Kanye. S’il est vrai que les producteurs sont rarement brillants derrière le micro, son phrasé inspiré de celui de &lt;strong&gt;Jay-Z&lt;/strong&gt; et sa voix limite nasillarde ne sont pas des plus captivants. Mais c’est aussi ce qui fait et fera sa particularité dans le rap game. Il n’est pas un technicien de la rime, il est incapable de nous sortir des phases assassines et des punchlines de choix. Il n’a pas un flow de dingue ou des lyrics multisyllabiques à vous couper le souffle. Pas vraiment le profil du client sortant des battles et forgé au Lyricist Lounge. Il est simplement lui sans grande prétention, conscient de ses faiblesses microphonique et ne cherchant en aucun cas à surenchérir. Si sa façon de poser tient parfois de la leçon bien récitée, elle a tout de même un charme inexplicable. S’il n’a pas la technique, il a pour lui la justesse de l’interprétation et sans atteindre des sommets il se distingue en abordant des thèmes relativement inédits (rencontre par internet, emploi chez Gap…) et des lyrics conscients. Il évoque ainsi l’esprit de famille (&lt;em&gt;Family Business&lt;/em&gt;), l’éducation (&lt;em&gt;Graduation Day,   School Spirit&lt;/em&gt;) et parle même de religion sur le sublime &lt;em&gt;Jesus Walks&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Mais le point faire de l’album est indubitablement sa qualité musicale. On n’avait plus eu un album aussi remarquablement produit depuis &lt;em&gt;Chronic 2001&lt;/em&gt;. Un véritable bijou serti de pépites plus brillantes les unes que les autres qu’on ne se lasse pas d’admirer. Son procédé de voix soul se voix ici rehaussée d’instruments live et d’interprétations brillantes de sous-traitants de choix (au nombre desquels un &lt;strong&gt;John Legend&lt;/strong&gt; alors totalement inconnu) est porté aux nues, enrobant l’album d’une couche rétro incroyablement emballante. On croirait presque être revenu dans les années 70 et c’est à peine si on ne s’attend pas à voir &lt;strong&gt;Marvin Gaye&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Curtis Mayfield&lt;/strong&gt; débarqué sur les instrumentaux. Un sommet encore jamais atteint auparavant dans le rap. Une véritable réinvention de la soul. Les perles sont légions ( &lt;em&gt;We Don’t Care&lt;/em&gt;, le merveilleux &lt;em&gt;All Falls Down&lt;/em&gt; gorgée de soul pure sur lequel &lt;strong&gt;Syleena Johnson&lt;/strong&gt; supplée &lt;strong&gt;Lauryn   Hill&lt;/strong&gt; avec brio, l’excellentissime &lt;em&gt;Spaceship&lt;/em&gt; avec &lt;strong&gt;GLC &amp;amp; Consequence&lt;/strong&gt;, l’entrainant &lt;em&gt;Breathe In, Breathe Out&lt;/em&gt; avec un &lt;strong&gt;Ludacris&lt;/strong&gt; au sommet ou encore le   brillantissime &lt;em&gt;Two Words&lt;/em&gt; avec &lt;strong&gt;Freeway, Mos Def&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;The Harlem Boys Choir&lt;/strong&gt;) et on en vient réellement à manquer de qualificatifs pour faire part de notre émerveillement. Les collaborations s’avèrent également de premier choix avec outre les titres précédemment cités un &lt;em&gt;Get ‘Em High&lt;/em&gt; de qualité sur lequel il convie la crème des conscious rappers de l’époque   (&lt;strong&gt;Talib Kweli&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Common&lt;/strong&gt;) ainsi qu’un brillant &lt;em&gt;Never Let Me Down&lt;/em&gt; où &lt;strong&gt;Jay-Z&lt;/strong&gt; l’accompagne. Même le morceau final à rallonge (plus de 12 minutes) produit par &lt;strong&gt;Evidence&lt;/strong&gt; (unique producteur extérieur à intervenir) séduit tout autant.&lt;br /&gt;Au final un album des plus plaisants, musicalement très mature et qui séduira sans peine (à moins que vous ne soyez allergiques à la soul et à la voix de Kanye). Pour un premier disque il place la barre très haute et livre un des meilleurs albums de ce début de millénaire. Il prouve également qu’il est possible de prospérer dans le hip-hop en étant le plus personnel possible sans pour autant sombrer dans les clichés racailleux. Un pur moment de black-music.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;18.5/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-3306557709355032703?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/3306557709355032703/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/kanye-west-college-dropout.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/3306557709355032703'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/3306557709355032703'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/kanye-west-college-dropout.html' title='Kanye West-The College Dropout'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-3521625422846394602</id><published>2010-01-19T22:47:00.000Z</published><updated>2010-01-19T22:47:33.392Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jay-Z'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><title type='text'>Jay-Z-American Gangster</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/d/da/JayZ_American_Gangster_Cover.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/d/da/JayZ_American_Gangster_Cover.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 6 Novembre 2007&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Roc-A-Fella/ Island Def Jam&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; P. Diddy &amp;amp; The Hitmen (Mario Winans, Sean C &amp;amp; LV), Just Blaze, The Neptunes, No I.D., Jermaine Dupri, DJ Toomp, F.R.E.A.K., Bigg D, Chris Flame, Idris Elba&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On avait quitté Jay-Z après un &lt;em&gt;Kingdom Come&lt;/em&gt; plutôt mitigé. Si son retour fut un nouveau succès commercial, il n’en est pas de même pour une critique de plus en plus assassine. President Carter ne s’apitoiera pourtant pas sur cette sortie qui appartient déjà au passé. Il est un homme de défis (il l’a maintes fois prouvé) et est bien décidé à s’en trouver de nouveaux, au micro ou dans les hautes sphères financières.&lt;br /&gt;La résurrection viendra du cinéma. Subjugué par le film de &lt;strong&gt;Ridley Scott&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;American Gangster&lt;/em&gt;, Jay y voit un parallèle avec sa vie et décide d’enregistrer un album reprenant le concept du film. C’est bien la première fois qu’il se lance dans un projet de ce type avec un fil conducteur aussi précis. Ses proches se veulent d’ailleurs formels: il ne s’éloignera pas du concept. Beaucoup se prennent du coup à rêver à un nouveau &lt;em&gt;Reasonable Doubt&lt;/em&gt;, encore plus cohérent. Rien ne filtre sur l’identité des éventuels contributeurs, laissant tout le monde dans l’expectative et ce jusqu’à ce que le premier single &lt;em&gt;Blue Magic&lt;/em&gt; soit dévoilé. Un titre à la ligne de basse épurée, limite minimaliste produit par &lt;strong&gt;The Neptunes&lt;/strong&gt;. Bonne nouvelle Jay-Z revient à ce qui faisait sa force. Voix limpide, rimes percutantes, flow travaillé. Si l’instrumental n’est pas du goût de tous et que le refrain de Pharrell Williams gâche un peu le morceau, il n’en demeure pas moins une très bonne mise en bouche pour la suite. Quelques semaines plus tard le deuxième single est lancé à son tour. On est plus que surpris de voir qu’il est l’oeuvre de &lt;strong&gt;P.   Diddy&lt;/strong&gt; et ses néo-Hitmen: &lt;strong&gt;Sean C &amp;amp; LV&lt;/strong&gt;. On craint déjà qu’il ne nous refasse le coup d’&lt;em&gt;In My Lifetime&lt;/em&gt;. Il n’en est cependant rien. &lt;em&gt;Roc Boys&lt;/em&gt; bénéficie d’un   ambiance soul 70s rappelant le meilleur de &lt;strong&gt;Kanye West&lt;/strong&gt;. Un morceau plutôt réussi s’intégrant bien au concept de l’album. Dans la foulée la tracklist est enfin dévoilée et c’est avec quelques réserves qu’on constate que l’essentiel des productions ont été confiées à &lt;strong&gt;P. Diddy, Sean C &amp;amp; LV&lt;/strong&gt; (six titres sur les quatorze que compte l’album). Autre surprise de taille: l’absence de   &lt;strong&gt;Kanye West&lt;/strong&gt;, sans doute trop occupé par la promotion de &lt;em&gt;Graduation&lt;/em&gt;. &lt;strong&gt;Just Blaze&lt;/strong&gt; ne signe que deux titres et &lt;strong&gt;Jermaine Dupri&lt;/strong&gt; tape l’incruste. Des noms qui sont loin de   rassurer, surtout qu’un autre morceau signé des &lt;strong&gt;Neptunes&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;I Know&lt;/em&gt;) sort deux jours seulement avant la sortie officielle de l’album sans qu’on comprenne trop le pourquoi de la démarche. Ce titre plutôt light aura pour principal mérite de semer encore plus le trouble à défaut de séduire le grand public.&lt;br /&gt;Contrairement à ce que laissait entrevoir la tracklist hâtivement jugée peu convaincante, l’album s’avère plutôt de qualité. L’équipe Bad Boy se permet même de donner le ton avec une couleur musicale digne de Roc Boys. On voyage aux confines de la soul et du jazz 70s avec des samples de &lt;strong&gt;Barry White, Rudy Love &amp;amp; The Love Family&lt;/strong&gt; et autres. Ils sont allé jusqu’à les faire rejouer pour leur donner encore plus d’authenticité. Toutes choses qui correspondent pile poil à l’ambiance recherché et collent au concept comme un string sur le cul d’une gogo-danseuse.&amp;nbsp; Comme promis Jay s’en tient au fil conducteur du film avec des titres qui s’enchainent les uns aux autres et retranscrivent l’ascension et la décadence de ce clone discographique de Franck Lucas. La formule est parfaitement huilée et tous les morceaux, même ceux qu’on considèreraient comme improbables se fondent dans le concept. Hova est au commandes de cette fiction partiellement autobiographique (il avouera s’être inspiré de son passé de drug dealer) qui le voit gravir les échelons jusqu’au succès titre après titre avant de brutalement chuter à la fin. Un véritable film sur disque où la science de la rime de Jay-Z est toute entière mise au service de l’histoire sans pour autant devenir redondant ou ennuyeux. Fort de son flow retrouvé et de productions emballantes, il livre de nouvelles perles: un &lt;em&gt;American Dreamin’&lt;/em&gt; gorgé de soul, un &lt;em&gt;No Hook&lt;/em&gt; transpirant la rue avec son ambiance pluvieuse ou encore &lt;em&gt;Sweet&lt;/em&gt; rappelant le cinéma blaxploitation. D’autres titres pourraient à eux tout seuls résumer le concept de ce disque situé à mi-chemin entre la bande originale (pas mal d’extraits du film sont repris) et l’album traditionnel. &lt;em&gt;Say Hello&lt;/em&gt; (produit par &lt;strong&gt;DJ Toomp&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;F.R.E.A.K.&lt;/strong&gt;) et &lt;em&gt;Party Life&lt;/em&gt; s’inscrivent dans cette mouvance.&lt;br /&gt;Les invités sont rares et s’illustrent diversement. &lt;strong&gt;Lil Wayne&lt;/strong&gt; fait entendre son flow chevrotant de camé en manque sur &lt;em&gt;Hello Brooklyn 2.0&lt;/em&gt; qui est à ranger parmi les bouses de l’album. On se demande encore comment ce titre creux et médiocre, couplé à une prod sans aucune originalité (reprise low-coast des &lt;strong&gt;Beastie Boys&lt;/strong&gt;) à pu se retrouver sur cet album. Les deux   Carter déçoivent sur ce son à oublier au plus vite.&amp;nbsp; A contrario &lt;strong&gt;Beanie Sigel&lt;/strong&gt; se distingue sur l’excellent &lt;em&gt;Ignorant Shit&lt;/em&gt; (merveille produite par le trop effacé &lt;strong&gt;Just   Blaze&lt;/strong&gt;), rappelant à tous que le Roc n’est pas encore mort. Si Jay-Z se hisse allègrement au niveau de B.Mack sur ce son, il n’en est pas de même sur l’énorme &lt;em&gt;Success&lt;/em&gt; collaboration plus   qu’attendue avec &lt;strong&gt;Nas&lt;/strong&gt;. Le Street Poet se permet de lui voler la vedette en livrant une performance de très bon niveau. Dernier guest, &lt;strong&gt;Bilal&lt;/strong&gt; qui signe un très bon refrain (non crédité)   sur un &lt;em&gt;Fallin’&lt;/em&gt; usiné par &lt;strong&gt;Jermaine Dupri&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Le pari est au final réussi pour Jay-Z. Le projet est bien ficelé et parfaitement mené. En dépit de quelques déchets, l’album est très satisfaisant et prouve qu’il faut encore compter avec Hov’ qui redore au passage son blason quelque peu terni par son disque précédent. Bien sur les réfractaires à la soul, aux ambiances seventies et ceux qui ne jurent que par le boombap seront déçus. Mais peu importe. &lt;em&gt;American Gangster&lt;/em&gt; marque le véritable retour du Jigga Man et il serait hypocrite de bouder notre plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-3521625422846394602?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/3521625422846394602/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/jay-z-american-gangster.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/3521625422846394602'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/3521625422846394602'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/jay-z-american-gangster.html' title='Jay-Z-American Gangster'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-7755752886590596203</id><published>2010-01-19T20:38:00.000Z</published><updated>2010-01-19T20:38:46.283Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mobb Deep'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><title type='text'>Mobb Deep-The Infamous</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_jlwOKImGWJU/SGb3RBRTPUI/AAAAAAAAAPc/FApgeyGGTxY/s1600/mobb+deep+the+infamous.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_jlwOKImGWJU/SGb3RBRTPUI/AAAAAAAAAPc/FApgeyGGTxY/s320/mobb+deep+the+infamous.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 25 Avril 1995&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Infamous/ Loud/ RCA&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; Havoc, Q-Tip, Schott Free, Matt Life&lt;br /&gt;1995, les ondes des radios spécialisées sont prises d’assaut par un titre sombre et ultra-efficace réalisé par un groupe alors inconnu du grand public hip-hop. Ces deux lascars n’en sont pas à leur premier coup d’essai vu qu’on apprendra plus tard qu’il ont déjà sorti un album passé inaperçu. La donne a cependant changer avec ce &lt;em&gt;Shook Ones Part II&lt;/em&gt; devenu depuis classique qui place directement le groupe en tête des révélations de l’année. Forts d’un contrat avec Loud Records et de ses accointances avec &lt;strong&gt;Nas&lt;/strong&gt; (dont la street credibility était haut à son paroxysme), Mobb Deep profitera de son buzz grandissant pour livrer un album anthologique.&lt;br /&gt;Dès les premières mesures on se retrouvent plongés dans l’univers embrumé des deux MC’s. On pensait ne plus avoir d’albums aussi sombre et réaliste que le classique Illmatic, et bien il faudra aussi compter avec &lt;em&gt;The Infamous&lt;/em&gt;. &lt;strong&gt;Havoc&lt;/strong&gt; et surtout &lt;strong&gt;Prodigy&lt;/strong&gt; tutoient sans peine la véracité de &lt;strong&gt;Nas&lt;/strong&gt; et apportent même une plus-value avec des histoires encore plus ancrées dans les rues sales du Queensbridge. Une ambiance sonore glauque transpirant le bitume et empestant la violence à des lieux à la ronde. L’album porte très bien son nom (&lt;em&gt;The   Infamous&lt;/em&gt;) et cette atmosphère de guérilla urbaine magnifiquement illustrée par les instrumentaux lourds et crasseux d’&lt;strong&gt;Havoc&lt;/strong&gt; marquera à jamais l’histoire du rap au point de devenir la marque de fabrique du groupe. Une équation gagnante que la plupart de leurs homologues se chargeront de décliner sans arrêt par la suite. Les beats sont tous simplement irréprochables et n’ont toujours pas pris une ride. Même les guests producers se mettent au diapason et livrent des sons dans la lignée de ceux du beatmaker principal.&lt;br /&gt;Au niveau du Mceeing, l’album atteint également des sommets rarement égalés. &lt;strong&gt;Prodigy&lt;/strong&gt; n’a jamais aussi bien porté son pseudonyme, tant sa performance est énorme. S’il apparait un tantinet   moins tranchant, &lt;strong&gt;Havoc&lt;/strong&gt; se distingue lui aussi et brille presqu’autant que derrière ses machines. L’alchimie entre les deux rappeurs est si communicative qu’elle contamine les rares invités (&lt;strong&gt;Nas&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Raekwon&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Ghostface Killah&lt;/strong&gt; du &lt;strong&gt;Wu-Tang&lt;/strong&gt;, sans oublier les proches comme &lt;strong&gt;Infamous Mobb&lt;/strong&gt;) qui se fondent totalement au décor. On se laisse séduire par les récits poignants et ultra-réalistes savamment narrés par les deux rappeurs avec une implication qui frise la perfection. Les classics tracks s’enchaînent sans retenue (&lt;em&gt;Survival Of The Fittest,   Shook Ones Part II, Cradle To The Grave, Trife Life, Party Over, Eye For An Eye&lt;/em&gt; pour ne citer que celles-la) et transportent directement l’auditeur dans les ruelles sombres de QB sans décalage horaire. La pression ne retombe pratiquement jamais et l’album se consomme d’une seule traite comme une bouffée de crack. Il n’y a aucun déchet à déplorer.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;The Infamous&lt;/em&gt; est à n’en point douter leur meilleur album à ce jour. Un classique intemporel dont l’influence ne sera jamais démentie au même titre qu’ &lt;em&gt;Illmatic&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Enter The   Wu&lt;/em&gt; ou encore &lt;em&gt;Reasonable Doubt&lt;/em&gt;. Un disque à posséder absolument pour tout fan de rap new-yorkais et de rap tout court.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;19/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-7755752886590596203?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/7755752886590596203/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/mobb-deep-infamous.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/7755752886590596203'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/7755752886590596203'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/mobb-deep-infamous.html' title='Mobb Deep-The Infamous'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_jlwOKImGWJU/SGb3RBRTPUI/AAAAAAAAAPc/FApgeyGGTxY/s72-c/mobb+deep+the+infamous.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-97163762952530708</id><published>2010-01-19T20:37:00.000Z</published><updated>2010-01-19T20:37:30.357Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jay-Z'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><title type='text'>Jay-Z-Kingdom Come</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/b/b5/Jayz-kingdomcome%28Front%29.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/b/b5/Jayz-kingdomcome%28Front%29.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 21 Novembre 2006&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Roc-A-Fella/ Island Def Jam&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; Dr. Dre, Mark Batson, Just Blaze, Kanye West, Swizz Beatz, The Neptunes, DJ Khalil, Chris Martin, Syience, B-Money&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On en avait presqu’oublié qu’il était à la retraite tant son hyper-activité et son omniprésence dans les médias nous rappellent qu’il est encore là. Bien sur Jay-Z n’a plus sorti d’album solos depuis &lt;em&gt;The Black Album&lt;/em&gt;, mais son fantôme continue d’hanter le rap game. Il faut dire qu’il n’a pas vraiment chômé. Entre un nouvel album avec &lt;strong&gt;R. Kelly&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Unfinished   Business&lt;/em&gt;), un autre avec le groupe de rock &lt;strong&gt;Linkin Park&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Collision Course&lt;/em&gt;) et divers featurings et prestations live, on ne peut pas dire qu’il se soit éloigné du monde de la musique. Mieux en 2005 il se voit coopté à la tête du prestigieux label Def Jam. Toutes choses qui laissait présager d’un éventuel retour aux affaires rapologiques. La rumeur se veut d’ailleurs insistante jusqu’à ce que l’intéressé lui-même la confirme. Oui il fait son come-back, oui l’envie est revenue et il sortira d’ailleurs un nouvel album d’ici peu. Et pour marquer le coup il remonte sur scène pour le concert &lt;em&gt;I Declare War&lt;/em&gt; qui scelle définitivement sa réconciliation avec &lt;strong&gt;Nas&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Les tractations et autres pronostics vont alors bon train, surtout que pas grand-chose ne filtre au sujet de ce retour aux affaires. Une seule question demeure en suspens: les motivations réelles de ce come-back. Reprend t-il le chemin des studios parce qu’il désire réellement ou est-ce pour relancer une machine Def Jam en souffrance comme il l’avait déjà fait pour Roc-A-Fella avec &lt;em&gt;The   Dynasty&lt;/em&gt;? Une interrogation qui restera en suspens. Quoi qu’il en soit Hova joue tout d’abord la carte de la rupture et prévoit sortir cet album sous le nom de Shawn Carter. Il se ravisera finalement et gardera son nom de scène. Quant à l’intitulé de l’album il lui sera suggéré par un de ses collaborateurs &lt;strong&gt;Young Guru&lt;/strong&gt; en référence au comic book de la DC &lt;em&gt;Superman&lt;/em&gt;.   Contrairement à ses habitudes Jay prendra son temps et attendra Octobre pour enfin livrer son premier single &lt;em&gt;Show Me What You Got&lt;/em&gt;. On retrouve &lt;strong&gt;Just Blaze&lt;/strong&gt; à la baguette mais ce titre s’avère peu convaincant. On était en droit d’espérer mieux d’un homme qui aura marquer l’histoire de cette musique. L’accueil est plutôt mitigé dans le milieu. Bien sur ce morceau est dans la lignée du &lt;em&gt;Black Album&lt;/em&gt;, montrant que Jay reprend les choses là où il les avaient laissées mais le scepticisme demeure. Dans la foulée la tracklist arrive et elle s’annonce épaisse comme une liasse de billets de 100 au vu des noms qui y figurent. Les habitués &lt;strong&gt;Just Blaze&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Kanye West&lt;/strong&gt; sont conviés mais aussi &lt;strong&gt;The Neptunes, Swizz Beatz, DJ Khalil&lt;/strong&gt;, quelques inconnus (   &lt;strong&gt;Syience&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;B-Money&lt;/strong&gt;) et surtout &lt;strong&gt;Dr. Dre&lt;/strong&gt;. Le bon docteur a consenti à lâcher sa thèse Detox un moment pour s’occuper de trois titres. Mieux il s’occupe aussi du mixage de l’opus. Toutes choses qui laisse augurer d’un disque de très bonne qualité qui sortira directement sans qu’un autre single ne soit lancer en éclaireur.&lt;br /&gt;Dès les premières écoutes ce qui marque tout de suite est la qualité du rendu. On reconnait la touche de Dre qui rehausse même les titres les plus banals pour en faire des bombes. Un bon point mais qui ne saurait suffire à lui tout seul pour faire de cet album un must du genre. Le docteur n’en reste heureusement pas là et ses trois de ses prescriptions s’avèrent être parmi les meilleures du disque. Un &lt;em&gt;Trouble&lt;/em&gt; surprenant mais novateur où Jay parle vite fait des rumeurs sur son enfant caché, un &lt;em&gt;30 Something&lt;/em&gt; tout à fait dans son style mais surtout l’énorme &lt;em&gt;Lost   One&lt;/em&gt; sur lequel Hov se livre. Il y évoque pèle-mêle la mort de son neveu, ses relations difficiles avec &lt;strong&gt;Beyonce&lt;/strong&gt; et son ex-associé &lt;strong&gt;Damon Dash&lt;/strong&gt; le tout en trois couplets lourds de   sens rehaussé par un refrain accrocheur de &lt;strong&gt;Chrisette Michele&lt;/strong&gt;. Ce titre très personnel est l’une des tueries de l’album. Autre moment fort l’excellente contribution de &lt;strong&gt;Kanye West&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;Do U Wanna Ride&lt;/em&gt; en duo avec un &lt;strong&gt;John Legend&lt;/strong&gt; qui donne de la profondeur au morceau. Ce seront globalement les seules raisons de s’enthousiasmer sur cet album. S’il s’avère assez bien produit dans son ensemble (à l’exception du décevant &lt;em&gt;Anything&lt;/em&gt; usiné par les &lt;strong&gt;Neptunes&lt;/strong&gt; et de l’anecdotique son de &lt;strong&gt;DJ Khalil&lt;/strong&gt;) et très agréable à l’écoute, c’est dans les textes et la performance que Jay-Z déçoit. On n’a rien contre quelques lignes d’égotrip et des punchlines bien senties mais là on frise l’arrogance. Les lyrics sont parfois consternants d’auto-satisfaction et disons le tout net d’une suffisance plus qu’agaçante. De plus son flow n’est plus aussi limpide qu’auparavant. S’il n’écrit toujours pas ses textes, le robinet vocal à la poignée qui grince à présent. Peu de fluidité, une voix parfois trop forcée qui essaie de sonner plus jeune et des clins d’oeil trop récurrents aux super héros. Peu rassurant. Pour ne rien arranger il semble vraiment manquer de conviction quand il s’attaque à des sujets qui se veulent plus grave à l’image du risible &lt;em&gt;Hollywood&lt;/em&gt; (Featuring &lt;strong&gt;Beyonce&lt;/strong&gt;, essayez au moins d’avoir l’air surpris) où il relate la décadence d’un star lui ressemblant étrangement. Même constat avec l’hommage en carton rendu aux victimes de l’ouragan Katrina sur &lt;em&gt;Minority Report&lt;/em&gt;. L’album se   conclut avec une incursion dans le monde du rock avec &lt;em&gt;Beach Chair&lt;/em&gt;, produit par le membre de &lt;strong&gt;Coldplay, Chris Martin&lt;/strong&gt; qui signe également le refrain. Une collaboration surprenante, déroutante qui achèvera de dégouter les puristes et autres fans de la première heure.&lt;br /&gt;Ce retour en demi-teinte s’avère comme prévu une excellente opération commerciale (680.000 copies écoulées dès la première semaine) mais recevra un accueil critique plutôt froid. Jay-Z est toujours à la retraite, son clone President Carter ne semble pas encore en mesure de lui succéder. Motif trop peu ancré à la rue, trop arrogant, trop prétentieux, totalement imbu de sa personne, limite condescendant. Pour revoir le véritable Hova, si tant est qu’il refait surface un jour, il faudra encore attendre. Ce n’est en tout cas pas avec ce disque qu’il faut espérer le retrouver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-97163762952530708?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/97163762952530708/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/jay-z-kingdom-come.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/97163762952530708'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/97163762952530708'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/jay-z-kingdom-come.html' title='Jay-Z-Kingdom Come'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-2896618008432524472</id><published>2010-01-19T20:36:00.000Z</published><updated>2010-01-19T20:36:03.464Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nas'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><title type='text'>Nas-Stillmatic</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.groovystore.fr/images/Nas-stillmatic.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://www.groovystore.fr/images/Nas-stillmatic.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 18 Décembre 2001&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Ill Will/ Columbia&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; Baby Paul, Chucky Thompson, DJ Premier, Hangmen 3, L.E.S., Large Professor, Lofey, Megahertz Music Group, Mike Risko, Nas, Ron Browz, Salaam Remi, Trackmasters Entertainment, Precision&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Auteur d’un classique intemporel suivi d’un album de très bonne facture, Nas s’est ensuite égaré dans d’aventureuses contrées musicales au point de finir par être considéré par certains comme un MC parmi tant d’autres. Les aficionados se demandaient bien qu’est ce qui pourrait tirer le Street Poet de sa léthargie. Le réveil viendra de son ennemi d’alors, Jay-Z qui s’en prend vertement à lui sur son titre &lt;em&gt;Take Over&lt;/em&gt;. Nas se devait donc de réagir et de revenir aux fondamentaux de son art.&lt;br /&gt;C’est chose faite avec cet album dont le seul intitulé laisse augurer d’un retour aux sources. Nas revient à ce qui faisait sa force. Une plume toujours affutée, une vision du monde toujours aussi lucide et une dextérité microphonique toujours présente. Le Street Poet n’a vraiment rien perdu de sa verve. Il le prouve notamment sur le brillantissime &lt;em&gt;One Mic&lt;/em&gt;. Un beat dépouillé ponctué de variations speedés qui permettent à Nas d’accélérer son flow par moment et ce sans jamais perdre le fil du morceau. Un de ses tout-meilleurs titres. On retrouve également certains vieux collaborateurs qui avaient été plus ou moins laissé de côté sur les albums précédents. &lt;strong&gt;Large Professor&lt;/strong&gt; signe ainsi son grand retour derrière les manettes le temps de deux titres. &lt;strong&gt;AZ&lt;/strong&gt; est également de la partie pour un &lt;em&gt;The Flyest&lt;/em&gt; qui s’il n’est pas du niveau du classique &lt;em&gt;Life’s A Bitch&lt;/em&gt; n’en demeure pas moins excellent.&lt;br /&gt;Pour le reste Nas reste fidèle à lui-même et livre enfin ce qu’ on attendait de lui depuis plusieurs albums. Non content de remettre les pendules à l’heure avec &lt;em&gt;Got Urself A Gun&lt;/em&gt; (hommage à   2Pac et Biggie bien plus convaincant que le mou &lt;em&gt;We Will Survive&lt;/em&gt; de l’album &lt;em&gt;I Am…&lt;/em&gt;), il atteint de nouveau des sommets lyricaux avec les très bons &lt;em&gt;My Country&lt;/em&gt; (qui   rappelle vaguement un &lt;em&gt;World Is Yours&lt;/em&gt;) et &lt;em&gt;What Goes Around&lt;/em&gt;. Sa nouvelle combinaison avec &lt;strong&gt;DJ Premier&lt;/strong&gt; s’avère comme d’habitude étincelante. &lt;em&gt;2nd Childhood&lt;/em&gt; est tout simplement du Nas dans sa plus pure expression. Il en profite également pour régler ses comptes sur deux titres incisifs. La boucherie &lt;em&gt;Ether&lt;/em&gt;, cinglante reponse à &lt;em&gt;Take Over&lt;/em&gt; où il   détourne le &lt;em&gt;I Will Not Lose&lt;/em&gt; lâché par &lt;strong&gt;Jay-Z&lt;/strong&gt; lui-même. Jigga et sa team en prenne sérieusement pour leur grade sur ce coup. &lt;em&gt;Destroy &amp;amp; Rebuild&lt;/em&gt; est également l’occasion de s’attaquer à ses anciens compagnons de route, &lt;strong&gt;Nature, Cormega&lt;/strong&gt; et également &lt;strong&gt;Prodigy&lt;/strong&gt;. D’aucun trouveraient ces brûlots inopportuns, mais il faut tout de même reconnaitre la qualité de ces deux morceaux. Seul bémol de cet album, le titre &lt;em&gt;Rule&lt;/em&gt; qui invite &lt;strong&gt;Amerie&lt;/strong&gt; sur une boucle plus que grillée, histoire d’assurer les ventes.&lt;br /&gt;En définitive un retour en très grande forme de Nas qui redevient simplement Nas le rappeur. S’il se veut un nouvel &lt;em&gt;Illmatic&lt;/em&gt;, cet album ne l’atteint malheureusement pas mais à au moins le mérite de nous rappeler que le Street Poet est toujours là en plus de relancer la carrière de Nas qui, avouons-le, prenait un virage dangereux. Pas un classique mais un album post-2000 indispensable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;17/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-2896618008432524472?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/2896618008432524472/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/nas-stillmatic.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/2896618008432524472'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/2896618008432524472'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/nas-stillmatic.html' title='Nas-Stillmatic'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-8694360951142502533</id><published>2010-01-19T20:34:00.000Z</published><updated>2010-01-19T20:34:35.174Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jay-Z'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><title type='text'>Jay-Z-The Black Album</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/4/4f/Jay-z-black-album.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/4/4f/Jay-z-black-album.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 14 Novembre 2003&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Roc-A-Fella/ Island Def Jam&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; Just Blaze, The Neptunes, Kanye West, Rick rubin, Eminem, Timbaland, 9th Wonder, DJ Quik, The Buchanans, Aqua, 3H&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monde de la musique est en émoi. Shawn Carter plus connu sous le nom de scène Jay-Z&amp;nbsp; a décidé de raccrocher le micro afin de se consacrer pleinement à sa carrière de businessman. Mais pas le temps de s’attrister, il annonce dans la foulée la sortie d’un huitième album en guise de cadeau d’adieu. Mieux cet ultime album devrait couronner une carrière riche et brillante et s’annonce comme un futur classique alors même que le premier titre n’est même pas enregistré. Les rumeurs vont bon train. On parle d’un album monumental sur lequel seront conviés la crème des producteurs du présent comme du passé. Les noms de &lt;strong&gt;Marley Marl, Dr. Dre, Timbaland, Swizz Beatz, DJ Premier&lt;/strong&gt; et autres circulent et l’impatience des fans va grandissante. Premier éléments de réponse avec   une publicité parue dans &lt;em&gt;XXL&lt;/em&gt; avec un slogan plus qu’alléchant «&amp;nbsp;12 songs/ 12 producers&amp;nbsp;» accompagné d’une liste de noms où l’on peut reconnaitre la quasi-totalité des beatmakers avec lesquels il a eu à travailler. On en déduit donc un peu hâtivement que chacun d’entre eux livrera un titre pour ce &lt;em&gt;Black Album&lt;/em&gt; attendu dès lors comme le classique ultime. Rendez-vous est provisoirement pris pour le 25 Novembre 2003. Malheureusement les morceaux commencent à fuir sur la toile. et les rumeurs se font de plus en plus inquiétantes. On parle d’un titre avec Nas pour sceller leur réconciliation, d’une production de Lil Jon, de l’éviction de la contribution de Dr. Dre, de l’absence de Primo et autres featurings improbables. Et il faudra plus que les démentis officiels pour les faire taire. Seul confirmation, l’album ne comptera aucun featuring. Afin d’éviter que l’album tout entier ne finisse sur la toile, la sortie est avancée au 14 Novembre.&lt;br /&gt;L’album sort enfin et à la lecture des crédits un sentiment de déception plane. Il n’y a effectivement aucun featuring, &lt;strong&gt;Just Blaze, Kanye West&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;The Neptunes&lt;/strong&gt; sont bien là, tout comme   &lt;strong&gt;Timbaland&lt;/strong&gt;. Pas de trace par contre de &lt;strong&gt;DJ Premier, Dr. Dre, Ski&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Swizz Beatz&lt;/strong&gt;. La surprise vient par contre des présence de &lt;strong&gt;9th Wonder, DJ Quik, Eminem&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Rick   Rubin&lt;/strong&gt; qui étaient tout sauf attendus. Paradoxalement c’est sur leurs livraisons que Jay surprend. Moins soulful et jazzy que celles de leurs homologues, les productions des «&amp;nbsp;intrus&amp;nbsp;» séduisent tout de même. &lt;strong&gt;9th Wonder&lt;/strong&gt; sample pour l’occasion &lt;strong&gt;R. Kelly&lt;/strong&gt; pour livrer un &lt;em&gt;Threat&lt;/em&gt; dans le pur style New-Yorkais. &lt;strong&gt;Eminem&lt;/strong&gt; quand à lui se fend d’une prod lourdingue   &lt;em&gt;Moment Of Clarity&lt;/em&gt; ou Jay-Z aborde ses relations avec son père et la façon dont il a appréhendé son décès avec une sincérité plus que touchante. Mais c’est &lt;strong&gt;Rick Rubin&lt;/strong&gt; qui réalise le   braquage de l’album avec le surpuissant &lt;em&gt;99 Problems&lt;/em&gt;. Un titre devenu depuis anthologique avec son instrumental rock sur lequel Hov’ peut y aller de ses réflexions. Autres inconnus au bataillon à se distinguer &lt;strong&gt;The Buchannans&lt;/strong&gt;, auteurs du très bon &lt;em&gt;What More Can I Say&lt;/em&gt;, occasion pour Jay de revenir sur sa carrière et d’expliquer les raisons de sa retraite.&lt;br /&gt;Vous l’aurez remarqué cet album est moins porté sur l’égotrip que ses prédécesseurs. Jay revient pas mal sur sa carrière, communique ses émotions, rend hommage à ses illustres homologues, ouvre le livre de ses souvenirs et se livre sur sa vie. En mettant sa dextérité lyricale au service du fond, il prouve une bonne fois pour toutes qu’il est plus qu’un moulin à punchlines et qu’il n ‘est pas bon qu’à railler ses collègues. L’émotion est d’ailleurs l’une des constantes sur cet album, et ce dès le premier titre &lt;em&gt;December 4th&lt;/em&gt; où l’on peut entendre sa mère (rien que ça!) le tout   produit de main de maitre par l’orfèvre &lt;strong&gt;Just Blaze&lt;/strong&gt;. Il y évoque sa vocation, son enfance et dédicace ses compagnons de route. Il n’oublie pas non plus de remercier le public, son public sur &lt;em&gt;Encore&lt;/em&gt;. Un titre censé marqué son adieu à la scène.&amp;nbsp; &lt;strong&gt;Kanye West&lt;/strong&gt; est aux manettes pour ce titre fort et récidive avec le sublime &lt;em&gt;Lucifer&lt;/em&gt;. Just Blaze lui donnera également l’occasion de revenir une dernière fois sur son parcours et surtout ses réalisations sur le bref mais puissant &lt;em&gt;Public Service Annoucement&lt;/em&gt; . Quand à &lt;strong&gt;Timbaland&lt;/strong&gt; il reste égal   à lui-même avec un &lt;em&gt;Dirt Off Your Shoulder&lt;/em&gt; hypnotique sur lequel Jigga brille de nouveau.&lt;br /&gt;N’allez cependant pas croire que The Black Album est un sans-faute parfait. Il a lui aussi ses quelques titres en déça. out d’abord le terne &lt;em&gt;Change Clothes&lt;/em&gt; usiné par des &lt;strong&gt;Neptunes&lt;/strong&gt; peu inspirés dont on ne retiendra au final qu’une seule&amp;nbsp; phase. Le &lt;em&gt;Justify My Thug&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;DJ Quik&lt;/strong&gt; sur lequel il revient sur son passé de dealer ne convainc pas plus sans être foncièrement mauvais. A l’écoute de ces deux contributions on a le sentiment qu’il leur manque quelque chose, le petit son bien placé qui en ferait des titres incontournables. Les &lt;strong&gt;Neptunes&lt;/strong&gt; se reprennent heureusement sur le plus que correct &lt;em&gt;Allure&lt;/em&gt;. L’album se conclut en beauté sur &lt;em&gt;My 1st Song&lt;/em&gt; titre dédicace où Jay reprend magnifiquement son flow du premier album et se lance dans une énorme dédicace à tous ses proches. Clap de fin sur une aventure rapologique jalonnée de succès et de critiques qui aura fait du petit dealer de Marcy Projects une superstar et l’un des hommes les plus riches des États-Unis. Le rideau se baisse et on se prend déjà à regretter qu’il arrête le rap. Heureusement que ce qu’on considérait alors comme son ultime legs nous permettra de ne jamais l’oublier. Pas un classique mais un excellent album de Jay-Z qui se reprend après le disparate &lt;em&gt;Blueprint²&lt;/em&gt; et s’impose légende vivante du hip-hop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;17/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-8694360951142502533?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/8694360951142502533/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/jay-z-black-album.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/8694360951142502533'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/8694360951142502533'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/jay-z-black-album.html' title='Jay-Z-The Black Album'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-2526756120213419732</id><published>2010-01-19T20:33:00.000Z</published><updated>2010-01-19T20:33:15.666Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jay-Z'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><title type='text'>Jay-Z-The Blueprint²: The Gift &amp; The Curse</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/9/9d/Jay-z-blueprint-2-gift-curse.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/9/9d/Jay-z-blueprint-2-gift-curse.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 12 Novembre 2002&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Roc-A-Fella/ Island Def Jam&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; Just Blaze, Kanye West, Dr. Dre, The Neptunes, No I.D., Heavy D, Jimmy Kendrix, Big Chuck, Ron Feemster, Charlemagne, Digga&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On avait quitté Jay-Z avec un classique qui la définitivement hissé au rang d’icône de ce début de millénaire. Si on ne peux rien reprocher au génial &lt;em&gt;The Blueprint&lt;/em&gt;, il n’en est pas de même   pour la suite des évènements. Hova se perd dans son duel au sommet avec &lt;strong&gt;Nas&lt;/strong&gt;, se prenant même une gifle monumentale avec &lt;em&gt;Ether&lt;/em&gt;, réponse détonante à son &lt;em&gt;Takeover&lt;/em&gt;. Et ce ne sont pas ses diss tracks plus ou moins inspirées qui feront remonter sa crédibilité, surtout qu’entretemps son rival est redevenu le favori de la rue. De plus son album-concept avec &lt;strong&gt;R. Kelly&lt;/strong&gt; est un semi-échec imputable aux problèmes judiciaires de son partenaire de micro. Jay se voit donc dans l’obligation de redresser la barre et décide de réagir en annonçant la sortie d’un double album qui se veut être la suite de &lt;em&gt;The Blueprint&lt;/em&gt; jusque dans son intitulé: &lt;em&gt;The Blueprint²:The Gift &amp;amp; The Curse&lt;/em&gt;. Pourquoi un double album déjà? Parce que Jay le peu pardi. Non plus sérieusement les plus grands ont sorti des doubles album très réussis (&lt;strong&gt;2Pac, The Notorious B.I.G., Wu-Tang&lt;/strong&gt;), réaliser le sien est le meilleur moyen d’accéder pour de bon au statut de légende vivante (comme si ce n’était déjà pas le cas). Pour mener à bien cet ambitieux projet, il ne lésine pas sur les moyens convoquant une brochette de producteurs de renom ( &lt;strong&gt;Kanye West,   Just Blaze, Dr. Dre, Timbaland, The Neptunes&lt;/strong&gt;) quelques-uns moins connus (&lt;strong&gt;No I.D., Jimi Kendrix, Big Chuck, Charlemagne, Digga&lt;/strong&gt; et le revenant &lt;strong&gt;Heavy D&lt;/strong&gt;) et plus d’une vingtaine d’invités (il serait trop long de les énumérer). Toutes choses qui laisse augurer d’un disque inégal et longuet.&lt;br /&gt;Comme le laissait penser la guest list, l’album par dans toutes les directions avec des collaborations tous azimuts, des instrumentaux sans cohésion et des titres qui ne servent à rien qu’à assurer le remplissage. A vouloir manger à tous les râteliers, l’ensemble souffre d’un manque de cohérence flagrant et tient plus d’une association disparate de titres que d’un disque patiemment construit. Autre écueil non-évité, une atmosphère musicale inexistante. Si la carte de la diversité a été jouée, les artisans sonores ont confondus éclectisme et&amp;nbsp; non-identité. Sampler aussi bien &lt;strong&gt;Earth Wind &amp;amp; Fire, Ennio Morricone, Paul Anka, 2Pac, TLC&lt;/strong&gt; et même &lt;strong&gt;Usher&lt;/strong&gt; sur le même disque fait vraiment tâche. On jurerait presque écouter une bande originale de film ou une compilation réunissant les titres les plus joués de l’année.&lt;br /&gt;Les choses démarrent plutôt bien pourtant avec l’évocateur &lt;em&gt;A Dream&lt;/em&gt; en featuring avec l’ex-couple Wallace, j’ai nommé &lt;strong&gt;Faith Evans&lt;/strong&gt; et son défunt mari &lt;strong&gt;The Notorious B.I.G.&lt;/strong&gt; présent grâce au récyclage d’un de ses couplets de &lt;em&gt;Juicy&lt;/em&gt; (merci Kanye). &lt;strong&gt;Just Blaze&lt;/strong&gt; surprend avec le sympathique &lt;em&gt;Hovi Baby&lt;/em&gt; avant que l’équipe Aftermath ne vienne s’illustrer   sur la suite de &lt;em&gt;The Watcher&lt;/em&gt;. L’occasion rêvée pour Hova de croiser ses rimes avec un autre monstre sacré du rap: &lt;strong&gt;Rakim&lt;/strong&gt; (à l’époque signé chez Aftermath). Si Dre ne livre qu’une déclinaison de son propre titre, le morceau s’avère plutôt satisfaisant. Tout va malheureusement se gâter avec &lt;em&gt;03 Bonnie &amp;amp; Clyde&lt;/em&gt; première collaboration du couple Hov/&lt;strong&gt;Beyonce&lt;/strong&gt; pour une reprise low-cost du &lt;em&gt;Me &amp;amp; My Girlfriend&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;2Pac&lt;/strong&gt;. En dépit d’un succès considérable à l’époque, ce single archi-grillé est la première grosse déception du premier disque. La chute continue avec un autre single sans éclat &lt;em&gt;Excuse Me Miss&lt;/em&gt; où la voix de &lt;strong&gt;Pharrell&lt;/strong&gt; s’avère plus qu’irritante à la longue et le terne &lt;em&gt;What They Gonna Do&lt;/em&gt; avec un &lt;strong&gt;Sean   Paul&lt;/strong&gt; lymphatique. Même constat avec un &lt;em&gt;Fuck All Nite&lt;/em&gt; inutile et un &lt;em&gt;I Did It My Way&lt;/em&gt; plus que dispensable. Heureusement la collaboration réussie avec les sudistes &lt;strong&gt;Killer   Mike, Twista&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Big Boi&lt;/strong&gt; ainsi que l’accrocheur &lt;em&gt;The Bounce&lt;/em&gt; (magistralement produit par &lt;strong&gt;Timbaland&lt;/strong&gt;) et le bon &lt;em&gt;All Around The World&lt;/em&gt; sauvent la mise pour ce premier   disque au contenu mitigé.&lt;br /&gt;Le deuxième disque s’avère un poil plus convaincant que son alter-ego mais souffre lui aussi des carences énoncées plus haut. Il comporte tout de même des titres de qualité comme &lt;em&gt;Diamond Is   Forever&lt;/em&gt;, le surprenant duo avec &lt;strong&gt;Lenny Kravitz&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Guns &amp;amp; Roses&lt;/em&gt;) l’excellent &lt;em&gt;Meet The Parents&lt;/em&gt;, le bouncy &lt;em&gt;Nigga Please&lt;/em&gt; (un incontournable en club à l’époque) ou encore le titre éponyme (malgré son sample grillé). C’est aussi l’occasion pour Jay de permettre à ses poulains de s’illustrer. &lt;em&gt;As One&lt;/em&gt; voit ainsi presque tous les artistes du label sur   un titre plus convaincant mais n’arrivant pas à la cheville d’un &lt;em&gt;Reservoir Dogs&lt;/em&gt; par exemple (présent sur &lt;em&gt;Hard Knock Life&lt;/em&gt;). Même sentence pour le remix de &lt;em&gt;U Don’t Know&lt;/em&gt; qui   malgré la bonne performance des &lt;strong&gt;M.O.P.&lt;/strong&gt; semble n’avoir été réalisé que dans un but purement stratégique (le combo de Brooklyn venant juste de rejoindre la famille Roc-A-Fella, il était logique de leur offrir un peu de visibilité). De plus l’instru est limite inchangé, bonjour l’originalité. Passons également un &lt;em&gt;Some How Some Way&lt;/em&gt; sans intérêt qui prouve qu’il faut tout de   même faire plus que reconduire le casting de &lt;em&gt;This Can’t Be Live&lt;/em&gt; (titre de &lt;em&gt;The Dynasty&lt;/em&gt;) pour pondre un titre convaincant. Impossible également de se sentir concerné par le fadasse   &lt;em&gt;A Ballad For The Fallen Soldiers&lt;/em&gt; qui ne suscite rien à part des bâillements successifs et l’insipide &lt;em&gt;What They Gonna Do Part II&lt;/em&gt; (le type même de bonus tracks dont on se passerait volontiers vu qu’il réussi l’exploit d’être encore plus vomitif que l’original). Jigga peut heureusement compter sur &lt;em&gt;2 Many Hoes&lt;/em&gt; (produit par un &lt;strong&gt;Timbaland&lt;/strong&gt; qui fut bien le seul à   n’avoir jamais déçu sur cet album) et &lt;em&gt;Some People Hate&lt;/em&gt; pour se refaire une santé.&lt;br /&gt;Un album très peu convaincant en somme. De bons titres malheureusement noyés dans une direction artistique hasardeuse. De plus le manque de cohésion globale et l’irrégularité de Jay-Z au micro n’arrange rien. A vouloir frapper trop fort, Jigga s’est dilué dans un album ne lui correspondant finalement que trop peu. Il aurait clairement été plus judicieux de ne faire qu’un seul disque plus abouti et plus cohérent plutôt que de céder à cette course à la grandiloquence. Si le succès commercial reste au rendez-vous, on ne peut qu’être déçu de cet album.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-2526756120213419732?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/2526756120213419732/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/jay-z-blueprint-gift-curse.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/2526756120213419732'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/2526756120213419732'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/jay-z-blueprint-gift-curse.html' title='Jay-Z-The Blueprint²: The Gift &amp; The Curse'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-9097328859042066591</id><published>2010-01-19T20:31:00.000Z</published><updated>2010-01-19T20:31:49.481Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mac Tyer'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques FR'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap FR'/><title type='text'>Mac Tyer-D’Où Je Viens</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://d4.img.v4.skyrock.net/d43/bat-bat93/pics/1762734736.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://d4.img.v4.skyrock.net/d43/bat-bat93/pics/1762734736.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 24 Novembre 2008&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Because Music&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un premier album solo qui lui a valu pas mal de critiques, la moitié de &lt;strong&gt;Tandem&lt;/strong&gt; a pris le soin de bien préparer son retour. Mac Tyer réapparait donc dans les bacs fin 2008, le même jour   que ses homologues &lt;strong&gt;Médine&lt;/strong&gt; et surtout &lt;strong&gt;Booba&lt;/strong&gt;. On aurait pu croire que l’autoproclamé général d’Aubervilliers souffrirait de cette concurrence mais il n’en est cependant rien tant son projet s’annonce de qualité. Socrate se savait attendu au tournant et se devait donc de livrer un disque de bonne facture, rien que pour prouver qu’il faut compter avec lui et que son statut de rappeur d’exception est loin d’être usurpé. Les critiques ont été heureusement prises en compte et les écueils du premier album corrigés.&lt;br /&gt;Beaucoup avait été rebutés par la couleur musicale résolument Dirty South du précédent ainsi que par son aspect un petot peu fourre-tout. Cette fois-ci Mac Tyer s’en tient à un concept, d’où il vient, et ne s’en écartera pas une seule fois tout au long de cet opus. Dès le deuxième titre &lt;em&gt;Clac Clac&lt;/em&gt; il remet les pendules à l’heure nous rappelant que le tueur de &lt;strong&gt;Tandem&lt;/strong&gt; est toujours vivant. Il remet le couvert avec brio tout au long de l’album avec une rafale de titres prouvant que la rue peut toujours compter sur lui. On se retrouve complètement absorbé par ses rimes et ses punchlines dépeignant un univers sombre et gris. Une plongée dans le monde des quartiers sans pour autant céder au misérabilisme ou faire l’apologie de l’illicite. Il essaye même de fournir des explications sur cet attrait de la jeunesse des quartiers dits difficiles pour le crime sur &lt;em&gt;Chronique d’un Enfant Perdu&lt;/em&gt;. Les ghettostories squattent d’ailleurs l’essentiel des   plages du disque avec une efficacité jamais démentie ( &lt;em&gt;Killers, Déstress&lt;/em&gt; ou encore le titre éponyme). Il se veut même dénonciateur sur &lt;em&gt;Mon Pote Omar&lt;/em&gt; où au-delà d’une histoire de   règlements de compte, il évoque l’intolérance qui a court dans les quartiers.&lt;br /&gt;N’allez cependant pas croire que Socrate ne voit pas plus loin que l’angle de sa rue. La misère n’a pas de frontières et il le sait mieux que personne. Il n’hésite ainsi pas à évoquer les ghettos du tiers -monde sur le rageur &lt;em&gt;Laissez Moi Revendiquer&lt;/em&gt;. Il s’engage également sur le très bon &lt;em&gt;La Riposte&lt;/em&gt; sombre état des lieux du quotidien d’une génération sans espoir. D’autres   titres comme &lt;em&gt;Produit De Mon Environnement&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Marcher Sur nos Rêves&lt;/em&gt; sont globalement dans la même veine. Heureusement il s’aère un peu avec des titres plus légers mais diablement efficaces à l’image de &lt;em&gt;Vroum Vroum&lt;/em&gt;, mais c’est surtout sur l’excellent &lt;em&gt;J’M'Ennuie Grave&lt;/em&gt; qu’il atteint des sommets en se livrant un peu sur sa vision du rap actuel. Niveau   featurings seuls son acolyte de &lt;strong&gt;Tandem&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Mac Krégor&lt;/strong&gt; et le chanteur &lt;strong&gt;Mr Toma&lt;/strong&gt; sont conviés sur deux titres.&lt;br /&gt;Le seul reproche qu’on pourrait faire à cet album est de trop suivre son concept-feuille-de-route. Pas un défaut en soi mais au fil des écoutes ça en devient redondant. Mais quoi qu’il en soit le retour de Socrate est plus que réussi. &lt;em&gt;D’Où Je Viens&lt;/em&gt; est vous l’aurez donc compris l’un des albums de l’année 2008 et fera le bonheur de tout fan de rap Français. a écouter absolument.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;17/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-9097328859042066591?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/9097328859042066591/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/mac-tyer-dou-je-viens.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/9097328859042066591'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/9097328859042066591'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/mac-tyer-dou-je-viens.html' title='Mac Tyer-D’Où Je Viens'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-204347551923073108</id><published>2010-01-19T20:30:00.000Z</published><updated>2010-01-19T20:30:03.709Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jay-Z'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><title type='text'>Jay-Z-The Blueprint</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/c/c9/Jay-z-the-blueprint.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/c/c9/Jay-z-the-blueprint.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 11 Septembre 2001&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Roc-A-Fella/ Island Def Jam&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; Kanye West, Just Blaze, Timbaland, Bink!, Eminem, Poke &amp;amp; Tone&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;11 Septembre 2001. L’un des jours les plus sombres de l’histoire contemporaine. Alors que deux avions percutaient les tours jumelles du World Trade Center, provoquant leur effondrement et la tragédie que l’on sait, un autre monument s’édifiait discrètement ce jour-là: &lt;em&gt;The Blueprint&lt;/em&gt; de Jay-Z. Tel les deux aéronefs, ce disque percute le rap game de plein fouet, l’ébranle jusque dans ses plus solides fondations et instaure définitivement un nouvel ordre rapologique, réveillant au passage de vieux soldats endormis sur leurs lauriers depuis bien trop longtemps.&lt;br /&gt;Pour mener à bien son projet de putsch hip-hopique, Mr Carter s’entoure d’une équipe réduite d’artificiers ayant déjà fait leurs preuves sur l’album &lt;em&gt;The Dynasty&lt;/em&gt;. Un commando de qualité se charge donc de la réalisation de cette arme de destruction massive. Parmi eux trois chimistes jusqu’alors discrets dans le milieu se révèlent définitivement en fabricant douze des quinze ogives nucléaires qui composeront cet annihilateur ultime. Premier scientifique à briller dans ce trio majeur, un obscur laborantin de 24 ans: &lt;strong&gt;Kanye West&lt;/strong&gt;. Fort d’une première expérience réussie pour l’opus précédent, il est promu directeur de laboratoire sur celui-ci et ne déçoit pas. Ses ingrédients: des échantillons de soul 70s minutieusement travaillés au point qu’on peine à croire qu’il s’agit réellement de samples. On a vraiment le sentiment d’entendre &lt;strong&gt;David Ruffin&lt;/strong&gt; et le &lt;strong&gt;Bobby Blue Band&lt;/strong&gt; accompagné pour de vrai Hova sur les massifs &lt;em&gt;Never Change&lt;/em&gt; et   &lt;em&gt;Heart Of The City&lt;/em&gt;. Il triture également l’ultra-connu &lt;em&gt;I Want You Back&lt;/em&gt; des &lt;strong&gt;Jackson 5&lt;/strong&gt; qui couplé aux rimes destructrices du général Jay donne un hit aussi monumental que l’association des composants le laissait entrevoir. Mais c’est sur le sulfureux &lt;em&gt;Takeover&lt;/em&gt; que nos deux assassins sortent l’arme lourde. Un sample enragé des &lt;strong&gt;Doors&lt;/strong&gt; relayé par un autre   de &lt;strong&gt;KRS-One&lt;/strong&gt; au refrain et des lyrics de feu font de cette diss-track mythique un véritable brûlot sur lequel &lt;strong&gt;Prodigy&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Nas&lt;/strong&gt; se font canarder sans retenue. Ce titre devenu l’un des points culminants de la guerre Jay-Z/Nas entre dans l’histoire du rap en dépit d’un texte haineux et pas franchement brillant (en même temps la finesse lyricale n’est pas la caractéristique majeure des beefs). Kanye remet ça avec un titre caché &lt;em&gt;Girls, Girls, Girls (Part 2)&lt;/em&gt; et rend une copie impeccable qui l’installera définitivement au panthéon des meilleurs producteurs de ce   siècle.&lt;br /&gt;Deuxième savant fou convié, le génial &lt;strong&gt;Just Blaze&lt;/strong&gt; devenu après sa participation à ce coup d’état phonique l’un des producteurs les plus pompés de cette décennie. Il relève sa mixture avec un ingrédient imparable depuis devenu sa marque de fabrique: la voix pitchée. Une particularité majestueusement mise en pratique sur le surpuissant &lt;em&gt;U Don’t Know&lt;/em&gt;, missile barbelé sur lequel Jigga glisse des rimes qui laissent la concurrence sur le cul.&amp;nbsp; Il se fait plus posé sur deux autres pépites: le triste &lt;em&gt;Song Cry&lt;/em&gt; et l’accrocheur &lt;em&gt;Girls, Girls, Girls&lt;/em&gt; les innervant de voix soul féminines. Une combinaison gagnante sur laquelle le flow de Jay glisse à la perfection et qui se repend comme l’anthrax dans le monde des auditeurs. &lt;strong&gt;Just Blaze&lt;/strong&gt; signera un dernier méfait plus discret mais tout aussi efficace: &lt;em&gt;Breathe Easy&lt;/em&gt;, un titre cinq étoiles sur lequel Jay fait de nouveau admiré sa virtuosité flowistique et son sens de la punchline assassine.&lt;br /&gt;Le troisième larron répondant au nom de &lt;strong&gt;Bink!&lt;/strong&gt; n’as pas le charisme de ses collègues mais n’est jamais aussi efficace que dans cette position plus discrète. C’est même à lui qu’est revenu l’honneur de lancer l’attaque avec &lt;em&gt;The Ruler’s Is Back&lt;/em&gt; (un titre plus qu’évocateur). Sa particularité? Une bonne dose de minimalisme pas forcement captivante au début mais qui s’avère à la longue impressionnante de qualité. Comme un signe le général se fait moins sarcastique en utilisant ses armes. &lt;em&gt;All I Need&lt;/em&gt; en guise de glock muni d’un silencieux et &lt;em&gt;Momma Loves Me&lt;/em&gt; comme poignard et voici Hova paré pour la réussite de son coup.&lt;br /&gt;Bien évidemment on ne peut concevoir un putsch sans le renfort de quelques mercenaires de qualité. Trois seulement furent conviés. Le poseur de bombes &lt;strong&gt;Timbaland&lt;/strong&gt;, vieux compagnon de route qui   revient prêter main forte avec un explosif &lt;em&gt;Hola Hovito&lt;/em&gt;. La collaboration avec les deux autres équipes s’avèrera cependant plus mitigée. &lt;strong&gt;Poke&lt;/strong&gt; et son acolyte des &lt;strong&gt;Trackmasterz&lt;/strong&gt;,   &lt;strong&gt;Tone&lt;/strong&gt; ne parviennent pas à se mettre au niveau des autres fournisseurs et livrent des munitions à l’impact limité sur &lt;em&gt;Jigga That Nigga&lt;/em&gt;. En dehors du fait qu’elles soient utiles comme perce-blindage du grand public, rien de bien probant. La donne est différente avec le fou furieux le plus dangereux de l’Amérique, le cauchemar white-trash &lt;strong&gt;Eminem&lt;/strong&gt;. Si sa présence est somme toutes plus qu’utile, il va cependant prendre l’ascendant sur son employeur en étant le seul du commando à tester son nouveau matos en pleine opération. Si Jay-Z s’arrache comme il peut et livre une performance de haut vol sur &lt;em&gt;Renegade&lt;/em&gt;, il se fait pourtant carrément bouffer par &lt;strong&gt;Eminem&lt;/strong&gt; qui l’envoie pratiquement dans les cordes avec une paire de couplets. Une baisse de régime sans conséquence sur la réussite de la mission mais plutôt embarrassante pour la suite et qui donnera du grain à moudre à ses détracteurs.&lt;br /&gt;En définitive, une prise de pouvoir brillamment réussie. On pensait Jay perdu dans les méandres de l’industrie et perverti par le succès commercial. Il nous prouve avec ce nouveau classique qu’il faut encore compter avec lui et qu’il est capable de mettre d’accord à la fois la frange dure du milieu et le grand public sur un seul album. Jay-Z devient une légende du rap avec cet album et le restera pour de bons quoi qu’on en dise. Un véritable coup de maître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;19/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-204347551923073108?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/204347551923073108/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/jay-z-blueprint.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/204347551923073108'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/204347551923073108'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/jay-z-blueprint.html' title='Jay-Z-The Blueprint'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-2189934901508683072</id><published>2010-01-19T20:28:00.000Z</published><updated>2010-01-19T20:28:18.322Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jay-Z'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><title type='text'>Jay-Z-The Dynasty: Roc La Familia</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.plong.com/MusicCatalog/J/Jay-Z%20-%20The%20Dynasty%20Roc%20La%20Familia%202000/Jay-Z%20-%20The%20Dynasty%20-%20Roc%20La%20Familia%202000.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://www.plong.com/MusicCatalog/J/Jay-Z%20-%20The%20Dynasty%20Roc%20La%20Familia%202000/Jay-Z%20-%20The%20Dynasty%20-%20Roc%20La%20Familia%202000.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 31 Octobre 2000&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Roc-A-Fella/ Island Def Jam&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; Just Blaze, The Neptunes, Rick Rock, Kanye West, Rockwilder, Bink!, B-High, T.T., Memphis Bleek&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors qu’il était censé prendre sa retraite après la sortie du dernier volet de sa trilogie, &lt;strong&gt;Jay-Z&lt;/strong&gt; revient sur sa décision (sans doute à cause d’impératifs financiers) et fait son come-back avec un tout nouveau disque à l’intitulé quelque peu étrange: &lt;em&gt;The Dynasty: Roc La Familia&lt;/em&gt;. Ce qui était originellement prévu être un album de collaboration des artistes Roc-A-Fella se voit donc transformé en album solo de Jay-Z aux fins d’assurer le maximum d’exposition (les solos de &lt;strong&gt;Memphis Bleek&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Beanie Sigel&lt;/strong&gt; n’ont pas fait platine. Ils semblaient donc manquer de poids pour porter cet album et qui de plus charismatique que Hova pour le faire décoller?) . Aussi il n’est pas surprenant d’être confronté à une présence envahissante de &lt;strong&gt;Beanie Sigel&lt;/strong&gt; et   &lt;strong&gt;Memphis Bleek&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;Amil&lt;/strong&gt; n’apparait discrètement que sur un seul titre. Hova n’est «&amp;nbsp;seul&amp;nbsp;» que sur quatre titres, laissant même à &lt;strong&gt;Memphis Bleek&lt;/strong&gt; le soin de lâcher l’efficace   &lt;em&gt;Holla&lt;/em&gt; en solo.&lt;br /&gt;Première surprise de cet album, l’absence de &lt;strong&gt;DJ Premier&lt;/strong&gt;, une première sur un projet de Jigga. Son absence ne se fera heureusement pas trop sentir vu que cet album est l’occasion de découvrir des beatmakers qui se distingueront par la suite avec Mr Carter: &lt;strong&gt;Just Blaze&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Bink!&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Rick Rock&lt;/strong&gt;, mais aussi un certain &lt;strong&gt;Kanye West&lt;/strong&gt; qui produit ici son tout premier titre:   &lt;em&gt;This Can’t Be Life&lt;/em&gt; sur lequel apparait &lt;strong&gt;Scarface&lt;/strong&gt;. Un morceau de très bonne facture (porté par un texte fort) qui laisse déjà augurer la carrière que l’on sait pour le jeune producteur. &lt;strong&gt;Just Blaze&lt;/strong&gt; fait quand à lui étalage de son talent en signant pratiquement une tuerie pour chacun de ses instrus. Il brille sur l’efficace anthem &lt;em&gt;The R.O.C.&lt;/em&gt; et&amp;nbsp; le   sublime &lt;em&gt;Soon You’ll Understand&lt;/em&gt;. On le retrouve également aux manettes sur l’intro et les réussis &lt;em&gt;Stick 2 The Script&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Streets Is Talking&lt;/em&gt;. &lt;strong&gt;Rick Rock&lt;/strong&gt; y va lui aussi   de ses tueries avec &lt;em&gt;Change The Game&lt;/em&gt;, le très bon &lt;em&gt;Squeeze 1st&lt;/em&gt;, l’entrainant &lt;em&gt;Get Your Mind Right Mami&lt;/em&gt; sur lequel se distingue le trio Hova-Mem Bleek-&lt;strong&gt;Snoop&lt;/strong&gt; et le plus   décalé &lt;em&gt;Parking Lot Pimpin&lt;/em&gt; . &lt;strong&gt;Bink!&lt;/strong&gt; apparait plus discret mais peut se targuer d’avoir réuni le plus de MC’s sur ses tracks avec le &lt;em&gt;You, Me, Him And Her&lt;/em&gt; seul morceau sur   lequel apparait la Roc La Familia au grand complet, ainsi que sur la perle &lt;em&gt;1-900-Hustler&lt;/em&gt; sur laquelle &lt;strong&gt;Freeway&lt;/strong&gt; signe sa première apparition officielle.&lt;br /&gt;Les titres les plus marquants émanent cependant de tierces producteurs. Tout d’abord le gros tube &lt;em&gt;I Just Wanna Want To Love U (Give It 2 Me)&lt;/em&gt; produit de main de maitre par &lt;strong&gt;The   Neptunes&lt;/strong&gt; qui deviendra un incontournable en soirée. Pareil pour l’autre boucherie de l’album &lt;em&gt;Guilty Until Proven Innocent&lt;/em&gt; produit par &lt;strong&gt;Rockwilder&lt;/strong&gt; et totalement sublimé par la   voix de miel de &lt;strong&gt;R. Kelly&lt;/strong&gt; (ce qui apparait comme prémonitoire pour lui quand on connait le sens du texte). D’aucun trouveraient incongru d’associer un message politique à un instrumental aussi dansant, mais ne boudons pas notre plaisir. Ce morceau est tout simplement excellent. L’album se conclut sur le triste et très personnel &lt;em&gt;Where Have You Been&lt;/em&gt; sur lequel&amp;nbsp; Beanie   et Jay évoquent le père qu’ils n’ont jamais connus.&lt;br /&gt;Un disque qui marque une transition dans la carrière d’Hova qui se découvre de nouveaux collaborateurs et entre de plein-pied dans le nouveau millénaire plus affuté que jamais. Exit le Jay-Z du siècle précédent. &lt;em&gt;Reasonable Doubt&lt;/em&gt; est déjà loin derrière lui. Il est à présent prêt à renforcer son statut de légende avec un nouveau classique qui arrivera dès l’album suivant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;17/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-2189934901508683072?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/2189934901508683072/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/jay-z-dynasty-roc-la-familia.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/2189934901508683072'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/2189934901508683072'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/jay-z-dynasty-roc-la-familia.html' title='Jay-Z-The Dynasty: Roc La Familia'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-1506933084255828345</id><published>2010-01-19T20:25:00.002Z</published><updated>2010-01-19T20:25:50.727Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Medine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques FR'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap FR'/><title type='text'>Medine-Arabian Panther</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.rapelite.com/multimedia/coversorties/Medine%20-%20ARABIAN%20PANTHERS.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="316" src="http://www.rapelite.com/multimedia/coversorties/Medine%20-%20ARABIAN%20PANTHERS.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 24 Novembre 2008&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; DIN Records&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteur:&lt;/strong&gt; Proof&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Héraut du rap conscient francophone, le Havrais s’est taillé une solide réputation de rappeur engagé et est désormais considéré comme l’une des valeurs sures de la scène hexagonale. Son retour était donc plus qu’attendu, surtout après l’excellente &lt;em&gt;Don’t Panik Tape&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Bonne nouvelle le MC ne s’est pas reposé sur ses lauriers et livre comme à l’accoutumée un projet de très bonne qualité, surement un des meilleurs du cru 2008. Tout ce qui a fait sa force est présent sur cet album. Des textes très engagés étayés par une bonne documentation, un flow agressif, de bonnes punchlines (ce n’est pas non plus du &lt;strong&gt;Booba&lt;/strong&gt;) et une direction artistique   emballante. Intégralement produit par &lt;strong&gt;Proof&lt;/strong&gt;, l’album s’avère agréable à écouter et les instrumentaux se prêtent parfaitement à la démonstration lyricale de Médine. Le rappeur s’essaye à de nouvelles perspectives narratrices sur &lt;em&gt;Portrait Chinois&lt;/em&gt; ou encore &lt;em&gt;Peplum&lt;/em&gt; voire même le plus léger &lt;em&gt;Code Barbe&lt;/em&gt;. Mais une brochette de titres forts vient nous rappeler qu’il est resté le même et que le lion est toujours enragé. Mention spéciale à l’excellent &lt;em&gt;RER D&lt;/em&gt; qui revient sur un honteux fait divers et le pamphlet anti-islamophobe &lt;em&gt;Don’t Panik&lt;/em&gt; (quoique déjà connu puisque figurant sur la tape évoquée plus haut). La dénonciation se poursuit avec la fiction &lt;em&gt;Camp Delta&lt;/em&gt; (qui n’est pas sans rappeler le &lt;em&gt;Guantanamo&lt;/em&gt;) du premier album où il nous narre l’arrestation et la détention des trois personnalités préférés des français. Une feinte plus qu’adroite dans la mesure où le message y gagne fortement en impact. &lt;strong&gt;Tiers   Monde&lt;/strong&gt; (l’un des rares invités de l’album) de &lt;strong&gt;Bouchées Doubles&lt;/strong&gt; vient lui prêter main forte sur un &lt;em&gt;Panther Blues&lt;/em&gt; aux lyrics tranchants comme des crocs de fauve avant que Médine ne   nous fasse par de son &lt;em&gt;Besoin de Révolution&lt;/em&gt;, occasion pour lui de s’exprimer sur tous ses thèmes de prédilections. Il nous offre également une nouvelle suite à a saga &lt;em&gt;Enfants du   destin&lt;/em&gt; (initiée sur son premier album) avec le très bon &lt;em&gt;Kounta Kinté&lt;/em&gt; sur lequel il dénonce l’esclavage en s’inspirant du livre &lt;em&gt;Roots&lt;/em&gt; d’&lt;strong&gt;Alex Haley&lt;/strong&gt;.&amp;nbsp; Même quand il   nous parle des femmes sur &lt;em&gt;A l’Ombre du Mal&lt;/em&gt; (duo avec la très prometteuse &lt;strong&gt;Nneka&lt;/strong&gt;), il vise toujours juste et livre un des meilleurs titres de l’album, lequel se conclut avec un   &lt;em&gt;Arabospiritual &lt;/em&gt; aussi long (plus de 7 minutes) que dense où il revient sur son parcours avec leur lot de satisfactions et déceptions.&lt;br /&gt;Un très bon album donc s’inscrivant parfaitement dans la lignée de ce à quoi il nous avait habitué. Bien sur il ne trouvera pas grâce aux yeux des réfractaires à son flow trop peu varié, à sa voix peu captivante et à ses thématiques trop «&amp;nbsp;sérieuses&amp;nbsp;». De même certains dénonceront une musicalité pas assez diversifiée mais ne chipotons pas. &lt;em&gt;Arabian Panther&lt;/em&gt; sans être son tout meilleur   album se hisse sans peine dans le top 5 hexagonal de ces dernières années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;17/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-1506933084255828345?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/1506933084255828345/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/medine-arabian-panther.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/1506933084255828345'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/1506933084255828345'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/medine-arabian-panther.html' title='Medine-Arabian Panther'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-769231784043053944</id><published>2010-01-19T20:24:00.000Z</published><updated>2010-01-19T20:24:19.269Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jay-Z'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><title type='text'>Jay-Z-Vol.3…Life And Times Of S. Carter</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.soundstagedirect.com/media/jayz_vol3_life_and_times.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://www.soundstagedirect.com/media/jayz_vol3_life_and_times.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 28 Décembre 1999&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Roc-A-Fella/ Island Def Jam&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; DJ Premier, Rockwilder, Timbaland, DJ Clue, Swizz Beatz, Irv Gotti, K-Rob, Digga, Ken «&amp;nbsp;Duro Ifill, Russ, SAF, Chauncey Mahan, Lil’ Rob&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après deux albums diversement accueillis par le public, Hova boucle la boucle avec ce disque qui vient conclure sa trilogie. On peut sans peine arguer que le meilleur a été gardé pour la fin, vu qu’il s’agit de son disque le plus abouti en dépit d’un impact commercial moins important que son predécesseur. &lt;em&gt;Life And Times&lt;/em&gt; s’avère d’ailleurs être un de ses disques les plus méconnus. En dehors de ses singles peu de gens en garde un grand souvenir. La faute peut-être à une musicalité peu évidente à appréhender.&amp;nbsp; Les instrumentaux sortent en effet clairement de l’ordinaire et ont une touche futuriste qui à au moins le mérite de ne ressembler à aucune autre sortie du moment. Considéré comme une tare lors de sa sortie, cet état de fait va au contraire à le rendre meilleur, lui conférant une durée de vie largement supérieure aux deux autres volets de la trilogie.&lt;br /&gt;Vous l’aurez donc compris, Jay-z livre ainsi son album le plus avant-gardiste. Il ne suit pas la tendance, mais la précède de plusieurs années et signe là son disque le plus novateur à défaut d’être son meilleur. L’architecture sonore est essentiellement l’oeuvre de &lt;strong&gt;Timbaland&lt;/strong&gt;, jusqu’alors plus connu pour ses prods pour &lt;strong&gt;Missy Elliott&lt;/strong&gt; et divers artistes de la scène R&amp;amp;B.&amp;nbsp; Le Virginien s’en donne à coeur joie et livre des titres impressionnants d’esthétisme à l’image du single &lt;em&gt;Big Pimpin’&lt;/em&gt; (Featuring &lt;strong&gt;UGK&lt;/strong&gt;) qui associe des sonorités aussi diverses qu’improbables (flute de pan, bounce sudiste, sons électroniques). Il n’en reste cependant pas là et délivre un lent et excellent &lt;em&gt;It’s Hot (Some Like It Hot)&lt;/em&gt; où l’on croit   reconnaitre une pique à &lt;strong&gt;50 Cent&lt;/strong&gt; (alors en cours d’enregistrement de son &lt;em&gt;Power Of The Dollar&lt;/em&gt;), un &lt;em&gt;Snoopy Track&lt;/em&gt; bouncy et synthétique sur lequel s’invite le Hot Boy   &lt;strong&gt;Juvenile&lt;/strong&gt; et un tribal &lt;em&gt;It’s That Yo Bitch&lt;/em&gt; dans le pur style des sons qu’il avait&amp;nbsp; l’habitude d’usiner pour &lt;strong&gt;Missy Elliott&lt;/strong&gt; (qui assure d’ailleurs le refrain), occasion pour Jigga de se lancer dans un fast flow éfrenné avec le maitre du genre en l’occurrence &lt;strong&gt;Twista&lt;/strong&gt; (Ce titre sera malheureusement retiré de la version US de l’album suite au leak de l’album et   remplacé par &lt;em&gt;There’s Been A Murder&lt;/em&gt;, un morceau peu convaincant qui apparait presque comme incongru au sein de cet album). Mais c’est sur &lt;em&gt;Come &amp;amp; Get Me&lt;/em&gt; la dernière production   de &lt;strong&gt;Timbaland&lt;/strong&gt; que l’expérimentation atteint des sommets. Un son asymétrique plutôt accrocheur au début avec ensuite une variation digne d’un film de science-fiction avant de revenir à un instrumental plus régulier, le tout excellement rappé (comme tout au long de cet album d’ailleurs) par Hova.&lt;br /&gt;Les autres producteurs conviés délivrent eux aussi des sons tout aussi étranges pour les oreilles non-averties.&amp;nbsp; &lt;strong&gt;DJ Premier&lt;/strong&gt; reste égal à lui même sur l’excellent &lt;em&gt;So Ghetto&lt;/em&gt;,   mais les livraisons de &lt;strong&gt;Rockwilder&lt;/strong&gt; (l’expérimental &lt;em&gt;Do It Again [Put Ya Hands Up]&lt;/em&gt; et le punchy &lt;em&gt;NYMP&lt;/em&gt; aux influences rock) et &lt;strong&gt;Swizz Beatz&lt;/strong&gt; ( le presque trop conventionnel   &lt;em&gt;Things That U Do&lt;/em&gt; en duo avec &lt;strong&gt;Mariah Carey&lt;/strong&gt; et les deux hidden tracks &lt;em&gt;Jigga My Nigga&lt;/em&gt; [Déja présent sur la compilation &lt;em&gt;Ruff Ryders Vol. 1&lt;/em&gt;] et &lt;em&gt;Girl’s Best   Friend&lt;/em&gt; [déjà entendu lui aussi]) ont plutôt tendance à dérouter. Heureusement que les autres morceaux sont un peu plus consensuels. &lt;strong&gt;DJ Clue&lt;/strong&gt; s’arrache pour donner un &lt;em&gt;Pop 4 Roc&lt;/em&gt; sur lequel apparait la famille Roc au grand complet et les peu connus &lt;strong&gt;Russ &amp;amp; SAF&lt;/strong&gt; nous gratifient d’un &lt;em&gt;S.Carter&lt;/em&gt; . On a même droit à un succedané de &lt;em&gt;Hard Knock Life&lt;/em&gt; en   fin de disque avec &lt;em&gt;Anything&lt;/em&gt; qui reprend la même recette gagnante mais avec moins de brio (Titre uniquement disponible sur les versions internationales). La bonne surprise vient du dre-esque &lt;em&gt;Watch Me&lt;/em&gt; produit par &lt;strong&gt;Irv Gotti&lt;/strong&gt; sur lequel le bon docteur assure le refrain (Ce titre n’existe que sur la version US, il est remplacé par une &lt;em&gt;Hova Interlude&lt;/em&gt; sur   les versions internationales).&lt;br /&gt;Assurément l’un des meilleurs disques de Jay-Z. Il convient cependant de ne pas se laisser abuser par la couleur instrumentale peu commune pour pleinement l’apprécier. Il conclut en tout cas magistralement la trilogie et prouve qu’Hova est capable de bien plus que d’offrir une simple mise en équation de ses talents. Les lyrics ne sont peut-être pas les plus pointus mais ils sont utilisés à bon escient. Un album à découvrir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;18/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-769231784043053944?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/769231784043053944/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/jay-z-vol3life-and-times-of-s-carter.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/769231784043053944'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/769231784043053944'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/jay-z-vol3life-and-times-of-s-carter.html' title='Jay-Z-Vol.3…Life And Times Of S. Carter'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-8949996476973228814</id><published>2010-01-19T20:21:00.000Z</published><updated>2010-01-19T20:21:54.474Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Snoop Dogg'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><title type='text'>Snoop Doggy Dogg-Doggystyle</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.music-report.info/joomla/images/musicreport/album_snoopdogg_doggystyle.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://www.music-report.info/joomla/images/musicreport/album_snoopdogg_doggystyle.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 23 Novembre 1993&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Death Row/ Interscope&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteur:&lt;/strong&gt; Dr. Dre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1992. Alors que le groupe &lt;strong&gt;N.W.A.&lt;/strong&gt; règne en maitre sur le Gangsta Rap, &lt;strong&gt;Dr. Dre&lt;/strong&gt; rappeur et producteur de la formation décide de quitter le navire et de se lancer dans une nouvelle aventure en compagnie de son ami et associé d’alors &lt;strong&gt;Marion «&amp;nbsp;Suge&amp;nbsp;» Knight&lt;/strong&gt;. C’est ainsi que naitra Death Row Records qui deviendra dans un futur proche le nouveau bastion du West Coast Rap.&amp;nbsp; En quête d’artistes Dre tombe sur un MC longiligne originaire de Long Beach qui s’illustre depuis quelques temps avec un petit groupe local &lt;strong&gt;213&lt;/strong&gt; (dont est également membre le demi-frère de Dre &lt;strong&gt;Warren G&lt;/strong&gt;). Séduit par les performances de ce membre du gang des Crips, le bon docteur décide de lui donner sa chance en l’invitant à ses côtés pour un titre sur la bande originale du film &lt;em&gt;Deep Cover&lt;/em&gt;. Ce titre fondateur d’une des plus fructueuses associations de l’histoire du rap aura pour principal mérite de faire sortir de l’ombre ce jeune rappeur répondant au pseudonyme de Snoop Doggy Dogg. Dans la foulée il se verra offrir un contrat chez Death Row et sera surtout la grande révélation du premier album solo de &lt;strong&gt;Dr. Dre&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;The Chronic&lt;/em&gt; (Certifié classique) où il apparaît sur près de la moitié des titres. Après des débuts aussi fracassants, il se hisse sans peine en tête de liste des newcomers les plus attendus du moment. Derechef il se met à travailler sur son premier album solo que tout le monde annonce déjà comme un disque qui fera date. &amp;nbsp;C’est alors qu’il se fait rattraper par ses démêlés avec la justice. Une accusation de meurtre l’envoie devant les tribunaux et on pense alors que cet évènement plombera la promotion de l’album dont la sortie était même menacée. Il n’en sera cependant rien. C’est même l’effet inverse qui se produit, crédibilisant sa réputation de dur-à-cuire et augmentant encore plus l’attente. Une première dans l’industrie du disque. Ce qui lui vaudra de se retrouver en tête du billboard dès la sortie de &lt;em&gt;Doggystyle&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Le moins que l’on puisse dire est que cet album porte très bien son titre (en levrette). Le rap et l’industrie musicale se fait prendre par derrière avec ce disque impeccable, impressionnant de maitrise et de musicalité. L’architecture sonore a été prise en main par le docteur qui produit intégralement l’album. On avait entendu les prémices du G-Funk dans &lt;em&gt;The Chronic&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Doggystyle&lt;/em&gt; s’avère être son digne successeur et a même le mérite d’être encore plus mélodique que son aîné. Toutes choses qui contribueront à la popularité de cet opus qui, du coup, séduira&amp;nbsp; sans peine des oreilles peu habituées au rap. De plus le flow laid-back ultra-posé du long chien s’avère plus qu’efficace et séduisant. Comme la majeure partie de ses homologues californiens, Snoop nous narre ses histoires de rue, gangs, drogues et sexe avec une décontraction stupéfiante. Sa voix mélodieuse et entrainante colle parfaitement aux instrumentaux de &lt;strong&gt;Dr. Dre&lt;/strong&gt; et débloque direct les nuques dès les premières mesures de l’album. Ajoutons à cela des singles imparables (le classique &lt;em&gt;Who Am I (What’s My Name)&lt;/em&gt;, le     tout aussi célébrissime &lt;em&gt;Gin &amp;amp; Juice&lt;/em&gt; et le très efficace &lt;em&gt;For All My Niggas &amp;amp; Bitches&lt;/em&gt;) certifiés tueries G-Funk (on notera au passage les samples de la bande à &lt;strong&gt;George     Clinton&lt;/strong&gt; et autre &lt;strong&gt;Roger Troutman&lt;/strong&gt;) et un morceau plus sombre devenu un classique parmi les classiques (&lt;em&gt;Murder Was The Case&lt;/em&gt;) et une pelletée de sons de qualité (il n’y a pratiquement aucun titre à jeter dessus) et l’on obtient un des tous meilleurs albums de l’histoire du rap qui a de plus le mérite de très bien vieillir. Snoop n’a d’ailleurs jamais pu faire mieux et &lt;strong&gt;Dr. Dre&lt;/strong&gt; aura toutes les peines du monde à rééditer cet exploit. L’alchimie entre les deux hommes est tout simplement parfaite et est devenue l’archétype même de la complémentarité MC&amp;nbsp;/Producteur pour le grand public (désolé &lt;strong&gt;Gang Starr&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Eric B &amp;amp; Rakim&lt;/strong&gt;).&amp;nbsp; Un modèle de perfection discographique dont l’influence ne s’est jamais démentie au fil du     temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;19/20&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-8949996476973228814?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/8949996476973228814/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/snoop-doggy-dogg-doggystyle.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/8949996476973228814'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/8949996476973228814'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/snoop-doggy-dogg-doggystyle.html' title='Snoop Doggy Dogg-Doggystyle'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-5000803900307514674</id><published>2010-01-19T20:20:00.000Z</published><updated>2010-01-19T20:20:18.636Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jay-Z'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><title type='text'>Jay-Z-In My Lifetime, Vol.1</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_JTJ2i6wj77g/SKyTQIkG8KI/AAAAAAAAALI/z3-hFgZUoOc/s1600/JayZInMyLifetimeVol1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_JTJ2i6wj77g/SKyTQIkG8KI/AAAAAAAAALI/z3-hFgZUoOc/s320/JayZInMyLifetimeVol1.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 4 Novembre 1997&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Roc-A-Fella/ Def Jam&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; DJ Premier, The Hitmen, Ski, Big Jaz, Anthony Dent, Poke &amp;amp; Tone, Buckwild, Nashiem Myrick, , Teddy Riley &amp;amp; Chad Hugo&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un premier album qui avait fait l’unanimité, le retour de Jay-Z était plus qu’attendu. Il faut dire que de l’eau a depuis coulé sous les ponts. Son ami &lt;strong&gt;The Notorious B.I.G.&lt;/strong&gt; ayant été assassiné en début d’année, il se retrouve en première ligne pour lui succéder. Beaucoup voient déjà en lui le futur King Of New-York. Toutes choses qui vont sans doute lui mettre trop de pression.&lt;br /&gt;Jay signe donc son retour avec un album constituant le premier volet d’une trilogie. Autant dire que ceux qui attendaient un album dans la lignée du précédent furent déçus. Jay-Z a cédé aux grandes tendances de l’époque en conviant l’équipe de Bad Boy Records (alors en pleine gloire) pour la réalisation de cet album qu’il a vraisemblablement voulu accessible. Toutes choses qui a pour principal effet de mettre en retrait les artisans sonores du premier opus. Malheureusement les &lt;strong&gt;Bad Boy Hitmen&lt;/strong&gt; n’ont pas le brio d’un &lt;strong&gt;Ski&lt;/strong&gt; ou d’un Premier, se contentant de sampler à tout-va sur toutes leurs livraisons. On note également une poignée de tracks alimentaires orientées grand public ( le guimauvesque &lt;em&gt;Lucky Me&lt;/em&gt;, le plus que douteux &lt;em&gt;I Know What Girls   Like&lt;/em&gt; pollué par &lt;strong&gt;Puff Daddy&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Lil Kim&lt;/strong&gt;…) et d’autres peu inspirées (&lt;em&gt;The City Is Mine&lt;/em&gt; qui invite &lt;strong&gt;Blackstreet&lt;/strong&gt;, Le soulful &lt;em&gt;You Must Love Me&lt;/em&gt; avec &lt;strong&gt;Kelly   Price&lt;/strong&gt; ou encore &lt;em&gt;Sunshine&lt;/em&gt;, collaboration plus qu’accessible avec &lt;strong&gt;Foxy Brown&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Babyface&lt;/strong&gt;) qui plombent l’album et lui vaudront d’être boudé par la critique.&lt;br /&gt;Heureusement Hova a toujours sa dextérité lyricale pour lui et retrouve son efficacité sur les sons moins mainstream. Les deux productions de &lt;strong&gt;DJ Premier&lt;/strong&gt; (l’excellent &lt;em&gt;A Million And One   Questions / Rhym No More&lt;/em&gt; et le sublime &lt;em&gt;Friend Or Foe&lt;/em&gt;) relèvent le niveau, tout comme celles de &lt;strong&gt;Ski&lt;/strong&gt; (L’énorme &lt;em&gt;Streets Is Watching&lt;/em&gt; et le tubesque &lt;em&gt;Who You Wit   II&lt;/em&gt;) et font regretter qu’ils soient si effacés sur cet album.&amp;nbsp; de plus Jigga est encore capable de livrer de très bons textes comme &lt;em&gt;Imaginery Player&lt;/em&gt;, le subtil &lt;em&gt;Rap Game/Crack   Game&lt;/em&gt; (où il sample &lt;strong&gt;Nas&lt;/strong&gt; une fois de plus) et son duo très réussi avec &lt;strong&gt;Too $hort&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;Real Niggaz&lt;/em&gt;. Il se montre aussi parfaitement à son aise sur des instrumentaux moins grand   public comme &lt;em&gt;Where I’m From&lt;/em&gt; ou encore le très bon &lt;em&gt;Face Off&lt;/em&gt; avec &lt;strong&gt;Sauce Money&lt;/strong&gt; (qui reprend tout de même le &lt;em&gt;Soul Makossa&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;Manu Dibango&lt;/strong&gt;). Trop peu cependant pour faire oublier les relents commerciaux qui exhalent de cet album et la trop grande discrétion de sa vibe street.&lt;br /&gt;Un disque plus que contrasté de Jay-Z qui manque la transformation de son premier essai. A vouloir contenter le grand public et faire un album à la sauce Jiggy, le MC de Marcy s’est fourvoyé, s’attirant au passage les foudres d’une critique assassine trop heureuse de le démonter. Si beaucoup ne retiendront que son supposé retournement de veste, il convient cependant de remarquer que ce disque s’avère être un album-charnière dans sa carrière. Les futures tendances de sa carrière y sont en effet résumées et les sorties suivantes viendront confirmer cet état de fait. Rien que pour ça &lt;em&gt;In My Lifetime&lt;/em&gt; vaut le détour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-5000803900307514674?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/5000803900307514674/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/jay-z-in-my-lifetime-vol1.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/5000803900307514674'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/5000803900307514674'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/jay-z-in-my-lifetime-vol1.html' title='Jay-Z-In My Lifetime, Vol.1'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_JTJ2i6wj77g/SKyTQIkG8KI/AAAAAAAAALI/z3-hFgZUoOc/s72-c/JayZInMyLifetimeVol1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-7281162050372216105</id><published>2010-01-19T20:18:00.000Z</published><updated>2010-01-19T20:18:30.425Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Booba'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques FR'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap FR'/><title type='text'>Booba-0.9.</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://66.img.v4.skyrock.net/664/sortierapfrancais/pics/2117144531_1.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://66.img.v4.skyrock.net/664/sortierapfrancais/pics/2117144531_1.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie :&lt;/strong&gt; 24 novembre 2008&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label :&lt;/strong&gt; Tallac Records / Barclay / Universal&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; Medi Med, Therapy, Phrequincy, Animalsons, Oneshot, Dream Touch, BKS, Haze, Street Fabulous&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sortie d’un nouvel album de Booba est forcement en soi un évènement. Celui qui, n’en déplaise à ses haters, est une des locomotives du rap Français est toujours attendu au tournant et suscite toujours autant les passions, surtout après l’épisode &lt;em&gt;Urban Peace 2&lt;/em&gt; (Je ne vais pas y revenir) et ses piques adressées à &lt;strong&gt;MC Solaar, NTM&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;IAM&lt;/strong&gt;. Le moins que l’on puisse dire est que cet album achève de diviser ses fans. D’aucuns loueront la qualité des punchlines et une réalisation qui se veut novatrice. Les autres ne manqueront pas de remarquer que Booba semble s’éssoufler et à surement livré le plus mauvais projet de sa carrière solo.&lt;br /&gt;Objectivement &lt;em&gt;0.9.&lt;/em&gt; est très loin d’être une grosse satisfaction. Comme à ses habitudes l’ourson suit les tendances en concoctant un album à grands renforts de productions Dirty South (comme l’essentiel de ses homologues hexagonaux il faut bien avouer) mais surtout en ayant recours à l’autotune. Un choix contestable et contesté qui au final ne s’avère pas gagnant à l’écoute des titres qui y font appel. De plus Booba est nettement moins tranchant au mic sur cet opus et en dépit d’une nouvelle pleine brouette de punchlines, on conserve un sentiment de «&amp;nbsp;peux mieux faire&amp;nbsp;». Passons le manque de variété instrumentale, la stagnation lyricale de l’ensemble et le recyclage de &lt;em&gt;Garcimore&lt;/em&gt; (déjà présent sur &lt;em&gt;Autopsie Vol. 2&lt;/em&gt;) et on en arrive à la conclusion que c’est du Booba en petite forme. Pour ne rien arranger les invités n’apportent pas grand-chose. &lt;em&gt;Izi Life&lt;/em&gt; est assez agréable à écouter si on ne se contente que de la performance de Booba&amp;nbsp; mais est complètement ruiné par la performance de &lt;strong&gt;Brams&lt;/strong&gt;. Même constat pour &lt;em&gt;Salade, Tomate, Oignon&lt;/em&gt; où en se demande toujours ce que &lt;strong&gt;Djé&lt;/strong&gt; fabrique là. Difficile   également de comprendre l’usage plus que dispensable de l’autotune pour &lt;strong&gt;Nadeei&lt;/strong&gt; sur &lt;em&gt;Soldats.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt; Mais ne noircissons pas trop le tableau. L’album à tout de même son lot de tueries comme &lt;em&gt;R.A.S, Game Over, Izi Monnaie&lt;/em&gt; ou encore &lt;em&gt;King&lt;/em&gt;.&amp;nbsp; De plus il a tendance à se bonifier avec le temps (malgré son inégalité)&amp;nbsp; mais n’atteint jamais le niveau de ses précédents opus. Son plus mauvais album? Surement mais pas non plus une bouse. C’est même un excellent album à l’échelle du rap Français de ses deux dernières années&amp;nbsp; mais, à trop attendre de B2O, on en est devenu très exigeants au point de toujours chercher la petite bête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-7281162050372216105?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/7281162050372216105/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/booba-09.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/7281162050372216105'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/7281162050372216105'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/booba-09.html' title='Booba-0.9.'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-7262812922702183448</id><published>2010-01-19T20:15:00.000Z</published><updated>2010-01-19T20:15:18.383Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jay-Z'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><title type='text'>Jay-Z-Reasonable Doubt</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://t.douban.com/lpic/s2788913.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://t.douban.com/lpic/s2788913.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 25 Juin 1996&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Roc-A-Fella/Priority&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; Big Jaz, Clark Kent, Irv Gotti, DJ Premier, Ski, K-Rob, Peter Panic, Knobody&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1996. En pleine guerre East Coast/West Coast, un jeune MC originaire de Marcy Projects, Brooklyn se distingue sur la Bande Originale du film &lt;em&gt;Dead Presidents&lt;/em&gt; en signant le titre éponyme. Le grand public hip-hop découvre alors ce rappeur au flow élastique que seul les plus perspicaces se rappellent avoir entendu sur les albums de &lt;strong&gt;The Jaz&lt;/strong&gt;. Fort d’un passé de dealer de crack et   d’accointances avec &lt;strong&gt;The Notorious B.I.G.&lt;/strong&gt;, il marquera les esprits avec un nouveau titre en combinaison avec &lt;strong&gt;Foxy Brown&lt;/strong&gt; et sortira dans la foulée son premier album aux fins de lancer son propre label Roc-A-Fella fondé en début d’année avec deux amis Karim Burks et Damon Dash.&lt;br /&gt;Ce coup d’essai va finalement s’avérer être un coup de maître et gagnera sans peine ses galons d’album classique. Jay-Z fait étalage de son flow fluide reconnaissable entre mille, innerve ses lyrics de constantes références à son passé de dope dealer et fait montre d’une technique microphonique hors-norme. A l’aise sur tous les instrumentaux, il accroche dès la première écoute et se hisse à un niveau digne des albums de son ami &lt;strong&gt;The Notorious B.I.G.&lt;/strong&gt; Ce dernier interviendra d’ailleurs&amp;nbsp; sur le classique &lt;em&gt;Brooklyn’s Finest&lt;/em&gt;, hymne à leur quartier d’origine et qui constitue un des hauts faits du disque. Un morceau d’anthologie devenu depuis un des tous meilleurs jamais fait par des rappeurs New-Yorkais. Une autre flopée de classiques tracks sont également présentes sur ce disque. Des plus conscients &lt;em&gt;Dead Presidents&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Politics As Usual&lt;/em&gt; aux tubesques &lt;em&gt;Can’t Knock The Hustle&lt;/em&gt; qui invite &lt;strong&gt;Mary J. Blige&lt;/strong&gt; (mention   spéciale également à son remix) et &lt;em&gt;Ain’t No Nigga&lt;/em&gt; en passant par les excellents &lt;em&gt;Friend Or Foe, D’Evils&lt;/em&gt; ou encore &lt;em&gt;Coming Of Age&lt;/em&gt; (sur lequel &lt;strong&gt;Memphis Bleek&lt;/strong&gt; apparait pour la première fois). Il n’y a pratiquement aucun titre à jeter sur cet album qui s’impose comme l’un si ce n’est le meilleur de Jigga. Il n’a d’ailleurs jamais pu faire mieux depuis. Bien sur il a réussi à réitérer cet exploit avec &lt;em&gt;The Blueprint&lt;/em&gt; mais jamais il n’a réussi à surclasser ce &lt;em&gt;Reasonable Doubt&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Un classique intemporel et un incontournable pour tout fan de rap new-yorkais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;19/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-7262812922702183448?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/7262812922702183448/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/jay-z-reasonable-doubt.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/7262812922702183448'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/7262812922702183448'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/jay-z-reasonable-doubt.html' title='Jay-Z-Reasonable Doubt'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-4565921083183257073</id><published>2010-01-19T20:13:00.000Z</published><updated>2010-01-19T20:13:46.052Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2Pac'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><title type='text'>2Pac-2Pacalypse Now</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://37.img.v4.skyrock.net/37b/lnr94/pics/1360407118_small.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://37.img.v4.skyrock.net/37b/lnr94/pics/1360407118_small.jpg" width="316" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 12 Novembre 1991&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Interscope&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; Shock G, Big D The Impossible, Jeremy, Live Squad, Raw Fusion, The Underground Railroad, Stretch, Pee-Wee&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après des débuts timides au sein du groupe underground &lt;strong&gt;Strictly Dope&lt;/strong&gt;, le jeune Lesane Parish Crooks se fait remarquer par &lt;strong&gt;Shock G&lt;/strong&gt;, leader de la formation &lt;strong&gt;Digital Underground&lt;/strong&gt; qui l’engage comme danseur. Conscient du talent de MC de celui qui est désormais devenu 2Pac Shackur, &lt;strong&gt;Shock G&lt;/strong&gt; va lui donner sa chance sur le titre &lt;em&gt;Same Song&lt;/em&gt;. Une apparition plutôt brève mais très remarquée qui lui ouvrira les portes d’une carrière solo via un contrat avec la major Interscope. Toutes choses qui aboutiront à la sortie de ce premier album.&lt;br /&gt;On aurait pu penser que 2pac s’inscrirait dans la logique festive de son mentor, il n’en est cependant rien. Pac est marqué au fer rouge de la rue et des épreuves de la vie. Il est le témoin de la Black-on-Black Violence, de la répression policière, de la pauvreté des siens. Il se fait alors porte-parole de cette communauté oppressée, ravagée par la drogue et la violence, sans perspective d’avenir et qui s’en remet à l’illicite vu comme une éventuelle porte de sortie. Il n’a rien d’autre à nous offrir que sa vision sombre de la vie, brillamment mise en scène tout au long de l’album. Il livre ainsi des titres-coups de poing&amp;nbsp; qui font écho à sa vie mouvementée: &lt;em&gt;Trapped&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;I Don’t Give A Fuck&lt;/em&gt;, le très polémique &lt;em&gt;Violent&lt;/em&gt; ou il évoque la possibilité de   tuer un flic mais aussi le rageur et brillant &lt;em&gt;Words Of Wisdom&lt;/em&gt;. Toutes choses qui vont lui attirer les foudres de la censure qui après avoir tenté d’empêcher la sortie de l’album parviendront finalement à obtenir son retrait des bacs quelques mois plus tard. Le reste de l’album se partage entre égotrips rondement menés (&lt;em&gt;Young Black Male&lt;/em&gt;…), histoires de rue et   titres moins énervés. Parmi ceux-ci on retiendra le brillant &lt;em&gt;Brenda’s Got A Baby&lt;/em&gt;, histoire poignante d’une jeune mère et le plus léger &lt;em&gt;Part Time Mutha&lt;/em&gt; et ses lyrics aux   connotations sexuelles.&lt;br /&gt;Loin d’être un classique &lt;em&gt;2Pacalypse Now&lt;/em&gt; n’en demeure pas moins un très bon album qui marque le début en fanfare de la carrière que l’on sait qui fera passer l’ex-dealer de Marin City au statut de légende rapologique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;17/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-4565921083183257073?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/4565921083183257073/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/2pac-2pacalypse-now.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/4565921083183257073'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/4565921083183257073'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/2pac-2pacalypse-now.html' title='2Pac-2Pacalypse Now'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-7233476280324136815</id><published>2010-01-19T20:11:00.000Z</published><updated>2010-01-19T20:11:56.243Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Jay-Z'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><title type='text'>Jay-Z-Vol.2…Hard Knock Life</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.thecuttingroom.com/pics/musiccatalog_j_jay-z-vol2-hard-knock-life_jay-z-vol-2-hard-knock-life%282%29.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://www.thecuttingroom.com/pics/musiccatalog_j_jay-z-vol2-hard-knock-life_jay-z-vol-2-hard-knock-life%282%29.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 29 Septembre 1998&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Roc-a-Fella/ Def Jam&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; DJ Premier, Swizz Beatz, Timbaland, Stevie J, The 45 King, Erick Sermon, Irv Gotti, Jermaine Dupri, Kid Capri, Damon Dash, J-Runnah, Lil’ Rob, Darold Trotter, Mahogany&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Auteur d’un classique intemporel dès son premier album, Jigga a depuis entrepris de se lancer dans une trilogie. Le premier volet &lt;em&gt;In My Lifetime&lt;/em&gt; s’est malheureusement avéré peu convaincant à cause de sa trop grande orientation cross-over. L’annonce de la sortie du deuxième volet prête donc au scepticisme. Aura t’on droit à un retour aux sources avec un album aussi merveilleux que &lt;em&gt;Reasonable Doubt&lt;/em&gt; ou continuera t’il son virage Jiggy amorcé dans le premier volet de la trilogie? Ce sont ces interrogations qui planent quand sort enfin &lt;em&gt;Vol. 2…Hard Knock Life&lt;/em&gt; .&lt;br /&gt;Autant le dire tout de suite. Ceux qui espéraient un nouveau &lt;em&gt;Reasonable Doubt&lt;/em&gt; furent déçus. Jay semble vouloir tourner la page une bonne fois pour toutes et s’ouvrir à de nouvelles sonorités. Résultat des producteurs du premier opus, seul &lt;strong&gt;Irv Gotti&lt;/strong&gt; est rappelé. &lt;strong&gt;Ski&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Clark Kent&lt;/strong&gt; sont allègrement écartés du projet. Quand à &lt;strong&gt;DJ Premier&lt;/strong&gt; il ne signe que   l’intro sur laquelle le petit protégé de Jay, &lt;strong&gt;Memphis Bleek&lt;/strong&gt; est le seul à poser. Un comble! Mais qu’importe, Hova s’ouvre enfin les portes du succès commercial avec le tube &lt;em&gt;Hard Knock   Life&lt;/em&gt; magistralement produit par &lt;strong&gt;The 45 King&lt;/strong&gt; (qui signera un deuxième braquage plus tard avec le &lt;em&gt;Stan&lt;/em&gt; d’&lt;strong&gt;Eminem&lt;/strong&gt;). Ce sample de la comédie musicale &lt;em&gt;Annie&lt;/em&gt; séduit direct avec son refrain chanté par des voix d’enfants et assure presqu’à lui tout seul la popularité de cet album. Un autre tube &lt;em&gt;Can I Get A…&lt;/em&gt; combinaison avec &lt;strong&gt;Ja Rule&lt;/strong&gt; (alors   inconnu du grand public) et sa protégée &lt;strong&gt;Amil&lt;/strong&gt; fait l’unanimité dans les clubs et le propulse direct dans le peloton de tête des gros vendeurs. Il peut également compter sur la bonus track &lt;em&gt;Money ain’t A Thing&lt;/em&gt;, duo Jiggy avec &lt;strong&gt;Jermaine Dupri&lt;/strong&gt; pour séduire le grand public.&lt;br /&gt;Cet opus marque également les débuts de ses collaborations avec deux monstres sacrés de la production: &lt;strong&gt;Swizz Beatz&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Timbaland&lt;/strong&gt;. Le producteur attitré des &lt;strong&gt;Ruff Ryders&lt;/strong&gt; lui livre   trois sons hauts en couleur: l’entrainant &lt;em&gt;If I Should Die&lt;/em&gt;, une suite au &lt;em&gt;Coming Of Age&lt;/em&gt; du premier album mais surtout la bastos &lt;em&gt;Money, Cash, Hoes&lt;/em&gt; à la boucle entêtante   rehaussé par un couplet et des ad libs de &lt;strong&gt;DMX&lt;/strong&gt; (alors en pleine gloire lui aussi). Une des tueries du disque.&amp;nbsp; Timbo n’est pas en reste lui non plus se fendant d’un &lt;em&gt;Nigga What, Nigga   Who&lt;/em&gt; terriblement hypnotique sur lequel Hova et son mentor &lt;strong&gt;Big Jaz&lt;/strong&gt; (rebaptisé depuis &lt;strong&gt;Jaz-O&lt;/strong&gt;) accélèrent leur débit (un exercice&amp;nbsp; de style plus que réussi d’ailleurs) ainsi que   de &lt;em&gt;Paper Chase&lt;/em&gt;, nouvelle collaboration probante avec &lt;strong&gt;Foxy Brown&lt;/strong&gt;. Les autres producteurs ont plus de mal à se mettre en lumière. En tant que seul rescapé des &lt;strong&gt;Bad Boy Hitmen&lt;/strong&gt; conviés sur l’album précédent, Stevie J s’en tire plutôt bien avec un &lt;em&gt;Ride Or Die&lt;/em&gt; très convaincant (notons au passage qu’aucun sample ne fut utilisé pour ce morceau, chose plus que rare pour un Hitmen), mais c’est bien plus difficile pour &lt;strong&gt;Kid Capri&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;J-Runnah&lt;/strong&gt; qui semblent en retrait (il faut dire aussi que Jay-Z est moyen sur leurs titres). &lt;strong&gt;Erick Sermon&lt;/strong&gt; lui   se contente d’utiliser la plus-que-grillée boucle de &lt;em&gt;Theme From Shaft&lt;/em&gt; d’&lt;strong&gt;Isaac Hayes&lt;/strong&gt; pour le Posse Cut &lt;em&gt;Reservoir Dogs&lt;/em&gt; (avec &lt;strong&gt;The Lox&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Sauce Money&lt;/strong&gt; et le new   comer d’alors &lt;strong&gt;Beanie Sigel&lt;/strong&gt;), un titre heureusement aussi sanglant que son référant. Dans ces circonstances &lt;em&gt;It’s Alright&lt;/em&gt; apparait presque terne.&lt;br /&gt;Cet album connaitra un énorme succès commercial (plus de cinq millions de copies écoulées rien qu’aux Etats-Unis) et lui vaudra la reconnaissance de l’industrie musicale vu qu’il recevra un grammy (le premier de sa carrière). Malheureusement il achèvera de diviser ses fans. Les critiques seront plus que contrastées. Si certaines rédactions comme celle de &lt;em&gt;The Source&lt;/em&gt; se sont voulues plutôt indulgentes (il obtiendra la note de 4.5 mics quand même), beaucoup ont critiqué son côté trop «&amp;nbsp;commercial&amp;nbsp;». Si Jay-Z reste toujours aussi efficace au micro (une constante avec lui), et fait preuve d’une capacité à faire des hits aussi bien dancefloor que street, son virage mainstream n’a pas été du coup de tous. C’est cependant avec ce disque qu’il accèdera au statut de star incontestée et de locomotive du rap US.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-7233476280324136815?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/7233476280324136815/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/jay-z-vol2hard-knock-life.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/7233476280324136815'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/7233476280324136815'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/jay-z-vol2hard-knock-life.html' title='Jay-Z-Vol.2…Hard Knock Life'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-2894783392595356225</id><published>2010-01-19T20:10:00.000Z</published><updated>2010-01-19T20:10:39.534Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fat Joe'/><title type='text'>Fat Joe-J.O.S.E. 2 (Jealous Ones Still Envy 2)</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://api.ning.com/files/N5l8DypryZOlYwXRIFL-YyyNJ7Jui5NtuARQ38blcYw_/Fat_Joe__JOSE_2_Jealous_Ones_Still.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://api.ning.com/files/N5l8DypryZOlYwXRIFL-YyyNJ7Jui5NtuARQ38blcYw_/Fat_Joe__JOSE_2_Jealous_Ones_Still.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;6 Octobre 2009. Une journée qui s’annonce plutôt sans histoire comme souvent. On vaque tranquillement à ses occupations en aillant le sentiment absurde d’avoir oublié quelque chose. Que peut-il y avoir de si marquant un mardi pour qu’on s’en souvienne? Une réflexion rapide n’ayant ravivé aucun souvenir, on se décide donc à regarder dans l’agenda électronique. Trois boutons appuyés plus tard, on réalise avec stupéfaction l’ampleur de cet oubli. Non, il ne s’agit pas d’un éventuel match de Ligue des Champions mais plutôt de la sortie d’un nouveau long métrage, la suite des aventures de l’agent Joey Crack plus connu sous le nom de Fat Joe. Étrange que même le plus stupide des pense-bête ne nous l’ait pas rappelé. Normal au demeurant au vu du manque d’engouement que suscite cette sortie précédée de trailers plus qu’anecdotiques dont même les plus grands fans du gros gangster ne se rappellent pas. Mais qu’importe au fond. On prend son billet et on s’organise comme on peut pour assister à la première.&lt;br /&gt;Un peu plus tard dans la soirée, on se retrouve dans le vestibule du cinéma en compagnie de fans irréductibles qui affirment sans ciller que ce nouvel épisode marquerait le grand retour au premier plan de notre héros. Argument plus que discutable constamment remis au goût du jour à chacune des sorties du Gros Joe. On écoute donc d’une oreille plus que distraite (c’est un euphémisme) cette poignée de passionnés se répandre en masturbations intellectuelles avec le sentiment un peu honteux d’avoir été, jusqu’à une époque très récente, l’un des leurs. Il faut dire que les superproductions du gangster du Bronx sont de plus en plus médiocres. L’ascension du petit dealer Porto ricain devenu l’un des caïds du rap game commence franchement à ennuyer. Tout avait pourtant si bien commencé avec deux premiers films de qualité ayant à eux tout seuls forgé la légende de Joseph Cartagena. Le troisième épisode qui relate son accession au statut de Don du crime conclut cette première trilogie de fort belle manière mais marque malheureusement le début de la décadence de notre héros. Au contact du dollar-roi et du strass-paillettes propre au monde des gros dealers de came musicale, Joey Crack va s’adoucir, et peine à se remettre de la fin tragique de son plus fidèle homme de main &lt;strong&gt;Big Pun&lt;/strong&gt;. Partagé entre une volonté de concilier son nouveau statut de poids lourd de l’industrie (sans jeu de mots) et son passé de gangster plus que respecté, il va se diluer dans une nouvelle trilogie qui le fera progressivement passé de la gloire aux critiques acerbes. Pis entre deux épisodes il se découvre un redoutable ennemi, un jeune dealer nommé &lt;strong&gt;50 Cent&lt;/strong&gt; qui lui aussi connait une ascension fulgurante dans le milieu et qui n’hésite pas à s’en prendre vertement à lui. Cette rivalité malsaine le poussera à ne pas s’en tenir au scénario du dernier volet de la trilogie, trop occupé qu’il était à vouloir rabattre le caquet à ce petit insolent. Toutes choses qui ne seront pas du goût des producteurs de la série qui décident de son arrêt. Joey a heureusement de la ressource et en authentique gros bonnet de la drogue, il prend la direction du paradis pour criminels: Miami. Entouré d’une nouvelle équipe de pistoleros, il tente depuis lors de reconquérir son trône new-yorkais. Si le film numéro 7 avait été plombé par le manque d’identité de la production, le huitième avait été clairement raté et a eu pour principale conséquence de faire entrer notre héros dans le cercle des légendes cinématographiques has been pour les plus compatissants, et dans celui des wacks pour les plus acerbes.&lt;br /&gt;Au regard de ce qui précède, il est donc difficile de faire preuve d’enthousiasme au moment où l’on entre dans une salle de cinéma incroyablement vide. Il faut croire que les pérégrinations de Fat Joe n’attirent plus grand-monde. A moins que ce ne soit la grêle de critiques assassines dont le film a été l’objet sur la toile qui n’ai fait capoté cette première. Une fois installé (pour une fois qu’on a largement le choix des places dans une première pourquoi se gêner?) on prend donc connaissance du contenu du film en lisant la brochure promotionnelle récupérée à l’entrée. Drôle d’idée que d’avoir baptisé ce nouvel opus &lt;em&gt;J.O.S.E. 2&lt;/em&gt;, surtout que le premier du nom était loin de faire l’unanimité et est même considéré par l’aile dure de la critique comme la pierre fondatrice de sa déchéance. De plus les suites sont très souvent inférieures aux premiers. Peu rassurant. On en est donc à se demander ce que pourrait signifier cet intitulé quand deux voisins s’amusent à trouver des définitions délirantes à cet acronyme:&lt;br /&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;-J.O.S.E.? Jokes Of a Silly Entertainer ah ah&lt;br /&gt;- Non Just One Shit’s Evidence&lt;br /&gt;-Mieux, Joe Organise Son Enterrement&lt;br /&gt;-Où encore Joe Oublie Son Éducation&lt;br /&gt;-Joe Oublie Son Entourage aussi est pas mal&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;On se surprend à ricaner doucement et on manque de s’esclaffer au vu de la liste d’invités et de producteurs: &lt;strong&gt;Ron Browz, Lil Wayne, Akon, T-Pain, Jim Jonsin, Swizz Beatz&lt;/strong&gt;…bonjour la prise de risques. Une liste de cérémonie d’awards pour ados fait pâle figure à coté de ce casting de gros vendus…pardon vendeurs. Signe des temps Joey ne parvient même plus à attirer ses homologues new-yorkais. Seul &lt;strong&gt;Raekwon&lt;/strong&gt; est mentionné dans les crédits pour une scène où il est sommes toutes l’invité le plus approprié (quelle idée aussi de l’avoir appeler &lt;em&gt;Ice Cream&lt;/em&gt;, on pense direct à un remix). Pas le temps de chipoter. Voici que les lumières s’éteignent et que la projection commence.&lt;br /&gt;A peine les premières images défilent-elles devant nos yeux que l’on comprend vite qu’on aurait du remplacer notre cornet de popcorn par un sac pour le vomi. La crise de foie est immédiate et cette daube de sous-plongeur improvisé cuisinier rempli parfaitement son rôle d’expectorant pour baleines. A mesure que le film avance on est pris d’abominables nausées et on en vient à cracher jusqu’à l’irritation de gorge et à redécorer le tapis rouge de flaques de dégueuli. Et oui on ne s’y trompe pas. Un virus plus virulent que celui de la grippe A vient de voir le jour provoquant otites, fortes fièvres, céphalées des plus insupportables et crises de colère destructrices. La faute au grand méchant de cet épisode, un nommé &lt;em&gt;Auto-tune&lt;/em&gt; qui parasite toutes les sorties et que &lt;strong&gt;Jay-Z&lt;/strong&gt; n’aura pas réussi à tuer. Au vu de la présence de ses fidèles, il n’y a pas lieu de s’étonner qu’il s’impose en despote dans ce film. Notre héros ayant eu la malheureuse idée de s’acoquiner avec lui histoire d’assurer son succès, il subit de plein fouet le retour de flamme et paie au prix fort cette escapade du côté obscur de la force. Tout démarre avec l’horrible &lt;em&gt;Winding On Me&lt;/em&gt; (titre qui figurait déjà sur la mixtape &lt;em&gt;The Leak 6&lt;/em&gt; de Weezy) où &lt;em&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;Lil Wayne&lt;/strong&gt; nous fait de nouveau entendre sa voix de poignée de porte rouillée le tout agrémenté par un refrain insupportable de &lt;strong&gt;Ron Browz&lt;/strong&gt;. D’autres titres du même acabit se succèdent telle une litanie de versets sataniques consacrant l’égarement définitif de Joey le gangster. On ne sait quoi retenir du pitoyable &lt;em&gt;One&lt;/em&gt;. Le refrain irritant signé &lt;strong&gt;Akon&lt;/strong&gt; où les couplets consternants de médiocrité du don déchu. Mieux vous oublier ce morceau au plus vite. Pareil pour &lt;em&gt;Put Ya In Da Game&lt;/em&gt; qui risque fort de vous faire passer dans le camp des T-Painophobes, du pathétique &lt;em&gt;Aloha&lt;/em&gt; et surtout de l’abominable &lt;em&gt;Porn Star&lt;/em&gt; duo des plus risibles avec la diablesse &lt;strong&gt;Lil’ Kim&lt;/strong&gt;. Passons également l’incompréhensible &lt;em&gt;Blackout&lt;/em&gt; et les peu (pas?) inspirés &lt;em&gt;Okay Okay&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Cupcake&lt;/em&gt; (déconcertant de voir Fat Joe essayer de suivre la mode sudiste). On était tout de même en droit d’attendre quelques titres rappelant que Joey Crack est tout de même un pur produit de l’école new-yorkaise. Malheureusement sur un &lt;em&gt;Joey Don’t Do It&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;sans éclat pour redresser la barre. Congratulations est un peu mieux mais reste largement en deçà de ses possibilités. Mais Joe peut tout de même compter sur un excellent &lt;em&gt;Ice Cream&lt;/em&gt; duo avec &lt;strong&gt;Raekwon&lt;/strong&gt; rehaussé par une très bonne production de &lt;strong&gt;T-Weed&lt;/strong&gt; et sur le morceau final &lt;em&gt;Music&lt;/em&gt; qui s’il n’est pas son meilleur apparait comme une véritable bombe au vu de l’insipidité de l’ensemble (Le Gros Joe n’est plus qu’un poids microbe, au grand dam de ses fans).&lt;br /&gt;Voici que revient la lumière. Et non nous ne venons pas de voir un film mais bien d’écouter l’ultime album de Fat Joe. On se sent un tantinet plus rassuré de constater qu’on n’a en fait jamais quitté notre domicile et qu’on s’est endormi en pleine audition de cet album soporifique. On sourit en se disant qu’on pourra toujours le conserver comme somnifère ou encore comme vomitif. Qu’importe que notre poids lourd s’enlise définitivement dans les tréfonds du pathétique. Qu’importe qu’on fasse partie des rares personnes à avoir perdu leur temps et argent avec ce disque qu’on attendait comme une éventuelle résurrection. Fat Joe avait touché le fond avec &lt;em&gt;The Elephant In The Room&lt;/em&gt;, il vient de creuser encore plus bas avec ce bâton de dynamite. Peu probable qu’il survive à l’éboulement provoqué par cette explosion vu qu’il persiste dans ses errements. Le rap game vient définitivement de perdre un de ses soldats les plus prometteurs. R.I.P. Joe. Dommage que tu nous aies laissé cet album infect comme ultime héritage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-2894783392595356225?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/2894783392595356225/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/fat-joe-jose-2-jealous-ones-still-envy.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/2894783392595356225'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/2894783392595356225'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/fat-joe-jose-2-jealous-ones-still-envy.html' title='Fat Joe-J.O.S.E. 2 (Jealous Ones Still Envy 2)'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-3228227222608720331</id><published>2010-01-19T20:08:00.000Z</published><updated>2010-01-19T20:08:32.744Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Joe Budden'/><title type='text'>Joe Budden-Padded Room</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BNRXyj7P9ZE/SK81MkgBM-I/AAAAAAAAA3Q/pni-Rb445Ns/s1600/JoeBudden-PaddedRoomFrontCover.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_BNRXyj7P9ZE/SK81MkgBM-I/AAAAAAAAA3Q/pni-Rb445Ns/s320/JoeBudden-PaddedRoomFrontCover.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 24 Février 2009&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Amalgalm Digital&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; Blastah Beatz, Dub B, MoSS, Qwan, The Klasix, Versatile &amp;amp; Dilemma, Kid Source, Fyu-Chur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il aurait pu ne jamais revenir après des années de galère. En dépit d’un premier album éponyme ayant glané un disque d’or, Joe Budden n’a pas bénéficié de l’égard du a son statut de la part de la direction de son label. Indésirable à Def Jam il continuera, heureusement de nous gratifier de ses ogives lyricales via mixtapes et street-albums ainsi que par ses fans qui auront contribué à entretenir la flamme même au plus mal de sa carrière. On commençait cependant à désespérer de l’entendre de nouveau sur un projet officiel. La rédemption viendra de la structure indépendante Amalgalm Digital qui le prend sous son aile et entreprend de relancer sa carrière. Une renaissance pour ce lyriciste de talent qui derechef se met au travail et annonce la sortie de son deuxième album &lt;em&gt;Padded Room&lt;/em&gt;. La question était de savoir si après tant de temps Budden était aussi affuté. Le premier single &lt;em&gt;The Future&lt;/em&gt; viendra nous rassurer. En plus de marquer son grand retour discographique, ce son produit par&lt;strong&gt; Klasix&lt;/strong&gt; marque aussi sa réconciliation avec &lt;strong&gt;The Game&lt;/strong&gt; (ce dernier apparait d’ailleurs en featuring dessus). Un titre plutôt efficace et dans la lignée de son premier opus. On se prend alors à rêver d’un album aussi abouti que le précédent mais voici que le second single &lt;em&gt;In My Sleep&lt;/em&gt; vient jeter un doute. Pas que la qualité du morceau soit en cause, mais c’est l’ambiance sombre et mélancolique qui en ressort qui fait tiquer. Apparemment les épreuves ont rendu l’ami Budden encore plus torturé qu’il ne l’était. On comprend dès lors que &lt;em&gt;The Future&lt;/em&gt; ne sera rien d’autre que la transition entre le Budden joyeux et son clone à la psyché tourmentée. Même la pochette s’inscrit dans cette logique et illustre très bien le contenu de l’album.&lt;br /&gt;Avant toute choses il convient d’oublier définitivement le Joe du premier album. Pas de clubs bangers, pas de singles brillants et festifs. Le sang a remplacé le champagne, les bitches se sont muées en démons intérieurs et les voitures ne sont plus que carcasses desséchées dans cet univers glacial et cauchemardesque. L’album commence cependant sur des chapeaux de roues avec un &lt;em&gt;Now I Lay&lt;/em&gt; où il fait étalage de ses talents au mic, prouvant une fois de plus qu’il est l’un des rappeurs les plus doués de sa génération, n’en déplaise aux haters. Mais dès la troisième piste on entre dans l’intellect torturé de Joe. &lt;em&gt;If I Gotta Go&lt;/em&gt; résonne comme un glas lugubre dans une nuit sans lune. Un texte brillant mais incroyablement sombre. Cette ambiance mortifère se perpétue avec &lt;em&gt;Do Tell&lt;/em&gt; (rappelant un message d’adieu), &lt;em&gt;Blood On The Wall&lt;/em&gt; (le titre est suffisamment évocateur), le pré-cité &lt;em&gt;In My Sleep&lt;/em&gt; et son ambiance cauchemardesque et aussi le tristounet &lt;em&gt;I Couldn’t Help It&lt;/em&gt;. On se prend tout de même à succomber au charme de cette psychanalyse sur beats mais à force le pessimisme ambiant qui exhale de cet album nous donne le bourdon. La marche aux Morts à coté passerait presque pour un slow. Rarement un album est allé aussi loin dans la relation des angoisses de son auteur. Plus vrai qu’une confession, plus froid qu’un poignard, plus glacial qu’une chambre froide, aussi triste que l’enterrement d’un pauvre hère, ce disque est définitivement sponsorisé par les pompes funèbres et les dépressifs anonymes.&lt;br /&gt;De cette ambiance de suicide imminent, magistralement mise en musique par &lt;strong&gt;The Klasix, Blastah Beatz, MoSS&lt;/strong&gt; ou encore &lt;strong&gt;Versatile &amp;amp; Delemma&lt;/strong&gt;, seul &lt;em&gt;Happy Holidays&lt;/em&gt; tranche un peu. Pour le reste des titres on laisse le corbeau s’assoir sur notre épaule gauche, on revêt les habits de deuils et on adopte le pas trainant du cortège funèbre laissant à cette âme blessée par la vie le soin de nous guider dans les méandres de sa déprime. On est ainsi de tout cœur avec lui quand il nous parle des femmes (ou de la drogue?) sur &lt;em&gt;Exxxes&lt;/em&gt; et on partage sa peine sur l’autobiographique &lt;em&gt;Angel In My Life&lt;/em&gt;. On se sent même prêt à presser sur la détente et consommer notre suicide à l’écoute de l’effrayant &lt;em&gt;Pray For Me&lt;/em&gt; qui sonne comme une ultime supplique pour le repos de l’âme de Joe. Encore que même la mort ne saurait lui apporter la paix. Heureusement que la bonus track &lt;em&gt;Family Reunion Remix (avec &lt;/em&gt;&lt;strong&gt;Fabolous, Ransom&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Hitchcock&lt;/strong&gt;) vient apporter un peu de respiration et clos cette dépression faite disque.&lt;br /&gt;Un album assez contrasté en somme. Si sa qualité est certaine et que Joe Budden brille de nouveau au mic, l’ambiance oppressante de cet opus a malheureusement pour principal effet de rebuter des auditeurs peu enclins à partager la douce folie de cet opus. De plus ce concept si particulier est un frein aux écoutes fréquentes sous peine d’avoir le bourdon. Joe Budden réussi pourtant admirablement son retour et livre un opus plus intimiste que jamais. Après on apprécie où on déteste mais on n’y reste pas indifférent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-3228227222608720331?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/3228227222608720331/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/joe-budden-padded-room.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/3228227222608720331'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/3228227222608720331'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/joe-budden-padded-room.html' title='Joe Budden-Padded Room'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BNRXyj7P9ZE/SK81MkgBM-I/AAAAAAAAA3Q/pni-Rb445Ns/s72-c/JoeBudden-PaddedRoomFrontCover.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-2370879372221698175</id><published>2010-01-19T20:06:00.000Z</published><updated>2010-01-19T20:06:56.245Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Busta Rhymes'/><title type='text'>Busta Rhymes- Back On My B.S.</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://musicgoss.com/wp-content/uploads/2009/06/busta-rhymes-back-on-my-bs.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://musicgoss.com/wp-content/uploads/2009/06/busta-rhymes-back-on-my-bs.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 19 Mai 2009&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Flipmode/ Universal Motown&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; DJ Scratch, Jelly Roll, Cool &amp;amp; Dre, Danja, Ty Fyffe, Ron Browz, Mr Porter, Needlz, The Neptunes, Dready Beats, King Karnov&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chronique d’une catastrophe annoncée. Voici comment on pourrait aisément qualifier la genèse de cet album à ranger parmi les calamités discographiques des temps modernes. Un petit flashback permet tout de même de mieux comprendre les circonstances de la conception de cet album. Rappelons-nous que l’ami Bus-A-Bus était signé chez Aftermath et que ce nouvel opus devait initialement être supervisé par &lt;strong&gt;Dr. Dre&lt;/strong&gt; en personne. Problème le bon docteur est plutôt occupé pas son propre album &lt;em&gt;Detox&lt;/em&gt;. Heureusement que ses fidèles assistants se démènent en coulisse pour livrer des productions à Busta. L’album, d’abord intitulé &lt;em&gt;Before Hell Freezes All Over&lt;/em&gt; commence donc à prendre forme et, de l’avis même de son auteur, devrait être un retour aux sources. Rien que ça! On salive déjà d’impatience à l’idée de retrouver un Busta fou furieux de nouveau libre de faire étalage de cette fougue qui a toujours été sa marque de fabrique. Malheureusement ses déboires ne font que commencer. Outre des problèmes judiciaires récurrents, Bus-A-Bus ne semble pas vraiment être sur la même longueur d’onde que sa maison de disques. Alors que l’album est rebaptisé&lt;em&gt; Blessed&lt;/em&gt;, lui annonce en interview qu’il s’appellera &lt;em&gt;Back On My Bullshit&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;B.O.M.B.&lt;/em&gt; en abrégé, un titre par ailleurs suggéré par &lt;strong&gt;Pharrell Williams&lt;/strong&gt;). On se doute alors que le torchon brûle entre les deux parties, mais qu’importe, la promo est lancée. On voit ainsi arriver deux premiers singles: &lt;em&gt;We made It&lt;/em&gt; sur lequel s’invite les &lt;strong&gt;Linkin Park&lt;/strong&gt; et la bastos &lt;em&gt;Don’t Touch Me&lt;/em&gt;. Deux titres plutôt convaincants qui laissent augurer d’un album de qualité. Les titres suivants qui seront dévoiler viennent corroborer cette impression. On se dit alors que le retour de Busta Rhymes sera l’évènement de cette année 2008. C’est alors que vint le désastre. Busta Rhymes s’embrouille avec &lt;strong&gt;Jimmy Iovine&lt;/strong&gt;, le patron d’Interscope et quitte précipitamment Aftermath, laissant au passage une bonne moitié de son album dans les tiroirs du label pour des problèmes de droits. S’il retrouve rapidement une terre d’asile, la major Universal Motown en l’occurrence, il voit ses titres être dispersés un peu partout. &lt;em&gt;We Made It&lt;/em&gt; devient ainsi une iTunes bonus track, &lt;em&gt;I Got Bass&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Don’t Touch Me&lt;/em&gt; restent à l’état de vidéos et enfin&lt;em&gt; G-Stro&lt;/em&gt; se retrouve sur la B.O. de &lt;strong&gt;Fast &amp;amp; Furious 4&lt;/strong&gt;. Busta ne conserve qu’une infime partie de ses titres. Tout est donc à refaire, mais la promo étant déjà lancée, Universal Motown ne peut se permettre de traîner.&amp;nbsp; Il faut agir et vite. Solution: un Busta écrasant d’accessibilité et suivant totalement la tendance. C’est en tout cas la première impression que laisse le single &lt;em&gt;Arab Money&lt;/em&gt;. Refrain entêtant passé à l’auto-tune (effet de mode oblige), vidéo racoleuse aux figurants «&amp;nbsp;de luxe&amp;nbsp;» douteux (dont &lt;strong&gt;Soulja Boy&lt;/strong&gt;) et chorégraphie entrainante sont les ingrédients de ce morceau qui deviendra un hit mondialement connu et suscitera une flopée de remixes (déclinaisons?), relançant au passage la carrière de &lt;strong&gt;Ron Browz&lt;/strong&gt; et assurant la notoriété de Bus-A-Bus chez les kikoolols. Bien sur ce titre lui vaudra une nuée de critiques sur la toile, mais en dépit de ces invectives il garde le cap et livre un autre single tout aussi controversé. &lt;em&gt;Hustler’s Anthem ‘09&lt;/em&gt; marque le retour d’un Busta plus à l’aise avec ce sujet mais sa bonne volonté ne parvient pas à sauver ce morceau desservi par une production sans relief de &lt;strong&gt;Ty Fyffe&lt;/strong&gt; et surtout par le refrain d’un &lt;strong&gt;T-Pain&lt;/strong&gt; égal à lui-même. On est plus proches de l’imposture qu’autre chose là. Heureusement la résurrection viendra de l’excellent &lt;em&gt;Respect My Conglomerate&lt;/em&gt; (un des rares titres de la première mouture de l’album que Bus a réussi à conserver), collaboration réussie avec un &lt;strong&gt;Jadakiss&lt;/strong&gt; et un &lt;strong&gt;Lil Wayne&lt;/strong&gt; comme on les aime. Cette infime lueur d’espoir est cependant obscurcie par un quatrième single des plus bouseux. Une calamité auditive portant fièrement le titre de &lt;em&gt;World Go Round&lt;/em&gt; produit par un &lt;strong&gt;Jelly Roll&lt;/strong&gt; à l’inspiration aussi abyssale que la fosse des Mariannes et qui voit intervenir &lt;strong&gt;Estelle&lt;/strong&gt;, une enième tapineuse rue Pop Abêtissante qui épouse ici à merveille son rôle de sorcière des grands fonds.&lt;br /&gt;Le sentiment d’insipidité (et disons le de dégoût) qu’a laissé le dernier single est encore plus que vivace ou moment où l’album sort enfin. Première lecture rapide des crédits et première déception. On avait espéré un legs de &lt;strong&gt;Jay Dee&lt;/strong&gt; d’autant plus que Busta avait lui-même déclaré qu’«&amp;nbsp;un album de Busta sans &lt;strong&gt;J Dilla&lt;/strong&gt; n’est pas un album de Busta&amp;nbsp;». Remise dans le contexte et après écoute de l’album, cette phrase apparait comme une sombre prémonition. Entre une guest list qui tient plus d’entrées à choix multiples et une faiblesse instrumentale rédhibitoire, on peine à croire qu’on écoute l’album d’un MC qui a toujours su se renouveler et prendre favorablement tout le monde à contre-pied. Le fauve en furie n’est plus que l’ombre de lui-même, ses crocs ayant été remplacés par des dents de lait peu affutées et donc nettement moins tranchantes. Son précédent vaccin contre la rage s’avère tout aussi efficace et n’en déplaise à certains il n’a plus rien d’un lion depuis que sa fameuse crinière a été rasée.&lt;br /&gt;C’est vous l’aurez donc compris très décevant. Rarement (jamais?) un album de Busta Rhymes aura été autant mal desservi en productions. On oscille entre le cotonneux, l’insipide et le passable. La palme d’or de la nullité revient à &lt;strong&gt;Jelly Roll&lt;/strong&gt; auteur d’un &lt;em&gt;Sugar&lt;/em&gt; alimentaire en plus du titre pré-cité. &lt;strong&gt;Ron Browz&lt;/strong&gt; persiste à enfoncer l’album avec un &lt;em&gt;Give Em What They Askin For &lt;/em&gt;franchement merdique (il aura au moins réussi à usiner un somnifère des plus efficaces) et même le vieux fidèle &lt;strong&gt;DJ Scratch&lt;/strong&gt; se laisse contaminer par cette épidémie de médiocrité avec &lt;em&gt;Imma Go &amp;amp; Get My…&lt;/em&gt; Ajoutons à cela &lt;em&gt;We Miss You&lt;/em&gt; (électro-cardiogramme plat tout au long de la torture…pardon de l’écoute), &lt;em&gt;We Want In&lt;/em&gt; titre terne où l’on voit apparaitre les vestiges du&lt;strong&gt; Flip Mode Squad&lt;/strong&gt; (où sont passés &lt;strong&gt;Rampage&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Rah-Digga&lt;/strong&gt;?) et &lt;strong&gt;Ron&lt;/strong&gt;-je-te-soule-&lt;strong&gt;Browz&lt;/strong&gt; au refrain et &lt;em&gt;Don’t Believe Em&lt;/em&gt; qu’&lt;strong&gt;Akon&lt;/strong&gt; se charge de ruiner et on a fait le tour des déchets.&lt;br /&gt;Heureusement Busta reste Busta et il nous le prouve dès que les productions suivent un minimum. L’excentrique et efficace&lt;em&gt; Wheel Of Fortune&lt;/em&gt; est plutôt convaincant, tout comme&lt;em&gt; Kill Dem&lt;/em&gt;, nouvelle combinaison à succès avec &lt;strong&gt;Pharrell Williams&lt;/strong&gt; (secondé pour le coup par &lt;strong&gt;Tosh&lt;/strong&gt;). C’est cependant le génial &lt;em&gt;Decision&lt;/em&gt; qui marque irrémédiablement les esprits. Outre son casting de guests all-stars (&lt;strong&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mary_J._Blige" title="Mary J. Blige"&gt;Mary J. Blige&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jamie_Foxx" title="Jamie Foxx"&gt;Jamie Foxx&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Legend" title="John Legend"&gt;John Legend&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &amp;amp; &lt;strong&gt;Common&lt;/strong&gt;) ce morceau surprend par son originalité (les chanteurs font le refrain chacun leur tour) et constitue un des hauts faits du disque. Juste ce qu’il faut avec &lt;em&gt;Respect My Conglomerate&lt;/em&gt; pour sauver le disque de la noyade. Il n’en demeure pas moins un album catastrophique de Busta Rhymes et sa pire sortie à ce jour. On ne peut qu’être pris de tristesse devant le spectacle pitoyable de ce rappeur d’exception englué dans la toile des intérêts économiques (on notera au passage que Bus-A-Bus parle souvent d’argent dans cet album) et autres désidératas des majors. Un projet qui n’honore absolument pas son auteur et le fait dangereusement glisser vers la voie de la wackitude. Gageons que Tyrone Smith puisse renaître de ses cendres au plus vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-2370879372221698175?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/2370879372221698175/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/busta-rhymes-back-on-my-bs.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/2370879372221698175'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/2370879372221698175'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/busta-rhymes-back-on-my-bs.html' title='Busta Rhymes- Back On My B.S.'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-6424186910649767417</id><published>2010-01-19T20:04:00.000Z</published><updated>2010-01-19T20:04:58.648Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Crooked I'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Joell Ortiz'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Royce Da 5&apos;9&quot;'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Slaughterhouse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Joe Budden'/><title type='text'>Slaughterhouse-Slaughterhouse</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.sitv.com/files/imagecache/LARGE/images/sitv_rap_slaughterhouse.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://www.sitv.com/files/imagecache/LARGE/images/sitv_rap_slaughterhouse.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 11 Aout 2009&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; E1 Music&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; The Alchemist, DJ Khalil, StreetRunner, Denaun Porter, Filthy Rockwell, Emile, Focus, Realson&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est lieu commun d’affirmer que dans le rap game, il ne suffit pas d’être un tueur au mic pour se faire une place dans l’industrie. Nombre de MC’s talentueux n’ont ainsi jamais pu confirmer les espoirs placés en eux, la faute à de mauvais choix de carrière ou, plus souvent, aux galères de labels. &lt;strong&gt;Joe Budden, Joell Ortiz, Royce Da 5′9″&lt;/strong&gt; et&lt;strong&gt; Crooked I&lt;/strong&gt; sont de ces rappeurs sans couronne dont la carrière a été plombée par divers errements et qui auraient très bien pu être condamnés à faire des mixtapes toute leur vie. Forts cependant de fan bases plus que fidèles, ils n’ont eu aucun mal à entretenir la flamme jusqu’à ce que le label indépendant Amalgalm Digital vienne tendre la perche à &lt;strong&gt;Joe Budden&lt;/strong&gt;, lui permettant de revenir enfin dans les bacs avec un &lt;em&gt;Padded Room &lt;/em&gt;sombre et torturé. C’est dans cette période que la formation d’un super-groupe réunissant les 4 MC’s pré-cités est évoquée. Une information qui laisse tout de même dubitatif quand on sait le nombre de groupes de ce genre qui n’ont, pour la plupart, vécu que le temps de leur annonce et, avec de la chance, de quelques titres.&lt;br /&gt;Beaucoup n’y croyaient donc pas trop, surtout que dans la foulée la sortie du premier album du groupe est prévue. La question était de savoir si ses bouffeurs patentés de mics se mettraient au diapason et s’inscrirait dans une véritable logique de groupe plutôt que dans une association de bons rappeurs sans aucune alchimie. Deuxième réserve ce casting d’habitués des mixtapes sera t’il capable de tenir la route sur un album cohérent sachant qu’ils sont manifestement peu habitués aux sorties officielles? Pour finir la diversité de leurs villes d’origine ne nuirait-elle pas à l’esprit de groupe et à l’unité lyricale? Autant de questions alors en suspens mais qui ne modèreront en rien l’enthousiasme des fans qui se prennent à rêver d’un classique ou tout au moins d’un album de très, très haut niveau. Il est vrai que la réunion de quatre des plus gros déchireurs de mics du monde hip-hop a largement de quoi faire jaser, et rien que pour cette initiative, il est tout a fait normal d’être impatient de voir le résultat (surtout qu’il est annoncé comme un &lt;em&gt;Detox&lt;/em&gt; Underground). En attendant cet album, le groupe fait monter son buzz en délivrant une flopée de bastos lyricales (&lt;em&gt;Slaughterhouse, Onslaught, Wack MC’s&lt;/em&gt;…) et parvient sans peine à convaincre même les plus sceptiques sur leur valeur. Malheureusement on apprendra par la suite qu’aucun de ces titres ne sera reconduit sur l’album. Mais en contrepartie on nous certifie que ceux qui ont été retenus seront encore plus lourds. De quoi encore plus piaffer d’impatience.&lt;br /&gt;L’album arrive finalement, précédé de &lt;em&gt;The One&lt;/em&gt;, un titre plus léger qui entend prouver qu’il est encore possible de faire des sons rap pour les clubs sans tomber dans la facilité (malgré son sample de rock), et surtout de &lt;em&gt;Cuckoo&lt;/em&gt;, exercice de style magistralement orchestré par &lt;strong&gt;DJ Khalil&lt;/strong&gt;. Le moins que l’on puisse dire dès la première écoute est qu’on n’est pas déçu. C’est du très lourd. Les MC’s livrent des performances de très haute volée et la saine émulation entre eux les poussent dans leur derniers retranchements lyricaux. Une véritable boucherie qui justifie à elle seule le titre de l’album. Ne cédons toutefois pas au triomphalisme affiché par les fans qui n’hésitent pas à le qualifier de meilleure sortie de l’année. Une écoute plus attentive met à jour les faiblesses de cet album qui s’il brille par son efficacité est loin d’être le classique annoncé. L’album s’avère en effet monolithique, tant dans le choix des instrumentaux que des thématiques abordées et surtout on réalise vite que l’essentiel des tracks suivent le même schéma. Royce qui intervient en premier poser les bases suivi ensuite de Joell ou Crooked avant que Budden ne se charge de conclure. Pas franchement original. De plus Budden apparait trop souvent en dessous, ce qui fera dire à certains qu’il est le maillon faible du groupe. Il n’en est cependant rien vu qu’il pose de façon globalement moins agressive que ses équipiers. Autre écueil non évité, une impression de réalisation faite à l’arrache. On a parfois le sentiment d’écouter un street-CD. Pas que la performance des rappeurs soit mauvaise mais leur volonté de tous vouloir livrer le meilleur d’eux-mêmes au mic à pour effet de donner l’impression d’écouter un freestyle perpétuel. Comme si chacun voulait briller au détriment des autres. Toutes choses qui ne donnent pas la sensation d’écouter le disque d’un groupe mais d’une réunion de très bons rappeurs vu que l’alchimie de groupe qui se dégage s’avère en définitive factice. Il y a plus de complicité que de complémentarité. Ajoutons à cela des titres moins inspirés (même s’il n’y en a aucun de franchement mauvais) et des featurings parfois inutiles (à l’image de &lt;strong&gt;Fatman Scoop&lt;/strong&gt; sur &lt;em&gt;Onslaught 2&lt;/em&gt;) et on a fait le tour des failles de cet album.&lt;br /&gt;Malgré tout &lt;em&gt;Slaughterhouse&lt;/em&gt; se révèle être un très bon disque, bien meilleur que pas mal de sorties de cette première moitié d’année. On ne boudera donc pas notre plaisir à l’écoute de titres costauds comme &lt;em&gt;Sound Off&lt;/em&gt; (malgré un sample grillé mais bon on a entendu bien pire cette année), l’excellent &lt;em&gt;Microphone&lt;/em&gt;, l’énergique &lt;em&gt;Not Tonight&lt;/em&gt; ou encore le sombre et spirituel &lt;em&gt;Pray (It’s A Shame)&lt;/em&gt; qui est à n’en point douter l’un des meilleurs titres de l’album. Les invités sont rares et ne s’expriment le plus souvent que le temps d’un refrain. Cette discrétion microphonique n’est pas nécessairement embarrassante, dans la mesure où leurs performances ne marquent pas plus que ça et sont pour certains dispensables. &lt;strong&gt;Pharoahe Monch&lt;/strong&gt; lâche un hook juste correct sur &lt;em&gt;Salute&lt;/em&gt; quand &lt;strong&gt;Novel&lt;/strong&gt; aère un peu &lt;em&gt;Raindrops&lt;/em&gt;. Les autres invités se contentent du minimum syndical. Quelques titres plus consensuels comme &lt;em&gt;Killaz&lt;/em&gt; (Produit par &lt;strong&gt;Emile&lt;/strong&gt;) et &lt;em&gt;Cut You Loose&lt;/em&gt; s’avèrent eux aussi efficaces.&lt;br /&gt;Le principal regret est que les singles lancés en éclaireurs n’aient pas été reconduits sur la tracklist finale. Pour le reste en dépit d’une osmose plus que relative, le projet se révèle amplement satisfaisant. Pas l’album de l’année mais un disque qui fera largement le bonheur des fans de chacun des MC’s et le notre aussi vu qu’il doit être l’une des rares sorties de ces dernières années qu’on peu écouter de bout en bout sans zapper trop de titres. Un premier effort encourageant qui ne devrait pas rester sans lendemain vu que le deuxième album est déjà annoncé. Gageons qu’ils sauront tirer les leçons de celui-ci afin de nous livrer un produit encore meilleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-6424186910649767417?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/6424186910649767417/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/slaughterhouse-slaughterhouse.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/6424186910649767417'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/6424186910649767417'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/slaughterhouse-slaughterhouse.html' title='Slaughterhouse-Slaughterhouse'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-2774520115643053428</id><published>2010-01-19T20:02:00.000Z</published><updated>2010-01-19T20:02:14.931Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='50 Cent'/><title type='text'>50 cent-The Massacre</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4b.img.v4.skyrock.net/4bc/chucktaylor1/pics/95537731_small.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://4b.img.v4.skyrock.net/4bc/chucktaylor1/pics/95537731_small.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 3 Mars 2005&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; G-Unit/ Shady/ Aftermath/ Interscope&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; Dr. Dre, Eminem, 50 Cent, Black Jeruz, Buckwild, Cool &amp;amp; Dre, Cue Beats, Dangerous LLC, Disco D, F.B.T., Hi-Tek, J. R. Rotem, Mike Elizondo, Needlz, Scott Storch, Sha Money XL, C. Styles &amp;amp; Bang Out&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce début d’année 2005, 50 Cent est sur tous les fronts. Non content d’être devenu l’un des plus gros vendeurs de l’industrie et de produire des artistes à succès au sein de son G-Unit Records, le rappeur au flow insolent s’invite dans la presse people, les hautes arcanes du monde des affaires et bientôt le cinéma. Curtis Jackson est partout, compte être partout et son assurance s’est muée en arrogance. Histoire de continuer à faire parler de lui il se lance dans un grand cirque de provocations, multipliant les prises de bec avec ses homologues New-Yorkais (&lt;strong&gt;Ja Rule, Fat Joe, Jadakiss&lt;/strong&gt; entre autres) à l’aide de petites phrases assassines savamment distillées en interview et de diss tracks plus ou moins percutantes. Toutes choses qui ont pour principal effet de lui attirer encore plus de haters et de finir par en faire une des personnalités les plus détestées de la Grosse Pomme. 50 n’en a cependant cure. Du moment qu’il occupe le devant de la scène et que les ventes sont assurées, aucune raison de se plaindre.&lt;br /&gt;C’est donc en pleine confiance qu’il aborde la réalisation de &lt;em&gt;The Valentine’s Day Massacre&lt;/em&gt;. Prévu pour la fin 2004, il sera repoussé et verra son titre écourté en &lt;em&gt;The Massacre&lt;/em&gt;. La question qui taraudait tout le monde était de savoir si ses mentors &lt;strong&gt;Dr. Dre&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Eminem&lt;/strong&gt; produiraient intégralement le disque comme le voulait la rumeur. La réponse sera finalement livrée avec la sortie du premier single &lt;em&gt;Disco Inferno&lt;/em&gt; produit par &lt;strong&gt;C. Styles &amp;amp; Bang Out&lt;/strong&gt;. Cette espèce de &lt;em&gt;In Da Club&lt;/em&gt; à la vidéo x-rated fait naitre de sérieuses craintes quand au contenu de cet album. Un titre peu convaincant où l’ami Curtis ne se foule pas, se contentant d’assurer une performance correcte sans plus. Le tubesque &lt;em&gt;Candy Shop&lt;/em&gt; (produit par &lt;strong&gt;Scott Storch&lt;/strong&gt;) et ses rimes à connotations sexuelles ne s’avère pas plus rassurant mais a au moins le mérite de le replacer en tête des charts et de lui attirer les faveurs du grand public, particulièrement sensible à ce titre aussi sucré que le laisse présager son intitulé. 50 semble à présent vouloir faire du son accesible à tous, ce qui ne manque pas de lui attirer les foudres de ses haters, chaque jour plus nombreux, qui critiquent son virage commercial et vilipendent son attitude condescendante. Toutes choses pour lesquelles l’album sera descendu à sa sortie et provoquera une scission dans le microcosme hip-hop désormais partagé entre ses groupies inconditionnelles et ses haters. Il importe cependant de faire fi de ce clivage pour apprécier cet album à sa juste valeur.&lt;br /&gt;On attendait énormément de productions d’&lt;strong&gt;Eminem&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;Dr. Dre&lt;/strong&gt;, il faudra se contenter de quelques bribes. Les deux monstres sacrés ne sont aux manettes que pour cinq titres. Deux prescriptions pas franchement exceptionnelles du bon docteur (&lt;em&gt;Outta Control&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Gunz Come Out&lt;/em&gt;) et trois legs du blondinet de Détroit suffisent cependant à faire son bonheur (Ce dernier s’invitant au micro sur le délirant &lt;em&gt;Gatman et Robbin&lt;/em&gt;). Le reste de l’architecture sonore est confiée à divers producteurs plus ou moins connus. Paradoxalement ce sont eux qui donneront de l’épaisseur à la sauce. Après une intro sur fond de meurtre vite digérée, &lt;strong&gt;C. Styles &amp;amp; Bang Out&lt;/strong&gt; nous prouvent qu’ils ne sont pas bons qu’à faire des titres clubs. &lt;em&gt;In My Hood&lt;/em&gt; s’avère être une réussite et laisse augurer d’un album moins commercial que l’on voudrait nous le faire croire. Cette impression se prolonge avec un &lt;em&gt;This Is 50&lt;/em&gt; plutôt moyen mais surtout le très bon &lt;em&gt;I’m Supposed To Die Tonight&lt;/em&gt; magnifiquement orchestré par &lt;strong&gt;Eminem&lt;/strong&gt;. Les choses se gâtent cependant avec &lt;em&gt;Piggy Bank&lt;/em&gt;, diss track torchonneuse sans aucun fondement. 50 s’en prend à &lt;strong&gt;Shyne, Jadakiss, Fat Joe, Lil Kim, Nas&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Kelis&lt;/strong&gt;, le tout sur un orchestration de &lt;strong&gt;Needlz&lt;/strong&gt; qui n’est rien d’autre qu’un succédané du &lt;em&gt;Let Me In&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;Young Buck&lt;/strong&gt;. Ce titre sans éclat est la première grosse tâche de cet album. Dans le même giron on peut ranger le trio de bangers typés orientaux (&lt;em&gt;Disco Inferno, Candy Shop, Just A Lil Bit&lt;/em&gt;)  qui ne servent à rien qu’à assurer les ventes ainsi que quelques titres tout aussi peu convaincants (le très  passable &lt;em&gt;So Amazing&lt;/em&gt; et l’arrogant &lt;em&gt;God Gave Me Style&lt;/em&gt;).&lt;br /&gt;C’est lorsqu’il revient à un son plus East Coast que 50 atteint des sommets. Ses deux collaborations avec &lt;strong&gt;Hi-Tek&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Get In My Car&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Ryder Music&lt;/em&gt;) sont plus que convaincantes. D’autres tueries made in NYC comme &lt;em&gt;Ski Mask Way&lt;/em&gt;, l’efficace &lt;em&gt;Position Of Power&lt;/em&gt; et le surprenant &lt;em&gt;I Don’t Need Em&lt;/em&gt; en viennent à faire regretter qu’il ne nous aie pas livré un album entier dans cette veine. Autres bonnes surprises &lt;em&gt;My Toy Soldier&lt;/em&gt; avec un &lt;strong&gt;Tony Yayo&lt;/strong&gt; qui se distingue, l’excellent &lt;em&gt;Build You Up&lt;/em&gt; (surprenant qu’on en ait pas fait un single) en featuring avec &lt;strong&gt;Jamie Foxx&lt;/strong&gt; et même dans une moindre mesure &lt;em&gt;A Baltimore Love Thing&lt;/em&gt; apportent une réelle plus-value à ce disque. Le remix de &lt;em&gt;Hate Or Love It&lt;/em&gt; situé en fin de disque en devient limite anecdotique.&lt;br /&gt;Au final un disque de plutôt bonne facture, bien sur largement inférieur au précédent mais tout de même réussi dans son genre. Beaucoup de refrains chantés/chantonnés et pas mal de titres dispensables mais il serait hypocrite de ne retenir que ces errements. Bien sur on ne peut qu’être déçu au cas où l’on attendait une bombe, trouver que Curtis Jackson tourne en rond et ne se renouvelle pas, mais on ne peut sans ciller affirmer que cet album n’a aucune qualité et est juste bon à finir aux ordures. En dépit d’une Street Credibility au plus mal à l’époque, 50 continue son chemin vers la popularité de fort belle manière quitte à livrer un album en deçà de ses possibilités mais suffisamment accessible pour assurer les ventes. Après tout c’est tout ce qui lui importe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-2774520115643053428?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/2774520115643053428/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/50-cent-massacre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/2774520115643053428'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/2774520115643053428'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/50-cent-massacre.html' title='50 cent-The Massacre'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-9062468679103749078</id><published>2010-01-19T20:00:00.000Z</published><updated>2010-01-19T20:00:27.974Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nas'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><title type='text'>Nas-Nastradamus</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/1/1f/Nas-NastradamusAlbumCover.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/1/1f/Nas-NastradamusAlbumCover.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 23 Novembre 1999&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Ill Will/ Columbia&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; L.E.S., Dame Grease, DJ Premier, Havoc, Timbaland, Rich Nice, Nashiem Myrick &amp;amp; Carlos Broady&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le moins que l’on puisse affirmer est que la côte de Nas n’est pas au mieux en cette fin d’année 2000. En dépit du succès commercial d’&lt;em&gt;It Was Written&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;I Am…&lt;/em&gt; ses deux précédents albums, le street poet est la cible de critiques plus ou moins acerbes d’une frange de plus en plus grandissante de listeners lui reprochant de s’être dilué au contact du dollar-roi. &lt;em&gt;I Am…&lt;/em&gt; s’était ainsi pris une volée de bois vert de la part des hip-hop heads horrifiés de voir l’une de leurs valeurs sures sombrer dans la facilité. Honni par la base, Nas se devait donc de réagir au plus vite. Première nouveauté, la création d’Ill Will Records, son propre label. Annonce d’une résurrection musicale ou plongée encore plus profonde dans le clinquant milieu de l’entertainment? Nous n’aurons pour seule réponse qu’une volonté affirmée d’assumer son indépendance (surtout que l’interventionnisme de Steve Stoute a en partie été la cause des critiques faites à l’opus précédent). Soit mais qu’en est-il du futur? Pas de quoi paniquer, Nas annonce la sortie prochaines des titres retirés de la tracklist originelle de &lt;em&gt;I Am…&lt;/em&gt; Réputés plus consensuels, ces sons dont on a pu entendre quelques bribes sur diverses mixtapes laissaient à penser que Nasir Jones reviendrait encore plus fort après un album décevant. Qu’importe alors que ce futur disque d’Unrealesed tracks sorte la même année que son prédécesseur multi-platiné. Du moment que son auteur revient à la rue c’est toujours ça de gagner. Nas a cependant plus d’un tour dans son sac. Il surprend tout le monde en révélant être retourné en studio enregistrer un nouvel album. Ce ne seront donc pas des chutes de studios mais un véritable album qui sera livré. Seul hic au vu de sa dernière sortie, on est plutôt tentés de ne pas mourir d’impatience et de nous contenter d’un «&amp;nbsp;Attendons voir ce que ça donne&amp;nbsp;». Arrive enfin le premier single «&amp;nbsp;sobrement&amp;nbsp;» intitulé &lt;em&gt;Nastradamus&lt;/em&gt; (du même titre que l’album). Ce titre était censé annoncé son retour aux affaires, mais il s’avère peu captivant et surtout peu convaincant. Le sample de &lt;strong&gt;James Brown&lt;/strong&gt;, usiné par un &lt;strong&gt;L.E.S.&lt;/strong&gt; de moins en moins inspiré, conserve un minimum d’efficacité, mais cela s’avère insuffisant pour nous rassurer. Devant l’accueil mitigé de cet éclaireur, Nas décide de sortir directement le disque.&lt;br /&gt;On avait tous espéré la grande résurrection de Nas avec cet album, mais les écoutes des différentes pistes viennent confirmer qu’il s’enfonce de plus en plus. Nas n’a jamais été aussi décevant que sur ce disque. Performances en dents de scie, mauvais choix de productions, featurings peu fructueux, Nas est vraiment en petite forme sur ce disque. Pis il semble avoir égaré sa plume légendaire lors des sessions d’&lt;em&gt;I Am…&lt;/em&gt; Pour du Nas l’album s’avère pénible à écouter. On y trouve même deux titres franchement agaçants: un &lt;em&gt;Big Girl&lt;/em&gt; sans aucun relief et un &lt;em&gt;New World&lt;/em&gt; plus que faiblard reprenant un sample des plus grillés (&lt;em&gt;Africa&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;Toto&lt;/strong&gt;) produit par un &lt;strong&gt;L.E.S.&lt;/strong&gt; définitivement hors du coup sur cet album. Même sa collaboration avec &lt;strong&gt;DJ Premier&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Come Get Me&lt;/em&gt;)  s’avère peu captivante. Un titre moyen à des années-lumière des &lt;em&gt;New York State Of Mind&lt;/em&gt; et autres &lt;em&gt;Nas Is Like&lt;/em&gt;. D’autres titres tout aussi ternes comme &lt;em&gt;God Love Us&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Some Of Us Have Angels&lt;/em&gt; plombent aussi l’album. Tout comme un &lt;em&gt;Quiet Niggas&lt;/em&gt; irritant où s’invitent les &lt;strong&gt;Bravehearts&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Heureusement un MC du calibre de Nas ne peut définitivement se complaire dans ce boui-boui quelconque. Il revient heureusement à lui de temps à autres sur des titres plus conformes à ce qu’on était en droit d’attendre de lui. &lt;em&gt;Life We Choose&lt;/em&gt; où il revient sur le côté obscur de la vie de star et l’efficace &lt;em&gt;Last Words&lt;/em&gt; en duo avec &lt;strong&gt;Nashawn&lt;/strong&gt; viennent relever le niveau. Ses deux collaborations avec &lt;strong&gt;Havoc&lt;/strong&gt; (à la production sur le sublime &lt;em&gt;Shoot’Em Up&lt;/em&gt; puis au micro avec son acolyte de &lt;strong&gt;Mobb Deep&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Prodigy&lt;/strong&gt;, sur &lt;em&gt;Family&lt;/em&gt; ) sont deux des hauts faits de ce disque. Le mélancolique &lt;em&gt;Project Windows&lt;/em&gt; en collaboration avec &lt;strong&gt;Ron Isley&lt;/strong&gt; est lui aussi de bonne facture, mais c’est trop peu pour un album qui était censé marqué un tournant dans la carrière de Nas. Au point que le hit &lt;em&gt;You Owe Me&lt;/em&gt; boosté par &lt;strong&gt;Ginuwine&lt;/strong&gt; sur une production de &lt;strong&gt;Timbaland&lt;/strong&gt; s’avère presque convaincant au vu du manque d’éclat de cette copie rendue. Nas nous avait habitué à de l’excellent on ne peu se contenter du moyen.&lt;br /&gt;Vous l’aurez donc compris cet album est en tous points perfectible et pourrait aisément être taxé d’indigne de Nas. Le point culminant de sa régression artistique est atteint avec ce projet insipide au regard de sa discographie. Quelques titres intéressants mais franchement trop moyen pour du Nasir Jones. Un de ses projets les plus mitigés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;12/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-9062468679103749078?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/9062468679103749078/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/nas-nastradamus.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/9062468679103749078'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/9062468679103749078'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/nas-nastradamus.html' title='Nas-Nastradamus'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-1890528331083845868</id><published>2010-01-19T19:58:00.000Z</published><updated>2010-01-19T19:58:39.812Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nas'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><title type='text'>Nas-I Am...</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_rEMCHz_zUjY/SF7jqNXWkGI/AAAAAAAAAV8/xqxZSQ-wYiU/s1600/Nas+-+I+Am.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_rEMCHz_zUjY/SF7jqNXWkGI/AAAAAAAAAV8/xqxZSQ-wYiU/s320/Nas+-+I+Am.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 6 Avril 1999&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Columbia&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; L.E.S., DJ Premier, Trackmasters, Timbaland, Alvin West, Dame Grease, Nashiem Myrick, Carlos Broady, D-Moet, Pretty Boy&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Auteur d’un premier album certifié classique intemporel, Nas traine depuis lors comme un boulet cette performance. Tous ses albums sont depuis comparés à &lt;em&gt;Illmatic&lt;/em&gt;, ce qui lui attire régulièrement les foudres des puristes et haters de tout poil. Ainsi l’excellent &lt;em&gt;It Was Written&lt;/em&gt; a été descendu par une critique peu objective en dépit de la qualité du disque. L’album de son groupe &lt;strong&gt;The Firm&lt;/strong&gt; bien que co-produit par &lt;strong&gt;Dr Dre&lt;/strong&gt; et les &lt;strong&gt;Trackmasterz&lt;/strong&gt; a lui aussi subit le même sort. Nas entend cependant remettre les pendules à l’heure en annonçant un futur double album intitulé &lt;em&gt;I Am…The Autobiography&lt;/em&gt;. Il affichait d’ailleurs une confiance aveugle en ce projet qu’il voulait à mi-chemin entre ses deux premiers opus. «&amp;nbsp;Mouais, mouais&amp;nbsp;» serait-on tentés de se dire tant le scepticisme était de rigueur. Mais l’annonce de la présence de&lt;strong&gt; DJ Premier&lt;/strong&gt; en plus des&lt;strong&gt; Trackmasterz&lt;/strong&gt; derrière la console a de quoi rassurer. L’affaire s’annonçait donc de bonne facture mais c’était sans compter avec les désidératas de Steve Stoute qui contraint Nas à réduire son album (certains titres resteront inédits).&lt;br /&gt;Les doutes sont cependant levés dès la livraison du premier single. Porté par une production de &lt;strong&gt;DJ Premier&lt;/strong&gt; plus qu’efficace, &lt;em&gt;Nas Is Like&lt;/em&gt; fait l’unanimité dans le microcosme hip-hop et même au-delà. Cet egotrip est à n’en point douter l’un de ses meilleurs titres tout albums confondus. Pile poil ce qu’il faut pour mettre l’eau à la bouche et se prendre à rêver à un nouvel &lt;em&gt;Illmatic&lt;/em&gt;. Espoir déçu vu que l’intéressé réaffirme sa volonté de ne pas en refaire un. Pis il règle même ses comptes avec les puristes avec &lt;em&gt;Hate My Now&lt;/em&gt;, second single au titre évocateur où il bénéficie du renfort de &lt;strong&gt;Puff&lt;/strong&gt;-We-Don’t-Stop-Cause-We-Can’t-Stop-&lt;strong&gt;Daddy&lt;/strong&gt;. Qu’importe les critiques, Nas assume son nouveau virage et tant pis pour les déçus. Un second extrait qui achèvera de diviser ses fans mais aussi les auditeurs en général qui ne savent plus trop à quoi s’attendre avec ce nouvel album. Rap Ghetto ou Hip-Hop commercial? Les spéculations vont bon train et non pour seul effet que d’accentuer l’intérêt porté à cet album dont le titre sera finalement raccourci en&lt;em&gt; I Am…&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Le moins que l’on puisse dire à la livraison de ce projet est que Nas a finalement offert exactement ce qu’il avait annoncé. La déception fut cependant si grande chez les auditeurs que certains n’ont pas hésité à le qualifier de pire album de Nas. Sans tomber dans l’extrémisme et avec du recul, il faut bien reconnaitre que cet avis, un tantinet excessif n’est pas fondé. Bien sur il ne s’agit pas d’un succédané d’&lt;em&gt;Illmatic&lt;/em&gt; (il n’en atteint pas la puissance) et il s’avère sommes toutes moins bon que son opus précédent, mais &lt;em&gt;I Am…&lt;/em&gt; est tout de même un bon disque. Certains persifleront à cause de la couleur musicale plus qu’accessible et de certains morceaux peu inspirés mais dans l’ensemble l’album est plus que correct en dépit de la mauvaise réputation dont il est affublé depuis sa sortie.&lt;br /&gt;Après une intro comportant un medley de ses deux précédents albums, on entre dans le vif du sujet avec le très bon &lt;em&gt;New York State Of Mind Part II&lt;/em&gt;, nouvelle collaboration réussie avec un &lt;strong&gt;DJ Premier&lt;/strong&gt; en verve. Un titre qui nous prouve qu’on peut toujours compter sur Nas pour un titre fort. Passons le polémique et déjà connu &lt;em&gt;Hate Me Now&lt;/em&gt; et attardons-nous sur &lt;em&gt;Small World&lt;/em&gt; où il nous fait de nouveau admirer sa finesse lyricale. Suivent un duo efficace avec &lt;strong&gt;Scarface&lt;/strong&gt; et l’un des premiers couacs de l’album: &lt;em&gt;We Will Survive&lt;/em&gt;. Pas que le titre en lui-même soit catastrophique, mais la mollesse de la prestation de Nas irrite. De plus pour un hommage à &lt;strong&gt;2Pac&lt;/strong&gt; et&lt;strong&gt; B.I.G.&lt;/strong&gt; on était en droit d’espérer un peu plus d’implication. A compter de ce titre on va osciller entre le bon et moins bon. Les titres corrects (&lt;em&gt;Ghetto Prisonners, I Want To Talk To You&lt;/em&gt; et le puissant &lt;em&gt;Life Is What You Make It&lt;/em&gt; en featuring avec &lt;strong&gt;DMX&lt;/strong&gt;) se retrouvent perdus entre le terne &lt;em&gt;You Won’t See Me Tonight&lt;/em&gt; et le franchement insipide &lt;strong&gt;Dr Knockboot&lt;/strong&gt; (un de ses plus mauvais titres, l’instru rappelle d’ailleurs le &lt;em&gt;You Got That&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;Cam’ron&lt;/strong&gt; ). Toutes choses qui donne une impression d’inégalité, surtout que Nas ne nous avait pas habitué à un tel manque de régularité. Ajoutons à cela un &lt;em&gt;K-I-SS-I-N-G&lt;/em&gt; sans grand éclat (samplant le hit &lt;em&gt;When A Woman Fed Up&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;R. Kelly&lt;/strong&gt; sorti seulement un an plus tôt) et un &lt;em&gt;Money Is My Bitch&lt;/em&gt; dont le texte a rebuté plus d’un et on a matière à comprendre les griefs émis à l’encontre de cet album. Heureusement perdurent quelques éclairs de génie comme les deux titres avec &lt;strong&gt;DJ Premier&lt;/strong&gt; ou encore le sublime &lt;em&gt;Undying Love&lt;/em&gt; qui conclue merveilleusement l’album.&lt;br /&gt;Au final l’album s’avère moyen à l’aune de Nas. On ne peut qu’être déçu quand on a encore en mémoire les deux précédents opus mais l’album reste cependant correct en dépit d’un virage plus rnbisé clairement assumé. Bien sur les puristes et haters de tout poil ont largement matière à critiquer mais il n’en demeure pas moins qu’&lt;em&gt;I Am…&lt;/em&gt; est à ce jour le projet le plus accessible de Nas. L’album idéal pour découvrir Nasir Jones.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;14/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-1890528331083845868?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/1890528331083845868/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/nas-i-am.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/1890528331083845868'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/1890528331083845868'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/nas-i-am.html' title='Nas-I Am...'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_rEMCHz_zUjY/SF7jqNXWkGI/AAAAAAAAAV8/xqxZSQ-wYiU/s72-c/Nas+-+I+Am.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-7781022758578177950</id><published>2010-01-19T19:56:00.000Z</published><updated>2010-01-19T19:56:53.686Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Flo Rida'/><title type='text'>Flo Rida-R.O.O.T.S (Route Of Overcoming The Struggle)</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://andersonlibrary.files.wordpress.com/2009/05/flo-rida-roots.jpg?w=500&amp;amp;h=500" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://andersonlibrary.files.wordpress.com/2009/05/flo-rida-roots.jpg?w=500&amp;amp;h=500" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 31 Mars 2009&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Poe Boy/ Atlantic&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; Kane Beatz, Dr. Luke, Mike Caren, Will.I.Am, DJ Montay, J.   Rock, Jim Jonsin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il va sans dire que le retour de &lt;strong&gt;Flo Rida&lt;/strong&gt; était loin d’être espéré surtout après un premier album daubesque, serti de formules commerciales éculées et limite indigeste. Les succès des singles &lt;em&gt;Low&lt;/em&gt; (en Featuring avec &lt;strong&gt;T-Pain&lt;/strong&gt;) et &lt;em&gt;Elevator&lt;/em&gt; n’ont pas réussi à masquer la pauvreté de cet album dont on n’a pas gardé un souvenir impérissable. Mais qu’importe, &lt;strong&gt;Flo Rida&lt;/strong&gt; ne lâche pas l’affaire et revient avec un deuxième album qui s’annonce dans la lignée du premier à l’écoute de &lt;em&gt;Right Round&lt;/em&gt; . Titre des plus racoleurs ayant fait la joie des clubs et des radios «&amp;nbsp;branchées&amp;nbsp;» mais aussi des charts vu qu’il restera en tête six semaines durant. Bien sur aucun des fans de ce morceau ne notera que le sample de &lt;strong&gt;Dead Or Alive&lt;/strong&gt; n’est pas des plus novateurs. En dépit des critiques &lt;strong&gt;Flo Rida&lt;/strong&gt; continue sur sa lancée en nous gratifiant de &lt;em&gt;Shone&lt;/em&gt; (titre à oublier au plus vite) mais surtout du pathétique &lt;em&gt;Sugar&lt;/em&gt; (lyrics à l’image de son intitulé) où il pousse l’imposture jusqu’à sampler le celébrissime &lt;em&gt;Blue&lt;/em&gt; d’&lt;strong&gt;Eiffel 65&lt;/strong&gt;. Un titre immonde et sans originalité qui préfigure un virage plus pop que jamais (&lt;strong&gt;T.I.&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Kanye West&lt;/strong&gt; ont trouvé leur maître). C’est donc avec beaucoup d’appréhensions que ce skeud est abordé.&lt;br /&gt;Soyons honnête, cet album mérite à peine d’être classé dans la catégorie hip-hop et même rap. OK il y a un phrasé qui y fait penser mais dans son ensemble cet album tiens de la dance music. Pis de la mauvaise dance music. Au menu, recyclage de hits de l’Eurodance (Je devrais dire copié-collé), Electro-pop masturbatoire, lyrics sans aucun intérêt (on aurait pu mettre le micro sur mute cela n’aurait rien changé) et accessibilité (prostitution de bas-étage?) musicale plus qu’écœurante. On a beau tenter de parcourir cette soupe putride saveur caramel-nougat avarié pour essayer de dégoter un ersatz de titre digne de mériter une écoute attentive, mais rien à faire. Tout ce sucre remonte à la gorge et ne provoque rien d’autre qu’un diabète musical contre lequel la meilleure insuline s’avère inefficace. Un chef-d’œuvre de pauvreté musicale digne d’un odieux pompage de pré-ado venant de s’offrir son premier sampler. Ajoutons à cela une brochette de featurings racoleurs à l’envie (&lt;strong&gt;Nelly Furtado, Akon, Ne-Yo&lt;/strong&gt;…) et nous obtenons l’un des pires albums de l’année (Toc jusqu’à sa pochette rappelant vaguement celle de &lt;em&gt;The Massacre&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;50 Cent&lt;/strong&gt;).&lt;br /&gt;Beaucoup crieront à l’affront à l’écoute de &lt;em&gt;Gotta Get It&lt;/em&gt; (qui reprend un sample de &lt;strong&gt;Tina Turner&lt;/strong&gt; rappelant vaguement le &lt;em&gt;Music&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;Madonna&lt;/strong&gt;), &lt;em&gt;Touch Me&lt;/em&gt; (infect recyclage du &lt;em&gt;Satisfaction&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;Benny Benassi&lt;/strong&gt;) ou encore &lt;em&gt;Rewind&lt;/em&gt; qui sample &lt;strong&gt;Leona Lewis&lt;/strong&gt; (le morceau ne vaut que pour la performance de &lt;strong&gt;Wyclef Jean&lt;/strong&gt;), mais ces titres ne sont que la parfaite illustration de cette pathétique sous-compilation qui réussi l’exploit d’être encore plus indigeste que les albums dont elle s’inspire. Dans ces flaques de dégueuli de gamine overdosée de sucreries seuls surnagent un &lt;em&gt;Be On You&lt;/em&gt; (produit par &lt;strong&gt;Stargate&lt;/strong&gt;) sur lequel &lt;strong&gt;Ne-Yo&lt;/strong&gt; ne s’en tire pas trop mal et &lt;em&gt;Never&lt;/em&gt; plus ou moins sauvé par le texte de &lt;strong&gt;Keri Hilson&lt;/strong&gt;. Le reste n’est qu’un amas de contrefaçons de Dance européenne juste bonne à être refourguée à un public de joyeux ignares lobotomisés. Un déchet toxique à écarter au plus vite de votre corbeille puisqu’il y a fort à parier qu’elle y a vite trouver sa place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-7781022758578177950?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/7781022758578177950/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/flo-rida-roots-route-of-overcoming.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/7781022758578177950'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/7781022758578177950'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/flo-rida-roots-route-of-overcoming.html' title='Flo Rida-R.O.O.T.S (Route Of Overcoming The Struggle)'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-7153392832087743644</id><published>2010-01-19T19:54:00.000Z</published><updated>2010-01-19T19:54:47.928Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2Pac'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><title type='text'>2Pac-All Eyez On Me</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.plong.com/MusicCatalog/0-9/2Pac%20-%20All%20Eyez%20On%20Me/2Pac%20-%20All%20Eyez%20On%20Me.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://www.plong.com/MusicCatalog/0-9/2Pac%20-%20All%20Eyez%20On%20Me/2Pac%20-%20All%20Eyez%20On%20Me.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 13 Février 1996&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Death Row/ Interscope&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; DJ Quik, Dat Nigga Daz, DeVanté Swing, DJ Pooh, Dr. Dre, Bobby «&amp;nbsp;Bobcat&amp;nbsp;» Ervin, Johnny «&amp;nbsp;J&amp;nbsp;», Mike Mosley, Doug Rasheed, Rick Rock, 2Pac&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On avait quitté Tupac Shakur avec un troisième album de très bonne qualité (&lt;em&gt;Me Against The World&lt;/em&gt;) et une accusation de sodomie et d’agression sexuelle qui lui a valu une peine de quatre ans et demi de prison. Alors que son avenir musical semble bien sombre, voici que &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Marion «&amp;nbsp;Suge&amp;nbsp;» Knight&lt;/span&gt; débarque comme par enchantement et paye la caution pour sorti 2pac de prison. En contrepartie, ce dernier signe un contrat de trois ans avec Death Row.&lt;br /&gt;L’annonce de cette signature a fait l’effet d’une bombe dans le microcosme hip-hop. Plus qu’un simple alliance de circonstance, Pac rejoignait ainsi le plus prometteur et explosif label de la côte Ouest, constituant avec les &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dr. Dre, Snoop Doggy Dogg&lt;/span&gt; et autres &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Tha Dogg Pound&lt;/span&gt; une véritable Dream Team rapologique. De plus à l’ouest leur est à l’union depuis l’agression dont Mr Shakur a été victime en 1994 et ses démêlées avec le clan Bad Boy (&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Notorious B.I.G.&lt;/span&gt; en tête). En pleine guerre Est/Ouest donc, la signature de 2Pac est donc un renfort de choix pour l’une comme l’autre partie (Je parle de Pac et de Death Row)&lt;br /&gt;A peine sorti de prison, Mr Shakur voit les choses en grand et signe un retour fracassant en compagnie de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dr. Dre&lt;/span&gt; sur le désormais classique &lt;em&gt;California Love&lt;/em&gt;. Une véritable boucherie musicale portée par une boucle de piano entêtante et une vidéo inspiré de &lt;em&gt;Mad Max et le dôme du tonnerre&lt;/em&gt;. Tupac ne se satisfait cependant pas de ce succès. Il s’enferme littéralement en studio et travaille d’arrache-pied à la conception d’&lt;span style="font-style: italic;"&gt;All Eyez On Me&lt;/span&gt;. Il est attendu au tournant et il le sait. Il enregistrera donc comme un forcené, interviendra à pratiquement toutes les étapes de la réalisation de l’album et continuera à faire monter le buzz par ses frasques et autres facéties. Mieux il surprendra même tout le monde en annonçant que l’album serait en deux parties puis qu’on aurait deux disques pour le prix d’un seul. Jamais personne dans l’histoire du hip-hop n’avait encore réalisé de double album, Shakur sera le premier.&lt;br /&gt;Au final nous auront donc droit à 27 titres, et chose improbable il n’y a qu’un seul déchet (&lt;span style="font-style: italic;"&gt; What’z Ya Phone # &lt;/span&gt;qui conclu le premier CD). Cet album contient son lot de classiques tracks &lt;em&gt;2 Of Amerikaz Wanted&lt;/em&gt; en duo avec &lt;em&gt;Snoop Doggy Dogg&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;How Do You Want It&lt;/em&gt; avec les frangins de &lt;strong&gt;Jodeci&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;K-Ci &amp;amp; Jojo&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;Wonda Why They Call U Bitch&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;I Ain’t Mad at Cha&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Ambitionz Az A Ridah&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;All About U&lt;/em&gt;) et bien d’autres. A vrai dire pratiquement tous les morceaux font partie du panthéon Hip-Hop. Entre sons festifs plus légers (&lt;em&gt;Thug Passion&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Ratha Be Ya&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Check Out Time&lt;/em&gt; ou encore &lt;em&gt;Skandalouz&lt;/em&gt;), sons plus profonds (&lt;em&gt;Heartz Of Men&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;No More Pain&lt;/em&gt;) tueries plus consensuelles (&lt;em&gt;Only God Can Judge Me&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Life Goes On&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;When We Ride&lt;/em&gt;), diss tracks (&lt;em&gt;Can’t C Me&lt;/em&gt;) et posse cuts (&lt;em&gt;Tradin War Stories&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Ain’t Hard 2 Find&lt;/em&gt;) on obtient un album très complet dont on se lasse difficilement. La qualité est telle qu’on ne ressent même pas la longueur. En pleine guerre East/West on est surpris de voir figurer &lt;strong&gt;Method Man &amp;amp; Redman&lt;/strong&gt; aux côtés de &lt;strong&gt;Kurupt&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Daz Dilinger&lt;/strong&gt; en représentants de l’Est honni sur le classique &lt;em&gt;Got My Mind Made Up&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Sans être son tout meilleur album, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;All Eyez On Me&lt;/span&gt; n’en reste pas moins le plus ambitieux et l’un de ses opus les plus aboutis. Les seuls reproches qu’on pourrait lui faire est que Pac n’ait pas forcé ses qualités de lyriciste et que l’album sonne beaucoup trop dans l’air du temps. Mais ces fausses notes sont gommées par son charisme au mic et le large éventail des facettes de son personnage qui y sont mises en lumière. Au delà de la pluie de hits qui en découle, cet album marquera à jamais l’histoire de la West Coast et du rap tout court. Un grand classique pour moi. Chapeau bas Mr Shakur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;18/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-7153392832087743644?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/7153392832087743644/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/2pac-all-eyez-on-me.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/7153392832087743644'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/7153392832087743644'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/2pac-all-eyez-on-me.html' title='2Pac-All Eyez On Me'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-3241718577880744979</id><published>2010-01-19T19:53:00.000Z</published><updated>2010-01-19T19:53:02.886Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='50 Cent'/><title type='text'>50 Cent-Get Rich Or Die Tryin'</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_2Hm3wwGcHME/SnO3xBewk-I/AAAAAAAADg4/NnJjNy-eM3o/s1600/195159500_small.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_2Hm3wwGcHME/SnO3xBewk-I/AAAAAAAADg4/NnJjNy-eM3o/s320/195159500_small.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 4 Février 2003&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; G-Unit/ Shady/ Aftermath/ Interscope&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; Dr. Dre, Eminem, &amp;nbsp;Mike Elizondo, Midi Mafia, Denaun Porter, Darrell «&amp;nbsp;Digga&amp;nbsp;» Branch, Rockwilder, Megahertz, Rob «&amp;nbsp;Reef&amp;nbsp;» Tewlow, Sha Money XL, Dirty Swift, DJ Rad, Sean Blaze, John «&amp;nbsp;J-Praize&amp;nbsp;» Freeman, Red Spyda, Terence Dudley&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit retour sur un album qui quoi que diront les détracteurs fait incontestablement partie des albums majeurs de cette décennie. Avant de brasser des millions de dollars, de devenir une icône people et d’être un des MC’s les plus détestés de New-York, 50 Cent n’était qu’un rappeur prometteur qui faisait parler de lui par sa réputation de clasheur hors-pair et ses street CDs de qualité. C’est donc à juste titre qu’il était considéré par beaucoup comme l’avenir du rap de la Grosse Pomme, lui qui avait été libéré de son contrat par la major Columbia quelques années plus tôt. Mais qu’importe sa street credibility et son buzz sans cesse grandissant va lui offrir l’opportunité de sortir des bas-fonds. Une de ses mixtapes finira par atterrir chez Paul Rosenberg (le manager d’&lt;strong&gt;Eminem&lt;/strong&gt;) qui la fera écouter à son poulain entre deux sessions d’&lt;em&gt;Eminem Show&lt;/em&gt;. Une rencontre et quelques pourparlers plus tard et voici l’ami 50 signé sur Shady Records/Aftermath le label du blondinet de Detroit. Dans la foulée sa destinée artistique est prise en main par &lt;strong&gt;Eminem&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Dr. Dre&lt;/strong&gt;. Pas mal pour un début.&lt;br /&gt;Il devra cependant s’armer de patience avant de voir son premier album enfin dans les bacs. Entre scènes assurées en compagnie de son nouveau mentor, freestyles lâchés un peu partout et une grosse présence sur les mixtapes sa côte ne cesse de monter tant aux yeux du grand public (quel meilleur argument qu’un Eminem, conquis et élogieux au sujet de son nouveau soldat, pour se faire du buzz?) que de la rue qui voit en lui une espèce de mix entre &lt;strong&gt;2Pac&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;B.I.G.&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Big L&lt;/strong&gt; (excusez du peu). Sa présence très remarquée (grâce notamment à Wanksta) sur la B.O. d’8Mile achèvera de préparer le terrain. Rien ne semble alors pouvoir l’arrêter en dehors d’un beef l’opposant à Ja Rule un des plus gros vendeurs du moment. Surtout que le premier single In Da Club, orchestré par Dr. Dre devient un hit mondial. 50 Cent est donc prêt à lancer sa carrière officielle.&lt;br /&gt;Rien que l’intitulé de cet album ne souffre d’aucune ambigüité. Les mauvaises langues argueront plus tard qu’il était symptomatique de la direction artistique et économique prise par la suite par Mr Curtis mais bon quoi de mieux qu’un titre fort pour marquer les esprits? De plus l’impact de balle de la pochette à le mérite de nous replonger dans le délire gangsta rap qu’on croyait disparu depuis la mort de ceux qu’on sait. Dès le premier titre &lt;em&gt;What Up Gangsta&lt;/em&gt; (produit par le peu connu &lt;strong&gt;Rob Tewlow&lt;/strong&gt;)on entre direct dans l’univers de 50 Cent. Un titre bref mais qui fait figure d’introduction parfaite pour un album qu’on attendait «&amp;nbsp;gangsta&amp;nbsp;». Les titres suivants corroborent cette bonne impression. Il se livre à une réflexion sur sa carrière en compagnie d’Em sur &lt;em&gt;Patiently Waitin’&lt;/em&gt; avant d’atteindre des sommets sur &lt;em&gt;Many Men (Wish Death)&lt;/em&gt; pas loin du meilleur de &lt;strong&gt;2Pac &lt;/strong&gt;ou &lt;strong&gt;B.I.G.&lt;/strong&gt; Passons la bombe &lt;em&gt;In Da Club&lt;/em&gt; et le bon &lt;em&gt;High All The Time&lt;/em&gt; pour en prendre plein les oreilles avec le magnifique &lt;em&gt;Heat&lt;/em&gt; (signé &lt;strong&gt;Dr. Dre&lt;/strong&gt;), bien street comme on l’aime. Le bon docteur livre au passage un autre de ces bangers dont il a le secret avec &lt;em&gt;If I Can’t&lt;/em&gt;. Premier doute sur &lt;em&gt;Blood Hound&lt;/em&gt; qui sonne résolument South mais on sera moins surpris en apprenant que l’invité sur ce son, &lt;strong&gt;Young Buck&lt;/strong&gt; est originaire de Nashville. Cette incursion de Buck sera la première de la &lt;strong&gt;G-Unit&lt;/strong&gt; (découverte aux côtés de Curtis sur la tape &lt;em&gt;50 Cent Is The Future&lt;/em&gt;) sur le disque. &lt;strong&gt;Lloyd Banks&lt;/strong&gt; (sur &lt;em&gt;Don’t Push Me&lt;/em&gt; en compagnie d’Em) et &lt;strong&gt;Tony Yayo&lt;/strong&gt; (sur &lt;em&gt;Like My Style&lt;/em&gt;) auront également droit à leur minute trente d’exposition. La pression remonte direct avec &lt;em&gt;Back Down&lt;/em&gt; où 50 s’en prend à &lt;strong&gt;Ja Rule&lt;/strong&gt;. Le banger &lt;em&gt;P.I.M.P.&lt;/em&gt; et sa mélodie accrocheuse lui succède avec brio. A compter de là on oscillera entre son pour la rue (&lt;em&gt;Like My Style&lt;/em&gt;) et gros bangers (&lt;em&gt;21 Questions&lt;/em&gt; en compagnie de &lt;strong&gt;Nate Dogg&lt;/strong&gt;). La fin de l’album est cependant plus street…si on oublie que toutes les bonus tracks sont déjà connues. Mais bon ces titres passent tout de même très bien.&lt;br /&gt;En définitive un album avec peu de déchets et son lot de tueries qui ont contribué à le rendre plus que populaire. Un des rares albums qui a parfaitement réussi à concilier tracks pour la rue et gros bangers de façon assez cohérente. La question est de savoir si l’on peut d’ores et déjà l’élever au rang de classique des années 2000 ou alors le considérer comme un gros album qui n’a fait que reprendre des formules commerciales afin de toucher le jackpot. Bien sur les inimitiés et autres réactions passionnées au sujet de 50 Cent faussent le débat d’avance mais on ne peut nier la qualité de cet album qui fait et fera à n’en point douter partie des monuments du Rap Game.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;17/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-3241718577880744979?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/3241718577880744979/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/50-cent-get-rich-or-die-tryin.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/3241718577880744979'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/3241718577880744979'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/50-cent-get-rich-or-die-tryin.html' title='50 Cent-Get Rich Or Die Tryin&apos;'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_2Hm3wwGcHME/SnO3xBewk-I/AAAAAAAADg4/NnJjNy-eM3o/s72-c/195159500_small.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-2482282175142418046</id><published>2010-01-19T19:50:00.000Z</published><updated>2010-01-19T19:50:53.864Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Asher Roth'/><title type='text'>Asher Roth-Asleep In The Bread Aisle</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://i718.photobucket.com/albums/ww185/worldisbar/asher-roth-asleep-cover.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://i718.photobucket.com/albums/ww185/worldisbar/asher-roth-asleep-cover.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 20 Avril 2009&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; SchoolBoy/ SRC/Universal Motown&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; Oren Yoel, David Appleton, Don Cannon, Nottz, Mike Carren, Ben Allen, Novel&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Asher Roth c’est surtout l’histoire d’un Nième succès forgé sur la toile. Rien en effet ne prédestinait ce joyeux délireur auteur d’une anecdotique mixtape sortie en 2005 (&lt;em&gt;Believe The Hype&lt;/em&gt;) à devenir un rappeur attendu. Aidé par une réputation de freestyleur de talent, il va se retrouver à poser sur une tape en compagnie de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;DJ Drama&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Don Cannon&lt;/span&gt; (&lt;em&gt;The GreenHouse Effect Mixtape&lt;/em&gt;) puis en couverture de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;XXL&lt;/span&gt; (rien que ça). Dès lors les comparaisons avec un autre White MC peroxydé ne vont pas manquer de fuser de partout au point d’énerver passablement notre nouvelle sensation.&lt;br /&gt;A l’écoute de ce premier album, la première impression qui nous vient directement à l’esprit est le non-fondé de cette comparaison avec &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Eminem&lt;/span&gt;. Les deux rappeurs n’ont vraiment pas le même univers. Ne vous attendez pas à vous délecter d’histoires croustillantes sur sa vie personnelle ou d’insultes à tout va adressée à son entourage. Non, Asher ne parle que de ce qui l’intéresse. L’album est donc à l’image de son single &lt;em&gt;I Love College&lt;/em&gt;. Femmes, fêtes estudiantines, fumette sont les thèmes de prédilections d’un album pas trop mal produit (en majorité par l’inconnu &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Oren Yoel&lt;/span&gt;). Au mic il ne faut pas s’attendre à quelque chose d’exceptionnel de la part de ce rappeur «&amp;nbsp;chauffé&amp;nbsp;» trop vite par les internautes. Il ne se débrouille pas mal mais dans l’ensemble sa performance est loin d’être transcendante. Pis il se fait même outshiné par un &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Busta Rhymes&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;déchaîné sur &lt;em&gt;Lion’s Roar&lt;/em&gt;. Il signe également un single daubesque en compagnie de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Keri Hilson&lt;/span&gt;: &lt;em&gt;She Don’t Wanna Man&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Il y a tout de même quelques bons moments à retenir de cet album. Outre l’hymne estudiantin &lt;span style="font-style: italic;"&gt;I Love College&lt;/span&gt;, Asher devient intéressant quand il se livre un peu plus comme sur &lt;em&gt;As I Em&lt;/em&gt;(vous noterez la subtilité du jeu de mots) où il parle de la comparaison dont il fait l’objet avec Eminem ou encore sur &lt;em&gt;Fallin’&lt;/em&gt; qui décrit la façon dont il s’est intéressé au Hip-Hop. Lorsqu’il sort de son registre d’épicurien insouciant, il se montre également capable de textes plus forts comme &lt;em&gt;His Dream&lt;/em&gt;, hommage à un homme de 56 ans décédé (son père?) ou encore &lt;em&gt;Sour Patch Kids&lt;/em&gt; où il relate la pauvreté de plus en plus grandissante aux États-Unis.&lt;br /&gt;En conclusion donc un petit disque sympa de 12 titres et moins d’une heure de musique (Trois titres bonus sont disponibles sur itunes dont un exclusif pour le Royaume-Uni) dont on ne gardera pas au final un souvenir impérissable. Bon disque mais sans plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;13/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-2482282175142418046?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/2482282175142418046/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/asher-roth-asleep-in-bread-aisle.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/2482282175142418046'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/2482282175142418046'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/asher-roth-asleep-in-bread-aisle.html' title='Asher Roth-Asleep In The Bread Aisle'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-7712259004348655054</id><published>2010-01-19T19:48:00.000Z</published><updated>2010-01-19T19:48:41.225Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Blaq Poet'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><title type='text'>Blaq Poet-Tha Blaqprint</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.amalgamdigital.com/blog/wp-content/uploads/2009/05/blaqprint.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://www.amalgamdigital.com/blog/wp-content/uploads/2009/05/blaqprint.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 30 Juin 2009&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Year Round Records/ Fat Beats Records&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; DJ Premier, Easy Moe Bee, Gemcrates&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inconnu du grand public et de beaucoup d’auditeurs, Blaq Poet n’en demeure pas moins une légende de Queensbridge. Actif dès la seconde moitié des années 80 au sein du groupe &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;PHD&lt;/span&gt;, il est d’avantage connu comme membre du groupe Screwball (qui compte aussi &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;KL&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Solo&lt;/span&gt; &amp;amp; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Hostyle&lt;/span&gt;) avec lequel il signera l’essentiel de ses faits d’armes. Deux albums de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Screwball&lt;/span&gt; plus tard et notre légende de l’underground se lance en solo avec un premier album &lt;em&gt;Rewind: Deja Screw&lt;/em&gt; de bonne facture avec en prime un producteur de choix en la personne de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;DJ Premier&lt;/span&gt; (rien que ça!). Une collaboration qui en appellera d’autres vu que le MC accompagnera Primo lors de sa tournée Européenne. très vite les bruits courent et il se murmure déjà que tous deux prévoient de faire un album ensemble. Quoi de plus alléchant que la perspective d’un disque entièrement produit par &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;DJ Premier&lt;/span&gt;, d’autant plus que son association avec &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Guru&lt;/span&gt; semble battre de l’aile et que l’album commun avec &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Nas&lt;/span&gt; n’est pas d’actualité (au plus grand désespoir des fans). Un disque produit par DJ Premier est forcement attendu, quel que soit le nom et les capacités du MC. L’attente est donc plus qu’énorme au sujet de ce deuxième album solo de Blaq Poet «&amp;nbsp;sobrement&amp;nbsp;» intitulé &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tha Blaqprint&lt;/span&gt; (je vous épargne la référence).&lt;br /&gt;Malheureusement cet opus sera lui aussi victime de la nouvelle gangrène d’une industrie du disque de plus en plus frileuse: les multiples reports. Pas de quoi faire baisser l’attente cependant, d’autant plus qu’un premier single &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ain’t Nuttin’ Changed&lt;/span&gt; où Primo sample le refrain d’&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Akon&lt;/span&gt; sur &lt;span style="font-style: italic;"&gt;I Still Kill&lt;/span&gt; de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;50 Cent&lt;/span&gt; tourne déjà. Et oui rien n’a changé. Que ce soit les flow et thèmes de Blaq Po ou le génie de Premier. Un excellent morceau qui débloque les nuques dès la première écoute. On en devient donc encore plus impatient au point d’envisager déjà un futur classique. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Don’t Give A Fucc&lt;/span&gt; fuit à son tour des studios et reçoit les mêmes éloges que son prédécesseur. Du Primo inspiré et Blaq Po toujours égal à lui-même. L’impatience grandissant au fil des reports, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tha blaqprint&lt;/span&gt; devient la nouvelle cible des teams de leaks et fini par voir sa moitié atterrir sur la toile sans qu’on sache comment. Mais qu’importe, on ne boude pas notre plaisir, mais au fil des écoutes on en devient un peut moins euphorique et on commence à cerner les imperfections de ce disque. C’est dans cet état d’esprit qu’on se trouve lorsque le CD arrive enfin.&lt;br /&gt;Premier constat après une écoute rapide, l’atmosphère de cet album est aussi ruff que sa pochette. On se croirait limite revenu à l’age d’or du rap New-Yorkais. Blaq Poet ne varie pas sa ligne directrice d’un iota sur cet opus. D’autres que lui auraient surement cédé aux sirènes commerciales et à la quête de célébrité. Il n’en est cependant rien avec lui. Toujours accro à la rue, éternel porte-parole des ghettos du Queens, il nous plonge direct dans son monde par le biais de ses versets sombres jusqu’à ce que l’odeur de rue dégueulasse qui exhale de cet album nous enveloppe tel un nuage de fumée. Des lyrics sans concessions de la trempe de ce à quoi il nous a habitué depuis &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Screwball&lt;/span&gt;. Sur ce plan pas de surprise. Seul hic son discours quoique suffisamment poignant devient très vite redondant. On fini par s’ennuyer de l’entendre toujours parler de Queens Bridge, de la criminalité, de la pauvreté et j’en passe. Ces thèmes finissent par en devenir d’autarciques lieux communs plus agaçants que captivants. Mais bon passons. En se procurant un disque de Blaq Poet, il ne faut pas s’attendre à autre chose…&lt;br /&gt;L’album démarre sur des chapeaux de roues avec &lt;span style="font-style: italic;"&gt;I-Gettin&lt;/span&gt; qui ramène l’auditeur directement dans les années 90. Les nostalgiques apprécieront mais pour les progressistes c’est déjà moins sur. Le morceau n’en demeure pas moins excellent. Très bon travail de Primo qui s’adapte à merveille au style du MC. Cette alchimie va s’étendre à l’essentiel des pistes de l’album avec des bastos comme &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rap Addiction&lt;/span&gt; (pure merveille où &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Lil Fame&lt;/span&gt; et Blaq Po livrent une excellente prestation), &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Legendary Pt.1&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;What’s The Deal&lt;/span&gt; ou encore les deux singles déjà évoqués plus haut. Mais ne nous enflammons pas trop. Primo ne produit pas l’intégralité du disque contrairement à ce qui se disait. Dès la deuxième piste &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Easy Mo Bee&lt;/span&gt; le relaie derrière les machines pour pondre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;U Phucc’d Up&lt;/span&gt;, featuring posthume avec son cousin décédé &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;KL&lt;/span&gt; (victime d’une crise d’asthme le 28 Mars 2008). Bon titre mais qui semble un peu faible au vu du triptyque de tueries made in Primo qui le suit. La pression baisse cependant à l’écoute du peu inspiré &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Hood Crazy&lt;/span&gt; qui sonne trop moyen. On repart cependant de plus belle avec &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voices&lt;/span&gt; (qui rend hommage aux légendes du rap décédées) et l’énorme &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Hate&lt;/span&gt; ou &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;N.O.R.E.&lt;/span&gt; prouve qu’il faut encore compter avec lui. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Gemcrates&lt;/span&gt; s’invite à son tour à la prod sur &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sichuwayshunz&lt;/span&gt;, titre mélancolique avec un piano pleureur qui n’est pas s’en rappeler certains morceaux d’une autre époque. Le retour aux manettes de Primo n’est cependant pas très concluant. Les titres suivants ne sont pas des plus captivants et le propos du MC commence vraiment à irriter du fait de son manque de variété. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Let The Guns Blow&lt;/span&gt; passe bien cependant mais n’est pas du niveau des deux boucheries qui lui succède. L’album se conclut sur un hommage à &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;KL&lt;/span&gt; où Primo sample les&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Jackson 5&lt;/span&gt; rendant ainsi involontairement un hommage au King Of Pop décédé quelques jours avant la sortie de l’album.&lt;br /&gt;En dépit de ses indéniables qualités artistiques ce disque comporte tout de même son lot de déceptions, quoique minimes comparée aux 3/4 des sorties actuelles. L’album est en effet monolithique. On a sans cesse droit à la même recette déclinées de plages en plages sans retenue, tant au plan des instrumentaux que dans la façon de poser et les thématiques. Toutes choses qui donne un sentiment de manque d’ouverture. De plus on pourrait arguer qu’il y a une volonté (sans doute assumée) de vouloir faire comme avant. Entre deux titres ça passe mais là on pourrait aisément affirmer que cet opus a été réalisé à la fin des années 90 sans que personne ne vienne affirmer le contraire. On a le sentiment que le MC comme le producteur sont incapables de se renouveler, ce qui ne leur fait pas vraiment honneur.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tha Blaqprint&lt;/span&gt; demeure cependant un très bon produit qui se place incontestablement parmi les meilleures sorties de l’année. Il ravira à n’en point douter les Backpackers et autres nostalgiques des années 90, sans oublier les fans de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;DJ Premier&lt;/span&gt; mais pour les autres il sera un disque sympa à écouter mais qui à de fortes chances de vite devenir lassant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;17/20   &lt;span style="font-size: 12pt;"&gt;&lt;span style="font-family: times new roman,times;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-7712259004348655054?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/7712259004348655054/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/blaq-poet-tha-blaqprint.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/7712259004348655054'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/7712259004348655054'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/blaq-poet-tha-blaqprint.html' title='Blaq Poet-Tha Blaqprint'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-3541811106861042924</id><published>2010-01-19T19:46:00.000Z</published><updated>2010-01-19T19:46:18.771Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='U-God'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><title type='text'>U-God-Dopium</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://cypressnbond.files.wordpress.com/2009/06/u-god_dopium.jpg?w=400&amp;amp;h=400" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://cypressnbond.files.wordpress.com/2009/06/u-god_dopium.jpg?w=400&amp;amp;h=400" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 23 Juin 2009&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Babygrande/ Frank Radio&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; Teddy Ted &amp;amp; J.Serbe, The Twilite Tone, 4th Pyramid, Large Professor, Hakim&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu’il s’agit d’évoquer les membres du mythique &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Wu-Tang Clan&lt;/span&gt;, les noms qui viennent tout de suite à la bouche sont ceux de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Method Man&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Raekwon&lt;/span&gt; ou encore &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ghostface Killah&lt;/span&gt;. Rares sont ceux qui pensent directement à &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;U-God&lt;/span&gt;. Doté d’une voix rauque pas des plus attrayantes et d’un flow peu singulier, Golden Arms est globalement considéré comme le vilain petit canard du crew de Staten Island. Il faut dire aussi que ses performances en solo n’ont pas été des plus convaincantes. Un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Golden Arms Redemption&lt;/span&gt; efficace mais sans génie et un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mr Xcitement&lt;/span&gt; catastrophique ont achevé de conforter sa réputation. C’est donc avec énormément de scepticisme que nous appréhendons la sortie de ce troisième album solo.&lt;br /&gt;Première surprise la liste des producteurs. Exit &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;RZA&lt;/span&gt; (souvenir de leur brouille de 2004?), &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mathematics&lt;/span&gt; et autres &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;DJ Homicide&lt;/span&gt;. Les peu connus  &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Teddy Ted &amp;amp; J. Serbe, The Twilite Tone, 4th Pyramid&lt;/span&gt; &amp;amp; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Hakim&lt;/span&gt; sont aux manettes, toutes choses qui laissent encore plus dubitatif quand au contenu de l’album. La guest list est heureusement plus rassurante avec quelques membres du Wu et affilés venus prêter main-forte (&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Method Man, Ghostface Killah, Raekwon, GZA, Cappadonna, Killah Priest&lt;/span&gt;)&lt;/span&gt; et d’autres collaborations moins attendues ( &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sheek Louch&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Slaine&lt;/span&gt;). Les doutes seront cependant levés à la première écoute. On n’a pas affaire à un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mr Xcitement&lt;/span&gt; bis, loin de là. Les premières pistes sont même on ne peut plus agréables. La combinaison U-God/Teddy Ted &amp;amp; J. Serbe fait des étincelles. Des instrumentaux parfaitement ciselés, de bonnes performances de Golden arms, le tout rehaussé par des featurings aboutis. De &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Train Tussle&lt;/span&gt; à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Stomp Da Roach&lt;/span&gt; on est sous le charme. Trois titres costauds qui suffisent à lever tous les a priori sur cet album. Ce trio magique reviendra plus tard pour le titre éponyme, un autre des moments forts de cet album.&lt;br /&gt;Malheureusement U-God n’a pas suffisamment exploité ce filon  et la suite de l’album s’en ressent. Les choses se gâtent dès &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lipton&lt;/span&gt; titre sans grand relief ou &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Hips&lt;/span&gt; pseudo-banger insipide. Heureusement &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Coke&lt;/span&gt; ( avec &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Slaine&lt;/span&gt; et Rae) et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Wu-Tang&lt;/span&gt; (avec un Meth retrouvé) gardent le cap, contrairement à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Magnum Force&lt;/span&gt; ou &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jim Jones&lt;/span&gt; fait une apparition poussive qui ruine un peu la teneur du morceau. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Large Professor&lt;/span&gt; s’invite bien à la prod le temps de recycler &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Classic Emergency&lt;/span&gt; devenu &lt;span style="font-style: italic;"&gt;New Classic&lt;/span&gt;, mais cela ne suffit pas à bonifier l’album, tout au contraire. Ce titre est à lui tout seul le symbole des choix artistiques douteux qui plombent la seconde moitié de l’album (le niveau des productions est faiblard comparé aux premiers titres). Pour ne rien arranger nous avons droit à trois remixes techno insupportables en fin d’album qui contribuent à ternir encore plus le tableau et laissent au final une impression globale de «&amp;nbsp;peux mieux faire&amp;nbsp;». Dommage.&lt;br /&gt;Au final &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dopium&lt;/span&gt; laisse une impression mitigée. Une meilleure orientation artistique aurait été souhaitable mais l’album en lui-même à tout de même de quoi séduire et s’avère être au delà de nos espérances. En dépit de son inégalité, il devrait suffire à relancer la carrière solo de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;U-God&lt;/span&gt;. Gageons seulement que pour son prochain opus il fasse de meilleurs choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;13/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-3541811106861042924?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/3541811106861042924/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/u-god-dopium.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/3541811106861042924'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/3541811106861042924'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/u-god-dopium.html' title='U-God-Dopium'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-2100726321412757121</id><published>2010-01-19T19:44:00.000Z</published><updated>2010-01-19T19:44:28.574Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='DMX'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><title type='text'>DMX-Flesh Of My Flesh Blood Of My Blood</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://i231.photobucket.com/albums/ee99/rouge3_photos/dmx-flesh.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://i231.photobucket.com/albums/ee99/rouge3_photos/dmx-flesh.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 22 Décembre 1998&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Ruff Ryders/ Def Jam&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; Swizz Beatz, PK, DJ Shok, Dame Grease, Irv Gotti&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que le sombre &lt;em&gt;It’s Dark And Hell Is Hot&lt;/em&gt;, premier album d’Earl Simmons a.k.a &lt;strong&gt;Dark Man X&lt;/strong&gt; squatte encore les ondes et les charts, l’annonce de la sortie d’un nouvel album ne manque pas de surprendre. Pourquoi tant de précipitation, surtout que le premier album est un énorme succès et ne semble pas avoir encore atteint tout son potentiel commercial? De plus n’est-ce pas une gageure de sortir deux albums en une seule année? Mystère! Mais qu’importe au fond, X surfe sur la vague du succès avec un premier album multi-platiné. Son retour prématuré dans les bacs ne peut être perçu que comme une bonne nouvelle pour sa fan base qui ne cesse de s’agrandir.&lt;br /&gt;Du côté de la critique, l’heure est plutôt au scepticisme. Des réserves (légitimes au demeurant) concernant la qualité du disque sont émises. Aura t’on droit à des fonds de tiroir? Où alors à un disque enregistré à la va-vite juste pour profiter du buzz du MC du Yonkers? Qu’importe! L’intérêt pour &lt;em&gt;Flesh Of My Flesh, Blood Of My Blood&lt;/em&gt; ne cesse de grandir.&lt;br /&gt;Le CD arrive enfin et sa seule pochette suffit à susciter la polémique. DMX y pose en effet recouvert de sang de porc, ce qui ne manque pas de choquer certains esprits mais aussi d’annoncer la couleur sombre de l’album.&lt;br /&gt;Premier constat à la lecture des crédits, Swizz Beatz qui avait déjà éclaboussé l’opus précédent de son talent se taille la part du lion en assurant la majeure partie des productions. De bon augure surtout que PK et Dame Grease sont aux manettes pour les titres restants. L’écoute vient balayer tout doute quant au contenu de l’album. X n’a pas succombé aux sirènes commerciales en vogue à l’époque. L’homme et sa musique demeurent tout autant abrasifs. Textes hardcores, musiques sombres et invités utilisés à contre-emploi (Mary J. Blige sur un &lt;em&gt;Coming From&lt;/em&gt; qui n’a absolument rien de mielleux) sont les recettes de cet album qui démarre en fanfare avec un bref &lt;em&gt;My Niggas&lt;/em&gt; en intro.  Suivent ensuite un impressionnant &lt;em&gt;Bring Your Whole&lt;/em&gt; transpirant la rage et  &lt;em&gt;Ain’t No Way&lt;/em&gt;, première combinaison réussie avec Swizz Beatz.  Les premiers invités (non-crédités d’ailleurs) &lt;strong&gt;Jadakiss&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Styles P&lt;/strong&gt; de &lt;strong&gt;The L.O.X&lt;/strong&gt; ne débarquent qu’a la cinquième piste et tiennent leur rang sur une prod surprenante d’&lt;strong&gt;Irv Gotti&lt;/strong&gt;. La surprise vient de la présence du métalleux &lt;strong&gt;Marilyn Manson&lt;/strong&gt; qui vient donner une touche encore plus sombre et limite glauque à &lt;em&gt;The Omen&lt;/em&gt;, suite du&lt;em&gt; Damien &lt;/em&gt;du premier album. &lt;em&gt;Slippin’&lt;/em&gt; single unique  de ce projet est magistralement mené par un DJ Shok qui sample pour l’occasion le &lt;em&gt;Moonstream&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;Grover Washington Jr&lt;/strong&gt; et constitue un des hauts faits du disque. X crache ses lyrics avec fougue sur ce titre et communique sa rage à l’auditeur. A compter de la piste 11, l’album prend une nouvelle dimension (exception faite de l’excellent &lt;em&gt;Dogs For Life&lt;/em&gt; signé par le trop effacé &lt;strong&gt;Dame Grease&lt;/strong&gt;) avec les productions de Swizz Beatz. Les éclairs précédemment entrevus de la fructueuse association entre les deux hommes se confirment. L’alchimie entre X et Swizz est quasi-parfaite, l’un sublimant le travail de l’autre et ce quel que soit le registre. Du sample oriental de &lt;em&gt;No Love For Me&lt;/em&gt; au brillant &lt;em&gt;Ready To Meet Him&lt;/em&gt; (indubitablement la meilleure de toutes les prières finales qui innervent la discographie du Pitbull du Yonkers) en passant par le plus surprenant &lt;em&gt;Blackout&lt;/em&gt; qui invite Hova et &lt;strong&gt;The L.O.X.&lt;/strong&gt;, le duo conserve toute son efficacité.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Flesh Of My Flesh, Blood Of My Blood &lt;/em&gt;est donc, vous l’auriez compris, la  suite logique de &lt;em&gt;It’s Dark And Hell Is Hot &lt;/em&gt;. Moins grand public (on aime ou on déteste la direction musicale de cet opus), productions plus sombres (plus expérimentales et moins accessibles aussi), lyrics dans la continuité de l’album précédent, plus grande homogénéité, ce disque est une réussite et a convaincu sans peine les fans de DMX (670.000 exemplaires écoulés dès la première semaine d’exploitation). Le succès sera d’ailleurs au rendez-vous et installera un peu plus X dans la légende en lui permettant de devenir le second rappeur avec 2pac a avoir été deux fois numéro 1 du billboard avec deux albums sortis la même année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;17/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-2100726321412757121?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/2100726321412757121/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/dmx-flesh-of-my-flesh-blood-of-my-blood.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/2100726321412757121'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/2100726321412757121'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/dmx-flesh-of-my-flesh-blood-of-my-blood.html' title='DMX-Flesh Of My Flesh Blood Of My Blood'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-6301058482859152266</id><published>2010-01-19T19:42:00.000Z</published><updated>2010-01-19T19:42:25.543Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Eminem'/><title type='text'>Eminem-Relapse</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.eparsa.fr/musique/images2/new/eminem-relapse.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://www.eparsa.fr/musique/images2/new/eminem-relapse.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 15 Mai 2009&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Shady/ Aftermath/ Interscope&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; Dr. Dre, Eminem, Dawaun Parker, Mark Batson, Trevor Lawrence Jr., Doc Ish&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Zoom sur la Clinique Aftermath un jour sans éclat de 2008 où le bon docteur Dre est perdu dans ses pensées. Il faut dire qu’il croule, tout autant sous le poids du travail que de ses doutes. Trop occupé à peaufiner la réalisation de sa prochaine expérience, baptisée &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Detox&lt;/span&gt;, le docteur néglige ses patients qui, fatigués de faire les 100 pas dans la salle d’attente de son cabinet, finissent par s’adresser à d’autres médecins, moins doués peut-être, mais plus à même de les soulager rapidement de leur mal. Ce qui ne semble pas toucher notre praticien, toujours perfectionniste et privilégiant la pertinence du diagnostic et l’efficacité du traitement. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dr Dre&lt;/span&gt; en était donc à s’acharner sur son expérience ce jour-là quand le téléphone sonne. Au bout du fil sa secrétaire lui annonçant la visite d’un vieil ami, un patient qu’il aurait sauvé il y a une dizaine d’années. Intriguant. Le docteur consent tout de même à le recevoir et voici que débarque dans son cabinet un petit brun visiblement tourmenté.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;-Bonjour Andre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;-Salut Marshall. La forme?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;-Pas vraiment je touche le fond là, j’ai fini par rechuter&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;-Explique toujours&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Les choses ne se sont pas améliorées depuis la dernière fois qu’on s’est vu. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;-Je m’en rappelle, le projet Encore…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;-Exactement. J’aurais finalement du te laisser t’y impliquer davantage. Les gens n’ont pas trop accroché et ça m’a plutôt affecté. Je n’en dormais plus, un autre doc m’a donc prescrit des somnifères. Le truc c’est que je suis devenu accro et ça a joué sur le boulot et la santé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;-J’ai appris…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;-J’ai du annuler ma tournée en Europe en 2005 et j’ai sérieusement pensé tout arrêter.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;-J’en sais quelque chose puisque j’ai plus ou moins suivi ton Best Of. On s’était parlé et tu m’avais confié vouloir réfléchir à ton avenir. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;-Oui mais les choses ont mal tourné avec mon remariage et la mort de Proof. J’ai mis du temps à me remettre de ce décès. J’ai consommé des quantités de pilules que tu peux pas imaginer. Je suis total accro à ces médocs depuis. Ma femme s’est barrée au bout de trois mois à cause de mon état et je n’ai plus rien fait de bon. J’ai produit Obie mais on a fait chou blanc. A part ma tape de 2006 et une collaboration avec Akon rien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;-Je sais tout ça. Mais qu’est ce qui t’emmène? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;-Il faut que je rebondisse. Que je sorte de cette spirale et toi seul peut m’aider. Tu as bien réussi il y a dix ans à me sauver, si tu n’interviens pas c’est la fin pour moi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le docteur resta un moment songeur et répliqua&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;-Tu es conscient qu’il faudra que j’arrête mon expérience pour me concentrer sur ton traitement&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;-Je sais&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;-Et Curtis aussi m’a aussi sollicité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;-Je sais aussi. Tu n’as qu’a t’occuper de nous deux en même temps. Plus personne ne croit en moi en dehors de toi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;-Ok . Reviens me voir demain et on va s’y mettre. Mais vu l’urgence de la situation il serait mieux que je m’occupe aussi de la fabrication des médicaments de ton traitement. Tu n’y vois pas d’inconvénient j’espère&lt;br /&gt;-En aucun cas, fait comme tu le sens&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le docteur se met automatiquement au travail avec l’aide de ses assistants ( &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mark Batson&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Trevor Lawrence&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dawaun Parker&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Doc Ish&lt;/span&gt;) et de son patient. La rumeur du retour de ce dernier court déjà, tant dans le microcosme que dans l’actualité people. La dénomination du futur traitement est même évoquée (On parle alors de &lt;em&gt;The Empack&lt;/em&gt;, puis de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;King Mathers&lt;/span&gt;) sans pour autant qu’on en sache plus. L’équipe médicale demeure cependant imperturbable et se contente de travailler enfermée dans son laboratoire sans rien laisser filtrer. Seul le porte-parole officiel &lt;strong&gt;Bishop Lamont&lt;/strong&gt; se charge de communiquer de temps en temps sur l’état d’avancement du projet. Les meilleurs stratégies ont cependant leurs aléas. Une sombre petite main sans doute affiliée à l’officine parvient à dérober une plaquette du futur traitement de choc de l’ami Marshall et de la communiquer à tous. Ce contretemps va cependant s’avérer salutaire pour le laboratoire. La trop longue absence d’&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Eminem&lt;/span&gt; a contribué à rendre le public particulièrement impatient et cette fuite malencontreuse n’aura pour effet que de donner un formidable coup de fouet à son buzz. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Crack A Bottle&lt;/span&gt; (en combinaison avec &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dr Dre&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;50 Cent&lt;/span&gt;) met le public dans un état second et se retrouve en tête des charts et des ventes pour un bon moment. Sans compter que les radios qui s’en donnent à cœur joie et relaient ce morceau dont on ne connaissait alors même pas le propriétaire, trop heureuses d’avoir un nouveau titre d’un des artistes les plus marquants de la décennie à diffuser. Voici Em remis sur les rails et prêt pour sa nouvelle offensive. Mais pas la peine de se précipiter. Le bon docteur et son équipe de scientifiques bousculent leurs habitudes en travaillant plus vite mais veillent à conserver le savant dosage qui seul peut faire la différence et sauver leur patient.&lt;br /&gt;La fabrication est finalement bouclée et la fine équipe fête ceci comme il se doit avec une pilule hilarante inspirée de celles dont le blondinet nous avait par le passé gratifié (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;My Name Is&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Real Slim Shady&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Without Me&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ass Like That&lt;/span&gt;): &lt;span style="font-style: italic;"&gt;We Made You&lt;/span&gt;. Comme toujours les peoples en prennent pour leur grade dans un clip détonnant. Un titre plutôt jouissif ou Em part dans ses délires clownesques (chaque couplet est introduit par un pet) et rassure sur son état de forme microphonique. Il n’a apparemment rien perdu de sa verve et la suite va nous le confirmer avec &lt;span style="font-style: italic;"&gt;3 A.M.&lt;/span&gt;, titre surprenant qui nous emmène aux frontières du cauchemar mais qui n’en demeure pas moins savamment orchestré, tant dans la production que dans la performance (on notera au passage le grand retour de Slim Shady, personnage phare qui avait été écarté d’&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Encore&lt;/span&gt;). Le remède, baptisé &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Relapse&lt;/span&gt;, s’annonce alors détonnant, plongeant des milliers d’auditeurs dans un état de manque alors même que le traitement n’est toujours pas disponible.&lt;br /&gt;Les pharmacies (tiens on n’en avait oublié que c’était des disquaires) commercialisent enfin la nouvelle prescription du laboratoire Aftermath. On aurait pu marquer sur le package «&amp;nbsp;A consommer sans modération&amp;nbsp;» tant l’ensemble s’avère séduisant. Très peu d’invités et comme prévu le bon docteur est de la partie pour tous les titres, depuis le temps qu’on espérait cela. On se sent presque fiévreux au moment de s’administrer cette dose de médicaments.&lt;br /&gt;L’intro digérée tout commence avec le glauque &lt;span style="font-style: italic;"&gt;3 A.M.&lt;/span&gt; . On reste cependant dubitatif vu que ce titre nous est déjà connu et que nombre d’albums de ces dernières années ont démarré en fanfare pour s’effondrer juste après. Par contre dès le titre suivant &lt;span style="font-style: italic;"&gt;My Mom&lt;/span&gt; (Titre où il se moque de nouveau de sa mère et qui n’est pas sans rappeler &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Kill You&lt;/span&gt;) on comprend que le grand &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Eminem&lt;/span&gt; est de retour. Textes introspectifs, parfois caustiques, humour grinçant, flow toujours affuté, punchlines et allitérations toujours au rendez-vous, sans oublier les personnages de l’univers Shadyesque (Steve Berman, Paul…). Du &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Eminem&lt;/span&gt; comme on l’aime et comme on désespérait de retrouver après sa trop longue traversée du désert. Le rappeur de Détroit frappe fort sur &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Insane&lt;/span&gt; et son histoire de sévices d’un beau-père homo et pédophile sur un petit garçon, le tout servi par une performance de haute volée et une orchestration des plus abouties. la bonne impression primaire se perpétue au long des titres suivants qui démontrent toute l’efficacité du tandem &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Eminem/Dr Dre&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;On reprend un peu notre souffle sur l’interlude, le temps pour Em de violer une auto-stoppeuse et c’est reparti avec un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Same Song &amp;amp; Dance&lt;/span&gt;, nouveau délire psychopathe un rien glauque et qui contraste étonnamment avec le rigolard &lt;span style="font-style: italic;"&gt;We Made You&lt;/span&gt; qui lui succède. Les haters en prennent également pour leur grade sur &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Medecine Ball&lt;/span&gt; avant que &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Paul&lt;/span&gt; Rosenberg ne s’invite (comme d’habitude!) le temps d’un skit.&lt;br /&gt;Marshall Mathers en remet une couche juste après en parlant de notre monde sur &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Stay Wide Awake&lt;/span&gt;, véritable démonstration flowistique et en s’éclatant sur les pistes suivantes. On en vient alors à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Déjà Vu&lt;/span&gt;, titre sombre et autobiographique où il revient sur son addiction aux drogues et à cette période sombre de sa vie. Incontestablement un des hauts faits du disque. On a à peine le temps de s’en remettre qu’il est relayé par le sublime &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Beautiful&lt;/span&gt;, morceau sombre et mélancolique qui est sans doute un de ses tout-meilleurs titres. On est pris de tant d’émotion qu’on ne remarque même pas que le bien terne &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Crack A Bottle&lt;/span&gt; (au vu de la qualité de ce qui précède) tourne déjà. On passe donc sur ce son pas franchement attrayant ou 50 Cent se fend d’une prestation plus que poussive. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Steve Berman&lt;/span&gt; qu’on croyait mort revient discuter avec Em avant que le symphonique &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Underground/Ken kaniff &lt;/span&gt;ne vienne conclure en beauté l’album.&lt;br /&gt;Vous l’aurez donc compris &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Relapse&lt;/span&gt; est un excellent album sans être un classique, un des meilleurs de ses dernières années. On pourrait épiloguer sur la durée de vie de ce disque que d’aucun jugent limitée mais qu’importe. Avant de nous projeté dans le futur nous ne nous lasserons pas de nous repasser ce projet en boucle. Plus mur et moins potache que ses précédents opus, il réussi le tour de force d’apporter une plus-value à la carrière d’Eminem qui signe là un retour fracassant. On attend déjà impatiemment la suite &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Relapse 2&lt;/span&gt; annoncé pour la fin de l’année et qu’on espère tout aussi bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;16/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-6301058482859152266?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/6301058482859152266/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/eminem-relapse.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/6301058482859152266'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/6301058482859152266'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/eminem-relapse.html' title='Eminem-Relapse'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-6524045436924062399</id><published>2010-01-19T19:39:00.000Z</published><updated>2010-01-19T19:39:36.721Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mos Def'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><title type='text'>Mos Def-The Ecstatic</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://streetpoetry.files.wordpress.com/2009/07/mosdeftheecstatic.png?w=320&amp;amp;h=320" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://streetpoetry.files.wordpress.com/2009/07/mosdeftheecstatic.png?w=320&amp;amp;h=320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 9 Juin 2009&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Downtown&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; J Dilla, Mr. Flash, Madlib, Mos Def , The Neptunes, Oh No, Preservation&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Absent des bacs depuis bientôt trois ans, le retour du rappeur/acteur était plus qu’attendu. Dante Smith nous avait clairement laissé sur notre faim (c’est un euphémisme) avec son précédent album au contenu aussi déplorable que son package. Un projet a vite oublier et qui a malheureusement contribué à ternir encore plus l’image de marque de ce rappeur de talent. Les réserves étaient donc nombreuses à l’annonce de la sortie de ce projet qui, comme par hasard, coïncide avec le dixième anniversaire de celle du génial &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Black On Both Sides&lt;/span&gt;. Mos Def n’a en effet jamais réussi à retrouver la formule gagnante de son premier opus. Sans doute parce qu’il a voulu innover en s’aventurant dans d’autres directions. Ce qui est tout à son honneur mais ces expériences sont très loin d’être fructueuses. Il nous a ainsi gratifié de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The New Danger&lt;/span&gt;, essai de crossover Rap/Rock sans grand éclat, puis de l’insipide &lt;span style="font-style: italic;"&gt;True Magic&lt;/span&gt; qui n’avait de vrai que la première partie de son intitulé. Mais qu’importe les réticences. On espère toujours retrouver l’excellent MC de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Black On Both Sides&lt;/span&gt; et, avouons le, nous sommes assez curieux de savoir quelle nouvelle surprise nous réserve notre éclectique Mr Smith.&lt;br /&gt;Première bonne nouvelle, le retour des frères &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Madlib&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Oh No&lt;/span&gt; à la production est annoncé. On se dit tout de go avoir droit à un retour aux sources et de facto à une nouvelle tuerie, d’autant plus que des rumeurs faisant état de la présence de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Kanye West&lt;/span&gt; ainsi que d’un leg de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;J Dilla&lt;/span&gt; achèvent de lever nos inquiétudes. La suite sera cependant moins rassurante. Le temps d’apprendre que le producteur Français &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mr Flash&lt;/span&gt; sera de nouveau de la partie que déjà le premier extrait &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Life In Marvelous Times &lt;/span&gt;(produit par &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mr Flash&lt;/span&gt;) débarque. Passée l’euphorie propre à l’écoute d’un nouveau titre tant attendu, le résultat s’avère peu concluant. L’instru n’est qu’un succédané d’un autre sur lequel avait précédemment posé &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;TTC&lt;/span&gt;. Incroyable! De plus &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mos Def&lt;/span&gt; ne gâte pas vraiment sa prestation. Une performance peu inspirée sur un instrumental terne, insipide et à la longue irritant. L’autre single &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Quiet Dog Bite Hard&lt;/span&gt; (produit par &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Preservation&lt;/span&gt;) est plus convaincant…si on oublie que ce titre était déjà connu (les plus perspicaces se souviennent qu’il avait déjà été interprété sur scène lors du concert de Mos Def à Paris en 2007). Heureusement que le très bon &lt;em&gt;Casa Bey&lt;/em&gt; relève le niveau et laisse tout de même espérer une impression globalement positive, d’autant plus que la pochette, résolument arty achève notre patience.&lt;br /&gt;L’album démarre plutôt bien avec un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Supermagic&lt;/span&gt; (clin d’œil à l’album précédent?) plutôt bien tourné. Un instrumental Rock usiné par &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Oh No&lt;/span&gt; et une performance de haut vol sont au programme. On se prend à rêver d’une résurrection du &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mos Def&lt;/span&gt; qu’on a connu il y a dix ans. Malheureusement ce début en fanfare n’est qu’un trompe-l’œil. Il faut attendre la fin de l’album pour voir Mr Smith se réveiller un tantinet sur &lt;span style="font-style: italic;"&gt;History&lt;/span&gt; posé en combinaison avec &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Talib Kweli&lt;/span&gt; sur une production de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;J Dilla&lt;/span&gt; et sur le déjà cité &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Casa Bey&lt;/span&gt;. Pour le reste c’est globalement décevant.&lt;br /&gt;Le gros point négatif de l’album vient des instrumentaux. Ils sont soit sans imagination (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Twilight Speedball&lt;/span&gt;), soit pas vraiment adaptés au rappeur, et ce en dépit de sa bonne volonté. Mais le pire vient des contributions des deux frères qui firent les beaux jours de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Stones Throw&lt;/span&gt;. La plupart de leurs instrumentaux sont déjà connus de tous ceux qui suivent un minimum leur actualité. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mos Def&lt;/span&gt; hérite donc de ces sons qu’on a déjà pu entendre sur des projets tels &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Madvillainy 2&lt;/span&gt;,&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Beat Konducta In India&lt;/span&gt; ou encore &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Oh No Experiment&lt;/span&gt;. On frise le foutage de gueule là! On demande un vrai album, pas une compilation de titres bootlegs! Sans compter qu’il a essayé de nous surprendre en conviant &lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Georgia Ann Muldrow&lt;/span&gt; sur le titre Roses. Seul souci, l’instrumental est plus de l’acabit de ce à quoi nous on habitué Jackson et Georgia. Donc qu’il n’a été créé que pour n’être qu’une piste instrumentale sans voix. &lt;/span&gt;Mos réussi le tour de force de s’y adapter comme il peut mais on reste tout de même sur notre faim&lt;br /&gt;Les performances microphoniques du MC de &lt;strong&gt;Black Star&lt;/strong&gt; ne sont pas non plus exempts de tout reproche. Pour ceux qui n’attendait que du rap, il faudra qu’ils s’accommodent des chants de Mos, comme par exemple sur le sirupeux&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Workers Comp&lt;/span&gt;. Mais ce qui frappe le plus c’est le manque d’enthousiasme et de pêche dans son flow (la faute aux instrus?). Aux oubliettes le lyriciste fougueux du passé, il faut se contenter d’un Mos Def moins en verve mais qui a tout de même le mérite d’avoir essayé de s’adapter au maximum aux supports qui lui ont été proposés (même s’il est manifeste qu’ils ne lui correspondent pas). Ce qui n’est pas le cas des rares invités (&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Slick Rick&lt;/span&gt; toujours au top, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Talib Kweli&lt;/span&gt; et la déjà citée &lt;span style="font-style: normal;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Georgia Ann Muldrow&lt;/span&gt;) qui s’en sortent beaucoup mieux que lui.&lt;br /&gt;N’allez cependant pas croire que l’album est aussi insipide que son prédécesseur. Bien que sans grand éclat, il se laisse écouter mais ne redorera pas le blason déjà bien terni de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mos Def&lt;/span&gt;. Dommage. Un album complètement plombé par une direction musicale douteuse et par un choix d’instrus désastreux. Les oreilles moins averties, ou plus conciliantes, pourraient cependant être charmées par l’éclectisme de l’ensemble. Gageons que le prochain Black Star sera de meilleure facture.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;13/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-6524045436924062399?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/6524045436924062399/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/mos-def-ecstatic.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/6524045436924062399'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/6524045436924062399'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/mos-def-ecstatic.html' title='Mos Def-The Ecstatic'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-3754156769602312522</id><published>2010-01-19T19:37:00.000Z</published><updated>2010-01-19T19:37:53.324Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='50 Cent'/><title type='text'>50 Cent-The War Angel LP</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://nsa07.casimages.com/img/2009/06/27/0906270125525995.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://nsa07.casimages.com/img/2009/06/27/0906270125525995.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Il est lieu commun d’affirmer que le retour de Mr Curtis était attendu. Échaudé par l’échec du deuxième album de son groupe (le peu inspiré &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Terminate On Sight&lt;/span&gt;), l’ami 50 n’a pas été très communicatif sur les raisons de ce contre-temps, préférant laisser son fidèle général &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Tony Yayo&lt;/span&gt; le défendre (l’affaire Shanika Thompkins y a peut-être été pour quelque chose) . Toutes choses qui laissaient à penser que l’empire &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;G-Unit&lt;/span&gt;, tout-puissant il y a encore cinq ans , est définitivement sur le déclin. Qu’importe, 50 Cent entend rebondir avec un nouvel album qui marquera aussi la fin de son contrat chez Interscope et du supposé dictat de Jimmy Iiovine (patron de label). &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Before I Self Destruct&lt;/span&gt; initialement prévu pour fin 2008 a été maintes fois repoussé depuis. La raison principale étant la difficulté pour l’entertainer de Southside Jamaica Queens de se faire du buzz. En dépit de productions estampillées &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Dr Dre&lt;/span&gt;, les singles &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Get Up&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Get It In&lt;/span&gt; ne déchaînent pas vraiment les passions. Au point que l’ami Curtis aurait décidé de retourner en studio essayer de rectifier le tir pour cet album qui marquera soit le début d’une nouvelle ère, soit la fin pour lui (à la plus grande joie de ses haters).&lt;br /&gt;Alors donc que &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Before I Self Destruct&lt;/span&gt; tarde à pointer le bout de son nez dans les bacs, 50 décide de nous faire patienter en sortant cette mixtape gratuite sur son site officiel. Histoire de gommer tous les doutes, le sous-titre (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Prepare For Total Destruction&lt;/span&gt;) nous indique clairement que ce &lt;span style="font-style: italic;"&gt;War Angel LP&lt;/span&gt; est lancé en éclaireur avant le tant attendu quatrième album de 50 Cent. Pour faire monter le buzz, il est même indiqué que le bon docteur a produit un titre dessus (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;OK, You’re Right&lt;/span&gt; qui est loin d’être la meilleure prod de Dre).  On reste cependant dubitatif quand au contenu de cette e-tape.&lt;br /&gt;Au programme une douzaine de titres dont une outro, une liste de producteurs non communiquée et moins de 40 minutes de musique (en même temps on ne s’attendait pas à ce qu’il se foule sur ce plan-là). Première mauvaise nouvelle dès la première écoute, 50 a légèrement changé sa façon de poser. La voix est plus forcée et donne un sentiment de manque de fluidité. De plus les productions ne sont pas ce qu’il y a de plus imaginatif, ce qui est loin d’être rassurant. Voilà pour la forme.&lt;br /&gt;Pour ce qui est du fond, Mr Curtis reste dans la lignée de ce dont il nous gratifie depuis 2005. Des lyrics limites racoleurs innervés d’une arrogance qui devient rapidement énervante. Sans compter que les rimes sont trop souvent monosyllabiques et pas des plus recherchées. Des titres comme &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Redrum&lt;/span&gt; ou &lt;span style="font-style: italic;"&gt;C.R.E.A.M. 2009&lt;/span&gt; où il vilipende ses détracteurs, laissent de marbre et illustrent parfaitement le manque d’inspiration de Curtis. Même les refrains qui furent pendant longtemps le point fort de 50 manquent de pêche, à l’image du single &lt;span style="font-style: italic;"&gt;OK You’re Right&lt;/span&gt; et son refrain simpliste. Le tout laisse une impression plus que mitigée, voire carrément désagréable. De cet ensemble sans grand éclat on retiendra surtout des titres comme &lt;span style="font-style: italic;"&gt;London Girl&lt;/span&gt; ou &lt;span style="font-style: italic;"&gt;I Gotta Win&lt;/span&gt;. Passons la pseudo-collaboration avec &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Robin Thicke&lt;/span&gt; sur &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cocaine &lt;/span&gt;(en fait un remix retravaillé par on ne sait qui, à l’image des duos virtuels avec &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;2Pac&lt;/span&gt; qui pullulent sur la toile et les mixtapes) et on a fait le tour.&lt;br /&gt;Au final, l’opération reconquête est loin d’être une réussite. Ce projet a de fortes chances de demeurer anecdotique et ne parviendra pas à lui permettre de reconquérir son buzz des années passées. Il aura surtout réussi à semer le doute au sujet de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Before I Self Destruct&lt;/span&gt; qui du coup est attendu avec encore plus de réserves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;12/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-3754156769602312522?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/3754156769602312522/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/50-cent-war-angel-lp.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/3754156769602312522'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/3754156769602312522'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/50-cent-war-angel-lp.html' title='50 Cent-The War Angel LP'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-6689415480731630403</id><published>2010-01-19T19:35:00.000Z</published><updated>2010-01-19T19:35:19.776Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Q-Tip'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><title type='text'>Q-Tip-The Renaissance</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SlDkR8xRXaI/AAAAAAAAAAc/JUQMrrjckuk/s1600/1046860.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SlDkR8xRXaI/AAAAAAAAAAc/JUQMrrjckuk/s320/1046860.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 4 Novembre 2008&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Universal Motown&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; Q-Tip, J Dilla, Mark Ronson&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il en a fallu du temps pour que le trop effacé Kamaal Fareed fasse son grand retour en solo. Figure de proue du hip-hop 80’s et 90’s au sein de son groupe &lt;strong&gt;A Tribe Called Quest&lt;/strong&gt; et de la &lt;strong&gt;Native Tongue&lt;/strong&gt;, l’homme au flow élastique n’a pas été épargné par les vicissitudes dans sa carrière solo.  Un premier projet &lt;em&gt;Kamaal The Abstract&lt;/em&gt; finalement sorti en bootleg, un album officiel et un autre projet &lt;em&gt;Open&lt;/em&gt; qui ne sera jamais commercialisé au grand dam de ses fans. Peu productif peut-être, mais une carrière énorme. Q est de ces gens qui privilégie la qualité à la quantité. Alors que ses pairs inondent le marché de projets souvent passables et de street cds parfois médiocres, lui opte pour une approche plus discrète et plus aboutie en sortant peu de disques mais d’excellente facture. On a tous en mémoire le brillant &lt;em&gt;Amplified&lt;/em&gt; sorti en 1999 et qui a en définitive bien vieilli.&lt;br /&gt;La qualité de l’opus précédent et le naturel perfectionniste de Q-Tip ne laissait augurer que de grands espoirs à l’annonce de la confection de ce projet. Le scepticisme était tout de même de rigueur au vu du nouveau virage pris par le hip-hop. Entre de nombreuses productions sans imagination et des textes de plus en plus pauvres, le retour d’une des icônes de la Old School serait-il à la hauteur de sa réputation? Ce jeune public gavé aux ritournelles commerciales, au matérialisme et aux productions formatées pourra t’il s’ouvrir au génie de l’ex-&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ATCQ&lt;/span&gt;? La crainte de voir ce futur album mésestimé est tout aussi grande que celle de voir Q-Tip succomber, comme tant d’autres, aux sirènes commerciales. Surtout que les &lt;strong&gt;Neptunes&lt;/strong&gt; (en nette perte de vitesse il faut l’avouer) sont convoqués à la réalisation de l’opus et que la présence du défunt &lt;strong&gt;J Dilla&lt;/strong&gt; n’est pas confirmée. C’est donc avec réserve que ce nouvel album fut attendu. Heureusement les apparitions de Fareed sur &lt;em&gt;The Big Bang&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;Busta Rhymes&lt;/strong&gt; ont eu le mérite de rassurer quand aux capacités flowistiques de Q.&lt;br /&gt;Passons outre les singles sortis de ci-delà qui ont tourné sur la toile. L’évènement est plutôt l’annonce du retrait des instrus concoctés par les &lt;strong&gt;Neptunes&lt;/strong&gt; et  la présence effective de &lt;strong&gt;JD&lt;/strong&gt;. Tout ce qu’il y a de plus rassurant. Comme un symbole la sortie de cet album à l’intitulé un rien chambreur, &lt;em&gt;The Renaissance&lt;/em&gt; coïncide avec l’élection de &lt;strong&gt;Barack Obama&lt;/strong&gt; à la tête des USA. Heureux présage? La suite ne manquera pas de le confirmer.&lt;br /&gt;Ce qui frappe avant toute écoute préliminaire est la pochette inspirée d’un célèbre tableau du peintre surréaliste Belge &lt;strong&gt;René Magritte&lt;/strong&gt;. La MPC vient remplacer la pomme et donne un bel effet aussi symbolique que le dégradé de couleur sur la droite qui divise le corps du personnage en deux parties. Une espèce de mariage entre l’ombre et la lumière, le classique et le moderne, le passé et le présent. Une pochette aussi évocatrice ne fait qu’affuter notre curiosité. Une lecture rapide des crédits permet de constater que Q a décidé de prendre le taureau par les cornes en produisant lui-même la totalité du disque, exception faite d’une production léguée par le défunt &lt;strong&gt;J Dilla&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;L’écoute ne manque pas de rassurer. Q a livré un projet à son image. Pas de Dirty South abrutissant, pas de formules commerciales éculées, aucune stagnation au niveau lyrical. Et que dire du flow de Fareed, toujours aussi élastique et alerte comme à cette grande époque que peu d’auditeurs actuels n’ont pas connus. Une claque comme pour rappeler à tous pourquoi il était considérer comme un des tous meilleurs MC’s.&lt;br /&gt;Il n’y a pratiquement rien à jeter sur ce disque qui se place qualitativement comme l’un, sinon LE meilleur de ces dernières années. Et pourtant la carte de la prise de risque a été jouée par Kamaal. La bonne vieille formule si chère aux pseudo-puristes (beat, sample et rimes) n’est utilisée que pour un seul titre: &lt;em&gt;Won’t Trade&lt;/em&gt;. Pour le reste, Q fait appel à des musiciens chevronnés chargés de ressusciter les samples qu’il a si judicieusement choisi. De plus The Abstract surprend tout le monde en poussant la chansonnette dès le premier titre de l’album &lt;em&gt;Johnny Is Dead&lt;/em&gt; . On se laisse ensuite facilement transporter par l’ambiance soul-jazzy variée qui nous rappelle que ce disque n’est pas estampillé &lt;strong&gt;Motown&lt;/strong&gt; pour rien. Les pépites se suivent et ne se ressemblent pas entre un magnifique &lt;em&gt;Gettin’ Up &lt;/em&gt;et un &lt;em&gt;Official&lt;/em&gt; qui n’est pas sans rappeler le premier opus solo de Q. On enchaine avec l’excellent &lt;em&gt;You&lt;/em&gt; au texte équivoque (parle t-il d’une femme, du hip-hop ou des deux à la fois?) et voici qu’arrive en grandes pompes le premier invité de l’album, un certain &lt;strong&gt;Raphael Saadiq&lt;/strong&gt; (rien que ça!). La collaboration entre les deux hommes est fructueuse et le résultat est plus que satisfaisant. Nos deux survivants de la grande époque se font plaisir en évoquant, en filigranne, la guerre en Irak tout au long de ce très bon &lt;em&gt;We Fight/Love . &lt;/em&gt;A peine le temps de s’en remettre et la trop méconnue Amanda Diva (du groupe &lt;strong&gt;Floetry&lt;/strong&gt;) vient sublimer un &lt;em&gt;Manwomanboggie&lt;/em&gt; à la musicalité enivrante.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Move&lt;/em&gt; , héritage du regretté &lt;strong&gt;JD&lt;/strong&gt; se charge d’ambiancer la piste de danse sur un sample du &lt;em&gt;Dancin’ Machine&lt;/em&gt; des &lt;strong&gt;Jackson 5&lt;/strong&gt;. On n’en revient cependant pas d’entendre juste après le titre caché éponyme dont personne ne soupçonnait l’existence. La surprise est heureusement agréable et on y trouve son compte. La fin de l’album est heureusement à la mesure des premiers titres. &lt;strong&gt;Norah Jones&lt;/strong&gt; vient prêter main-forte à Q qui se lance dans un name-dropping du meilleur effet (et oui &lt;strong&gt;The Game&lt;/strong&gt; tu as des progrès à faire dans ce domaine) sur un instru rappelant vaguement le &lt;em&gt;More Bounce&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;Roger Troutman&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;D’Angelo&lt;/strong&gt; sort quant à lui de sa tour d’ivoire et vient poser sa voix aux côtés de celle de Q-Tip sur les basses de &lt;strong&gt;Raphael Saadiq&lt;/strong&gt;. &lt;em&gt;Believe&lt;/em&gt; est une apologie du positivisme et colle parfaitement (comme une coïncidence) avec le discours électoral de &lt;strong&gt;Barack Obama&lt;/strong&gt;. Comment ignorer aussi le &lt;em&gt;Dance On Glass&lt;/em&gt; (écoutez attentivement les effets stylistiques et les rimes de Q ). Seul regret, le titre final &lt;em&gt;Shaka&lt;/em&gt; est amputé du discours introductif de &lt;strong&gt;Barack Obama&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;Que retenir en définitive, que du positif. Un album vraiment plaisant et qui porte très bien son titre. Q-Tip a aisément réussi là ou toutes les autres icônes du hip-hop ont échoué ces dernières années, pondre un nouveau classique. Lui qui rappait “Ils ne savent plus comment faire un classique” sur &lt;em&gt;You Can’t Hold The Torch&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;Busta Rhymes&lt;/strong&gt; vient de donner une leçon de hip-hop a tout le milieu. Prouvant que la réinvention du hip-hop a plus de chances de venir de la Soul et du Jazz que de l’électro et de la pop, et que les artifices tels que l’auto-tune sont parfaitement dispensables. &lt;em&gt;The Renaissance&lt;/em&gt; est ce que &lt;em&gt;808’s &amp;amp; Heartbreak&lt;/em&gt; n’a pas réussi à être: une véritable révolution.  Disons le tout net, &lt;em&gt;The Renaissance&lt;/em&gt; est bien parti pour devenir LE  classique de ces cinq dernières années, si ce n’est déjà le cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un seul mot: chapeau bas Mr Kamaal Fareed.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;18/20&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1040156312632806177-6689415480731630403?l=hiphopgoldenage.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/feeds/6689415480731630403/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/q-tip-renaissance.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/6689415480731630403'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1040156312632806177/posts/default/6689415480731630403'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://hiphopgoldenage.blogspot.com/2010/01/q-tip-renaissance.html' title='Q-Tip-The Renaissance'/><author><name>Last Real Nigga Alive</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12118453541639790025</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SyZKdxZizCI/AAAAAAAAACU/Apfe1byZwtQ/S220/nas12.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_QZviUqP3vxk/SlDkR8xRXaI/AAAAAAAAAAc/JUQMrrjckuk/s72-c/1046860.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1040156312632806177.post-1886032476353114998</id><published>2010-01-19T19:31:00.000Z</published><updated>2010-01-19T19:31:17.253Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chroniques US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rap US'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Kanye West'/><title type='text'>Kanye West-808's &amp; Heartbreak</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.anditisliz.com/lusciousliz/wp-content/uploads/2008/11/kanye_808s_cover.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://www.anditisliz.com/lusciousliz/wp-content/uploads/2008/11/kanye_808s_cover.jpg" width="320" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;strong&gt;Sortie:&lt;/strong&gt; 24 Novembre 2008&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Label:&lt;/strong&gt; Roc-A-Fella/ Island Def Jam&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Producteurs:&lt;/strong&gt; Kanye West, No I.D., Jeff Bhasker, Mr Hudson&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On avait quitté Kanye West en pleine forme. &lt;em&gt;Graduation&lt;/em&gt;, chapitre final de la trilogie de l’ourson avait connu un succès mondial en dépit des réserves émises sur certains choix artistiques. De plus la carrière de producteur du Louis Vuitton Don se portait (comme d’habitude dirait-on) à merveille. Voilà que se profile donc le quatrième projet de l’entertainer de Chicago. Les personnes ayant apprécié le précédent opus (j’en fais partie) en piaffaient d’impatience.&lt;br /&gt;Malheureusement la presse se fera l’écho des (mauvaises) nouvelles au sujet de cet album. D’abord on apprend que cet album sera très personnel et en rapport avec les drames de sa vie (Perte de sa mère, rupture avec sa meuf…). Pas de quoi faire baisser le buzz, tout au contraire, surtout qu’un nouveau duel marketing avec l’ami Curtis se profilait (Bon ça en fait on s’en bat les yeuks). Première raison de douter, l’annonce de l’usage de la vieillote TR-808 comme boîte à rythme de base pour la réalisation de l’album. Pas le temps de s’en remettre vu que la présentation en grande pompe du premier single, &lt;em&gt;Love Lockdown&lt;/em&gt;, sur la scène d’une cérémonie MTV achève de diviser ses fans en deux camps. On a en effet eu droit à un Kanye poussant la chansonnette sur un instru digne des standards de la pop, et le pire avec une voix auto-tuné (Je ne vais pas revenir sur ce procédé cher à &lt;strong&gt;T-Pain&lt;/strong&gt;). Les commentaires négatifs suscités par ce titre le convaincront d’en réaliser une nouvelle version. Malheureusement, l’auto-tune est toujours de la partie, toute chose qui rebute les kiffeurs allergiques à ce procédé. Le summum est atteint lorsqu’on apprend qu’il sera utilisé pour tout l’album (enregistré en deux semaines). L’idéal pour se braquer. Et pour ne rien arranger &lt;em&gt;Heartless , &lt;/em&gt; le deuxième single est loin d’être captivant, surtout quand on a encore dans les oreilles les trois premiers albums. Seul avantage, on sait déjà qu’il ne faut pas s’attendre à un album Hip-hop.&lt;br /&gt;L’écoute de l’album vient malheureusement corroborer nos soupçons. Ye vire carrément pop sur ce projet. Très peu de rap (venant seulement des invités), un &lt;em&gt;Pinocchio Story&lt;/em&gt; carrément inutile et un featuring de &lt;strong&gt;Lil&lt;/strong&gt;-je-suis-partout-avec-ma-sale-gueule Wayne. Tout ce qu’il y a de plus street.&lt;br /&gt;Passés ces a priori, on essaie tout de même de rentrer dans l’album en espérant qu’il sera aussi bien que le sublime &lt;em&gt;The Love Below&lt;/em&gt; d’&lt;strong&gt;Andre 3000&lt;/strong&gt;. Au final, il convient d’oublier un peu le projet du membre d’&lt;strong&gt;Outkast&lt;/strong&gt;. Le niveau ne suit pas. &lt;em&gt;Say You Will&lt;/em&gt; n’a vraiment rien d’exceptionnel au contraire de &lt;em&gt;Welcome To Heartbreak&lt;/em&gt; (en featuring avec &lt;strong&gt;Kid Cudi&lt;/strong&gt;) d’assez bonne facture. On se dit alors que l’album va monter en intensité mais non, déception. Zappons le déjà connu &lt;em&gt;Heartless&lt;/em&gt; pour atterrir sur &lt;em&gt;Amazing&lt;/em&gt;, titre terne presque sauvé(simplement parce qu’il nous a permit d’arrêter de nous faire chier) par la prestation de &lt;strong&gt;Young Jeezy&lt;/strong&gt;. &lt;em&gt;Paranoid&lt;/em&gt; (featuring Mr. Hudson) qui succède à &lt;em&gt;Love Lockdown&lt;/em&gt; relève cependant le niveau général. Après un &lt;em&gt;RoboCop&lt;/em&gt; sans éclat, l’écoute devient tout simplement pénible, à l’image du duel à l’auto-tune avec Weezy &lt;em&gt;See You In My Nightmares&lt;/em&gt; (Beau caca sonore) et d’un &lt;em&gt;Bad News&lt;/em&gt; tout simplement insupportable. On est même super content quand le disque se termine enfin (Il passe bien comme berceuse, ma petite cousine n’a pas tenu trois titres).&lt;br /&gt;Que retenir donc objectivement, après moult écoutes? Déjà un sentiment globalement négatif. On s’attendait à un album très introspectif et personnel, on a droit à x lieux communs ressassés dans tous les albums chantés. On nous avait promis la grosse claque au niveau des instrus, raté aussi, même si c’est pas mal produit (un tantinet trop vintage, mais au vu de la boîte à rhythme, fallait pas rêver). Ça ne restera pas intemporel en tout cas. Le carton rouge revient aux pe
